Entrez, vous êtes attendu !
Passionné de gastronomie dès mon plus jeune âge, j'arpente depuis plus de 35 ans en compagnie de Pascale, ma charmante et précieuse épouse, l'hexagone culinaire avec un but très simple : donner du plaisir et des souvenirs à nos papilles.
Dans les années 80, j'ai eu la chance que Bernard Robin m'accepte dans ses cuisines durant 5 jours. Cette "petite semaine" m'a vite fait comprendre que les journées de ce métier n'étaient pas celle du fonctionnaire que j'étais. Depuis cette enrichissante expérience, j'ai décidé d'être moins exigeant sur les petits défauts qu'on ne manque pas de trouver ça et là quand on s'érige en critique/censeur et non en amateur des plaisirs de la table.
En janvier 2002, je me suis trouvé "embarqué", mais de mon plein gré, par Jacky Dallais et deux de ses "alcoolitres", Philippe Alliet (figure emblématique du vignoble Chinonais) et René Mosse (vigneron réputé du Layon), dans un périple bourguignon d'anthologie. Valette, Joblot frères, Maréchal, Roulot, Coche-Dury, Comte Laffont, Comte Armand, François Jobard, Vincent Dancer, François Mikulski, Cossard, Duban ... et Dugat-Py (pas de dégustation chez ce producteur, mais seulement la visite de sa cave personnelle !) seront les vignerons inscrits au programme des dégustations. Ce périple restera inoubliable et gustativement mémorable, comme d'ailleurs la dégustation de plus de 30 Champagnes dans l'immense cave troglodyte du même Jacky Dallais en juillet 1995.
Le 23 avril 2008, j'ai eu également la chance de rencontrer Thibaud Leclerc et de déjeuner en sa compagnie au restaurant "La Grille" à Paris. A l'issue de notre entretien, il m'a proposé d'être testeur au Bottin Gourmand. J'ai pu ainsi contribuer à l'entrée et à la promotion de plusieurs restaurants mais aussi participer à la rédaction d'un certain nombre de commentaires les concernant. C'était le guide du Bottin Gourmand, version Thibaud Leclerc et de son équipe, celui de femmes et d'hommes chevronnés animés par une véritable passion gastronomique.
Hélas, cet ouvrage a été repris en 2010 par UniEditions. La présentation pitoyable de son millésime 2011 au salon d'Equip'Hôtel en novembre 2010, suivie en janvier 2011 d'une réunion ennuyeuse de ses testeurs dans un restaurant parisien "NAC"* qui ne figurait même pas dans le BG 2011, ont sonné le glas de toute possible collaboration avec cette nouvelle équipe dirigée de surcroit par le fameux monsieur "PQ", un rédacteur en chef dont la suffisance n'a d'égal que son incompétence culinaire. D'ailleurs pour comprendre mon propos critique et acide à l'encontre de ce guide et de ses collaborateurs, il suffisait de consulter leur nouveau site web (en février 2012 c'était toujours d'actualité). Celui-ci, pourtant monté avec de gros moyens financiers, a commencé par supprimer le Forum. Ensuite il a proposé des rubriques qui ont mijoté pendant plus de 9 mois, voir un an. Enfin, erreur suprême de communication, celle de l'affichage de la fréquentation instantanée de son "Cercle de gourmands" qui permettait ainsi de constater qu'il dépassait rarement la demi-douzaine (depuis, cette info a été supprimée, bizarre ...). Bref, ce site du nouveau Bottin Gourmand est un vide sidéral total. Enfin, autre moment fort de l'épopée de ce BG nouvelle formule, l'arlésienne du lancement de son édition 2012. D'abord prévue à grand renfort publicitaire le 18 octobre 2011, sa sortie a été reportée au 9 novembre 2011. Cet épisode épique m'a confirmé l'autosuffisance de sa nouvelle équipe. Vous ne serez donc pas étonnés que les seules critiques acerbes, voir fieleuses, qui figureront dans mon site seront celles tenues à propos de ce "Nouveau Bottin Gourmand" et de certains de ses collaborateurs, mais y'a pas de mal à se faire un peu de bien aux dépens de ceux qu'on n'aime pas !
Enfin, depuis le 1er février 2012 j'ai tiré, contraint et forcé, un grand trait sur un passé de plus de 42 ans à défendre le consommateur au travers de ce qui fut initialement la Direction du Commerce Intérieur et des Prix et qui, fin 1985, se transformera en la fameuse DGCCRF. Tout d'abord mise avant et défendue par JP Coffe, c'est dorénavant Périco Légasse qui a pris la suite, comme le prouve cette incisive vidéo http://www.youtube.com/watch?v=WPH81oLZ-Fg
Mais fin 2008, la fameuse RGPP a saboté cette administration en la rendant quasiment inefficace par la suppression petit à petit de son personnel (4 agents et demi sur le terrain en Loir-et-Cher au 1er février 2012 alors qu'ils étaient 10 il y a trois ans !).
Lassé par l'ambiance lourde et absurde qui y règnait désormais, du fait notamment de la DSV, de son directeur, mais aussi de son personnel, j'ai jeté l'éponge, tant l'envie de serrer le cou à certains, sans distinction de sexe, devenait de plus en plus pressante !
Parallèlement à ma nouvelle situation de retraité, je me suis lancé un nouveau défi passionnant grâce à la formule de l"Auto entrepreneur" : devenir "Consultant en restauration". Ainsi, les professionnels de ce secteur pourraient bénéficier de mon expertise et de mes conseils pour affronter les contrôles de mes anciens collègues. Quand je pense par exemple qu'en Loir et Cher, un agent de la DSV a fait des "inspections" durant plusieurs années en exhibant aux professionnels une simple carte de cantine, y'a du pain sur la planche pour protéger les professionnels contre les abus de pouvoir commis par l'ancienne DSV, pour qui le respect des procédures n'a jamais été la préoccupation première. Pour l'instant, malgré quelques contacts avec les syndicats de l'hôtellerie de Limoges et de Blois, cette activité a beaucoup de mal à prendre son envol et reste toujours, hélas, au point mort.
Dans ce site gourmand, mis à part les deux exceptions susmentionnées, pas question de vilipender les cuisiniers, les vignerons, les pâtissiers, bref tous ces professionnels artisans de nos plaisirs qui font honnêtement leur métier, un métier que la grande majorité d'entre eux d'ailleurs exercent avec talent et passion. Tout au plus je glisserais ça et là un soupçon de "critique positive", histoire d'apporter ma pierre à l'édifice et de faire avancer le schmilblick. Car mon but est simple et modeste : vous faire partager le fruit de mes rencontres avec ceux qui font honneur à leur profession.
Alors, quand il m'arrivera d'être extrêmement déçu, ma seule sanction d'expression sera l'indifférence et l'ignorance, pas la vexation et le dézingage.
Jean-Pierre POULET
*NAC = nul à chier
Jean Troisgros
8 avril 1983