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Bienvenue à vous sur ce site voué à la découverte des plaisirs gourmands solides et liquides, mitonnés par des artisans souvent talentueux et passionnés, sans oublier bien sûr quelques récréations touristiques et digestives.

Et nul besoin de fourchette ou de couteau, encore moins de chaussures de marche, à la rigueur un verre plus ou moins plein, histoire de vous accompagner le temps de la lecture et/ou du visionnage de ce qui suit !

Juin-Juillet 2016 : Spécial Corse

Un brin de tourisme iténérant curieux

"Galet rose posé sur la Méditerranée" selon Saint-Exupéry, l'Île de Beauté recèle surtout d'infinies richesses touristiques à découvrir, notamment ses ports, ses criques et promontoires rocheux. Ajaccio la blanche, Bastia la méditerranéenne étagée en amphithéâtre, Corte flambeau de l'identité insulaire, et enfin Bonifacio fière proue méridionale surmontant victorieusement toutes les tempêtes, toutes ces villes se partagent traditionnellement les faveurs des vacanciers et des globe-trotters qui fréquentent et parcourent la Corse tout au long de l'année. Mais quand on daigne prendre son temps et emprunter les chemins de traverses, son réservoir de découvertes devient autrement plus intéressant.

C'est notamment le cas des petites plages, accessibles seulement à pied ou par la mer, des petits villages typiques nichés dans la montagne, des tombeaux monumentaux enclavées dans des petits terrains,  parfois situés en bordure de route, certains disposant même d'un autel, des  ponts génois, uniques vestiges des axes de communications aujourd'hui disparus, des petites chapelles aux fresques dignes des grands maitres italiens, des tours génoises dont il reste encore 67 édifices sur les 85 dénombrées au début du 18éme siècle, sans oublier, à la belle saison, des petites cascades sauvages dont aucun panneau routier ne précise la présence.

Et puis, dès lors qu'on circule sur les routes corses, comment ne pas mentionner ces rencontres imprévues avec des cochons, des vaches ou des chèvres "indépendants".

Les deux diaporamas ci-dessous illustrent cette richesse touristique.

Quelques précisions utiles :

- Pont génois : ce terme rassemble tous les ponts anciens qu'on peut trouver en Corse. Si certains datent de la période pisane, c'est à partir du 16ème siècle que sous l'influence génoise, la plupart d'entre eux seront construits, principalement sur les axes de circulation les plus fréquentés. On notera que les architectes de l'époque avaient tenu compte dans leur construction, de leur position et de leur hauteur, pour faire face aux crues des rivières qu'ils franchissaient.

- Tour génoise : pour lutter contre les invasions des pirates venus d'Afrique du Nord, l'Office de Saint-Georges, institution financière de l'ancienne République de Gênes, a mis en place un système de surveillance et d'alerte sur 500 km des côtes de la Corse en faisant construire des tours rondes d'observation de 12 à 17 mètres pour prévenir les habitants des envahisseurs potentiels. Les torregiani, nom des veilleurs en poste, devaient se conformer à un code de règles très strictes. C'est ainsi qu'ils devaient chaque soir s'assurer qu'aucune invasion n'était en cours et qu'il leur était impossible de s'absenter plus de 2 jours. Certains d'entre eux étaient également affectés au service de la perception d'une taxe sur les bateaux de passage.

Sur les 85 tours recensées sur l'Île de Beauté au début du 18ème siècle, 67 sont encore en état. Disposées principalement sur la côte du Cap Corse et la côte ouest, elles font actuellement l'objet d'une importante campagne de restauration.

L'Oggi à Lumio, une bonne étoile dans le ciel culinaire corse

La Corse comptabilise 9 restaurants étoilés dans le millésime 2016 du Guide Michelin. Choisir sa destination parmi l'un d'entre eux se révèle très vite un drôle de casse-tête. Le premier de mes critères sélectifs est le prix et dans ce domaine, ceux pratiqués par plusieurs d'entre eux sont redoutables. C'est notamment le cas du 2 étoiles de Porto-Vecchio, le Casadelmar, dont le premier et unique menu en 7 services est annoncé à 195 € 00 dont la majorité de ses propositions comporte peu de références à des produits locaux (Exemple : Ventrèche de thon mi-cuit, aubergine, tomates séchées et poudre d'oignon brulée - ravioli de filet de bœuf au frant, poivre de sansho, haricots résina et mayonnaise d'huitres - Risotto farron au chou fleur, bergamote confite, émulsion d'oursins et langoustines - Saint pierre cuit a l'huile d'olive, lentilles corail, cœur de burrata, eau de tomate - Pigeon Mieral rôti au pin, jus de myrtes et sous bois - Les fromages affinés de Corse et d'Italie - Desserts au choix). Vient ensuite celui de leur ouverture avec quatre restaurants n'accueillant leur clientèle que le soir (Palm Beach à Ajaccio -  La Table by la Villa à Calvi - La Table de Cala Rossa à Porto-Vecchio - Le Lido à Propriano). Enfin, dernier  élément concurrentiel à prendre en compte pour fixer notre choix, et non des moindres, celui des produits corses inscrits à la carte. Et là, l'examen du contenu des sites internet, quand ils offrent cette possibilité, ce qui est loin d'être la règle, réserve bien des surprises, avec une majorité de restaurants n'en faisant pas une priorité.

Une fois tous ces critères mis en parallèle et analysés, seuls La Roya à Saint-Florent et L'Oggi à Lumio, manifestaient de l'intérêt. Finalement, après discussion avec mon épouse, c'est L'Oggi qui a recueilli notre préférence. Mais avant de poursuivre, il convient tout de suite d'évacuer ses deux points faibles. Le premier, c'est sa terrasse, située en bordure de la T 30 (Route territoriale, une classification de certaines routes en Corse). Si le bruit d'un trafic routier, qui peut se révéler important certains jours, vous incommode, mais aussi celui possible de la cigarette, je vous conseille d'oublier la jolie vue qu'il offre sur le golfe de Calvi pour choisir, comme nous, une table à l'intérieur. Second désagrément, et non des moindres, le niveau des prix pratiqués, que ce soit ceux musclés des plats à la carte mais surtout, ceux démentiels de certains vins du continent (le coef multiplicateur se situe entre 5 et 6, voir plus !), comme ce Beaujolais Villages 1996 de Georges Duboeuf à 235 € 00, ce Moulin à Vent 2010 de Pierre-Marie Chermette à 165 € 00 ou encore ce Sancerre 2010 du Comte Lafond à 156 € 00. Quant aux prix des vins au verre, ils n'arrangent rien, bien au contraire, avec le verre de vin à 11 € 00, les 4 à 42 € 00 et les 6 à 64 € 00, et connaître sa contenance en plus, ce qui devient une habitude dans ce département. "Mais que fait donc la DGCCRF !" Et comme on a l'air plus près des 10 cl de vin que des 12 cl dans le verre, ça met quand même la bouteille de 75 cl entre 73 € 50 et 77 € 00 !

Ces petits  obstacles sonore et pécuniaire surmontés puis digérés, il convenait de faire notre choix parmi les spécialités proposées par le nouveau chef Loris Cornacchia, en place depuis mars dernier et qui a le lourd challenge de conserver l'étoile décrochée en 2010. Formé notamment à l'Ambassade de Béziers, la maison de Patrick Olry, étoilée de 2007 à 2012 et chez Gilles Goujon, le MOF 3 étoiles de Fontjoncouse, puis passé par les cuisines, de l'Oustau de Baumanière avec Sylvestre Wahid, d'Anne-Sophie Pic à Valence, du Kintessence de Courchevel avec Nicolas Sale et enfin de la Table de l'Ours à Val d'Isère avec Alain Lamaison, ce jeune chef a tiré incontestablement toute la substantifique moelle de l'expérience acquise chez chacun d'eux pour maintenir L'Oggi dans la voie étoilée tracée par le Guide Rouge. Après avoir demandé à Jordan, l'impeccable et disponible maitre d'hôtel, des précisions sur l'ordonnancement des 3 menus proposés (Etape Découverte à 78 € 00, voyage culinaire en 3 étapes - Invitation à la Dégustation à 110 € 00, voyage culinaire en 6 étapes - Univers d'Expression à 130 € 00, voyage culinaire en 9 étapes) et constaté qu'aucun d'eux ne nous garantissaient un service des spécialités que nous souhaitions déguster, nous nous en sommes remis aux propositions de la carte pour opérer notre sélection. Pour moi, ce sera Thon de méditerranée, fenouil en poudre d'aneth, wasabi et guacamole, suivi par un Veau Corse rôti, épeautre en risotto, épinard et bruccio, jus café noisette, pour conclure avec un Esprit d'une Piña-Colada, ananas confit, coco glacé et rhum en caviar.

Mon épouse choisira le triptyque suivant : Langoustine en deux façons, en tartare et rôtie, jus des têtes et bisque, agrumes et citron confit - Déclinaison d'agneau de l'île de beauté, aubergine en caviar et panisse, parfum de cumin - Sablé feuillantine, lemon curd, meringue craquante, verveine citronnelle, sorbet citron.

A tout ce grand bonheur des papilles, il convient d'associer trois mise-bouche originales et raffinées, composées d'une Moule en tempura, d'un Cromesquis crémeux, et d'une Bille de bruccio laquée  à la myrte, une excellente patience, une Lotte poêlée, légumes croquants, granny smith et bille de bruccio, sésame noir et crémeux petits pois, deux délicieux pains d'accompagnement, une Focaccia maison tomate/basilic et un Pain aux figues de la boulangerie Amadeus de Simon Perrin à Calenzana, et pour finir, trois mignardises, avec un Financier pistache/griotte (au goût peu agréable d'amande amère certainement dû à une pâte de pistache bas de gamme), un Chocolat dulcey et une Tartelette citron.  Côté escorte vineuse, nous avons choisi en apéritif une bonne bulle locale élaborée à partir du cépage Muscat (mais lequel ?) par Orsini, pour laquelle je n'ai pas eu toutes les précisions demandées à Bruno, le sommelier. Pour l'escorte de nos plats, j'ai essayé de faire au mieux dans le compromis prix/plaisir avec une demi bouteille d'AOC Corse Calvi 2015 du Clos Colombu, un breuvage  testé brillamment quelques jours auparavant à Pigna, qui  s'est  très bien tiré au final de son rôle d'escorte-wine de nos 4 plats !

Au bilan de ce déjeuner, aucune fausse note, que ce soit dans le choix des produits, leurs associations, leurs qualités gustatives et leurs cuissons, au niveau du beau et gros travail réalisé dans l'assiette. Bref, le niveau de l'étoile est bien en place et le nouveau chef Loris Cornacchia, dans la mesure où il réussira à le maintenir jusqu'en novembre 2016, devrait conserver l'étoile à L'Oggi.

Enfin, un gros Coup de cœur au service pâtissier de ce restaurant, confié aux mains expertes et habiles d'Eloïse Nadel (et de son aide), Eloïse Nadel, formée au Lycée polyvalent d’hôtellerie et de tourisme de Gascogne à Talence, passée ensuite par l'Ecole Ferrandi, et qui a officié sur les marbres des restaurants l'Abri Côtier de Calvi, le Cristal Room Baccarat (de Guy Martin) et le Saint-James Paris. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour remercier Loris Cornacchia d'avoir accepté ma présence dans ses cuisines et permis de mettre en valeur le brillant travail exécuté par ces deux jeunes pâtissières talentueuses ... et charmantes en plus !

Ah, j'allais oublier le fameux "Caviar de rhum" ! Décidément, l'imagination des chefs fait feu de tout bois pour valoriser leurs préparations, et ce recours au terme caviar a gagné à L'Oggi le domaine des desserts. Bien sûr, à l'issue de notre déjeuner, j'ai fait part au chef de l'utilisation restreinte du terme caviar; libre à lui maintenant de l'utiliser ou non, avec les risques que cela comporte, quoique ... (Les services de la DGCCRF n'ont effectivement plus l'effectif suffisant et compétent pour assurer toutes leurs tâches de contrôles. Et ce n'est pas la nouvelle organisation "Macronisé" pointant à l'horizon, qui va arranger les choses ! La droite dure avait enterré la DGCCRF, la gauche molle continue de creuser sa tombe, et pas avec des pelles de plage !).

Hôtel Chez Charles - Restaurant L'Oggi

Propriétaire : Joseph FONDACCI - Chef : Loris CORNACCHIA - Chef pâtissière : Eloïse NADEL Maitre d'hôtel : Jordan - Sommelier : Bruno

20260 LUMIO

Tél. : 04 95 60 61 71

Fax : 04 95 60 62 51

Email : contact@hotel-chezcharles.com

Site web : www.hotelcorse-chezcharles.com

Les Cuggioles de Cateri de la Biscuiterie Salvatori

Alors que nous nous apprêtions à rejoindre le restaurant l'Oggi à Lumio,  Lumio, quand au hasard d'un petit virage de la D 71 nous sommes passer devant un panneau publicitaire trônant sur le petit parking et qui annonçait des gâteaux corses fabriqués à la main, une accroche qui a tout de suite attiré mon attention gourmande. C'est ainsi que nous avons découvert cette petite biscuiterie artisanale de Cateri.  Et cette affirmation, on peut en vérifier facilement et visuellement l'authenticité en lorgnant dans l'atelier de fabrication contigüe à la boutique de vente où s'affaire le personnel affecté à cette tâche. Dans cette boutique à l'ancienne, on ne vend pas des canistrellis mais des cuggioles, une dénomination locale de cette emblématique spécialité Corse. Je rappelle à nouveau que les Canistrelli corses ne doivent pas être confondus avec les Canestrelli italiens, qu'ils soient du Piémont ou de Ligurie; ce sont deux types de biscuits complètement différents.

La Biscuiterie Salvatori propose des Cuggioles sucrées de toutes sortes, au Vin blanc, au Citron du Jardin, au Thym, aux Amandes, à la Farine de Châtaigne (Corse, j'espère !) mais également des Cuggioles salées, aux Herbes Corses et au Fromage Corse. On trouve aussi des Croquants d'Antan, des Amaretti (Macarons italiens), des Chjarchjolli (Galettes épaisses sucrées à la brousse de brebis et au zeste de citron du jardin qui sont une autre version des Falculelles) et des Confitures aux fruits du Jardin, Cédrat, Figues ... 

A propos de ses Canistrellis, cette maison a fait l'objet d'une interview de son responsable le 27 juillet 2016 sur les ondes d'Europe 1 dans l'émission du Grand direct des Régions, entre 10 et 11 heures.

Biscuiterie Salvatori

André et Jean SALVOTORI

22225 CATERI

Tél. : 04 95 61 73 83

A Mandria di Pigna, une ancienne bergerie devenue Bib gourmand

Isabelle Volpei (aux fourneaux), et Loïc Refrais (en salle) ont créé ce restaurant en mars 2009 dans le cadre d'une ancienne bergerie, d'où son patronyme "Mandria" (En langue Corse, mandria signifie bergerie). Simplement distingué par une fourchette dans son édition 2012, le guide Michelin vient de lui accorder dans celle de 2016, un Bib gourmand. La consultation préalable de son site internet m'a donné l'envie de m'y asseoir pour déguster ses spécialités orientées Corse

Le midi, cet établissement propose une courte carte faisant la part belle aux Salades (Salade du berger, Salade gourmande, Salade de chèvre chaud, Salade Caesar ...) ainsi qu'aux Pâtes (Cannelloni au boeuf ou au bruccio, Gnocchi al pesto, Risooto crémeux à la truffe d'été ...) solidement épaulés  par quelques plats de viandes très intéressants comme ce Veau aux olives (cuisson à l’étouffée, olives vertes, champignons, tomate, vin rosé) à 23 € 00, cette Brebis a l’Antica (cuisson lente 7 h basse température, mélange de vins rouge et rosé, tomate, herbes du maquis), elle aussi à 23 € 00, et cet Agneau de lait rôti (cuisson au four, ail en chemise, huile d’olive, herbes du maquis) à 25 € 00. Le soir, l'offre des entrées est plus restreinte mais permet de découvrir une Soupe Corse à 12 € 00. L'offre des 3 plats de viande est maintenue et se complète de grillades au feu de bois : Poire de bœuf grillée de 300 g à 27 € 00, Araignée de bœuf grillé de 250 g à 29 € 00,  Côte de bœuf grillée d'1 kg environ pour 2 personnes à 55 € 00Magret de canard grillé de 380 g à 25 € 00 et Pluma Ibérica de 300 g à 30 € 00. Je salue particulièrement cette transparence tarifaire voulue par la maison en annonçant les différents poids de ses viandes, une initiative que bon nombre de restaurateurs devraient d'ailleurs s'inspirer et l'étendre pourquoi pas aux poissons, où la taille de certains d'entre eux une fois dans l'assiette frise parfois le ridicule ... et j'ai des vidéos qui peuvent en attester ! Toujours s'agissant des viandes, leurs origines est mentionnée tous azimuts : Veau, Agneau, Brebis (Corse)Bœuf HerdShire (Angleterre) - Cochon de lait (France) - Pluma (Espagne) - Canard (Sud-Ouest, France). Rappelons à ce propos que la réglementation n'impose aux professionnels de la restauration de préciser seulement que l'origine de la viande bovine.

Compte tenu du beau temps ambiant, nous avons été dirigé vers la terrasse, un endroit que je redoute particulièrement puisque s'y réfugient les inconditionnels de la "clope", ce qui a été le cas, il y en avait deux, heureusement pas trop près de notre table ! Mais alors comment font-ils  ces gens quand ils prennent l'avion pour un vol d'une heure et demie !

La carte est courte, que ce soit pour l'offre des plats (8 entrées, 5 pâtes, 3 viandes et 7 desserts) ou pour celle des vins (13 références de vins "Corse" et 15 continentales, dont 5 Champagnes) mais au moins cela présage des préparations du jour !

Si les suggestions de la carte sont tarifées sans lourdeur, le cumul minimum à débourser pour 3 plats  porte l'addition à 40 € 00 par personne. Finalement, le menu à 32 € 00 est suffisamment aguichant, même si sa partition est trop restreinte avec seulement 2 choix par service (un troisième ne serait pas de trop), avec pas mal de spécialités locales. Nous le solliciteront sans réserve. Après un apéritif maison sympathique et désaltérant accompagné d'amandes locales, je ferais honneur à une Tarte aux herbes, une Brebis à l'antica et un Gâteau à la châtaigne. Pour Pascale, ce sera, Aubergine A Mandria, Veau aux olives et Gâteau à la châtaigne. Les plats servis sont bien cuisinés, savoureux et copieux. L'ensemble mérite bien le Bib gourmand. Toutefois, à propos du dessert, j'ai regretté que l'offre se limite à un seul, puisque l'alternative est fromagère. J'aurais bien aimé qu'on nous propose le Tiramicorsu, mais ce n'était pas possible ! Pour le vin d'équipage, ce restaurant à la bonne idée de proposer un vin Corse en bouteille de 50 cl avec un différentiel tarifaire sagement limité (2 € 00 de plus pour le même propriétaire en bouteille de 75 cl !). Nous le sélectionnerons dans sa version Clos Colombu rouge 2015. Il s'accommodera très bien de sa mission. Avec un service féminin, agréable, alerte et disert, notre note s'est élevée finalement à 96 € 00 pour 2, une dépense raisonnable compte tenu de la très bonne qualité d'ensemble de la prestation servie, tout à fait digne de son nouveau Bib gourmand.

A Mandria di Pigna

Isabelle VOLPEI & Loïc REFRAIS

20200 PIGNA

Tél. : 04 95 32 71 24 ou 06 69 36 23 41

Email : contact@amandria.com

Site web : www.restaurantpigna.com

Chants sacrés et chants profanes corses par Voce

En mai 2012, à l'occasion des Légendines (visite de Bastia à travers légendes, faits insolites et étranges, organisée chaque mardi vers 17 h 00 par l'Office de Tourisme de cette ville), nous avions découvert le groupe polyphonique corse Voce interpréter des chants sacrés et profanes dans l'Eglise Sainte-Croix. J'avais tourné à cette occasion une vidéo de leur concert que j'avais mis ensuite en ligne sur ma chaîne YouTube et qui m'avait causé quelques tracasseries au niveau des droits de sa commercialisation.

Ce mardi 28 juin 2016, il me tardait donc de redécouvrir cet ensemble polyphonique afin de tourner une nouvelle vidéo mais aussi de mieux "cadrer" sa future utilisation sur YouTube. J'ai découvert que la composition de Voce avait changé par rapport à 2012, avec désormais Franck Ventura, voix leader (A siconda) remplaçant  de Pierre. J'ai été par ailleurs agréablement surpris qu'Éric Biagetti, le trésorier et voix basse (U bassu) de ce groupe, se souvienne de moi et fasse, à la fin du concert, la promo de cette nouvelle vidéo.

Voce nous a interprété les 7 chants profanes et chants sacrés suivants :

- Deus Israël

- O salutaris hostia

- Letterra à Mamma

- Requiem

Domine

- In paradisum

- Dio vi salvi regina, l'Hymne Corse

 

Composition de Voce, groupe polyphonique corse :

- Eric Biagetti : Trésorier et voix "U bassu"

- Franck Ventura : Président de l'association et voix "A siconda"

- Thomas Pasquali : voix "Terza"

Vous pouvez bien sûr vous attacher les services vocaux de Voce, que ce soit pour un baptême, un mariage, un enterrement ou encore pour tout autre évènement pour lequel l'interprétation de chants polyphoniques corses authentiques constituerait un atout qualitatif indéniable.

Et si vous n'avez pas l'occasion d'aller les voir et les entendre à Bastia, vous pouvez toujours vous procurez le CD que ce groupe a enregistré dernièrement en le contactant par les liens suivants :

Email : ericcu@hotmail.fr - Tél. : 06 23 10 36 24

La vidéo ci-dessous est uniquement consacrée à l'interprétation de l'Hymne Corse : Dio vi salvi regina.

Pour tout autre renseignement :

Office de Tourisme

Place Saint-Nicolas

20200 BASTIA

Tél. : 04 95 54 20 40

Email : ot-bastia@wanadoo.fr

Site web : www.bastia-tourisme.com

Le Palais des Glaces, toujours aussi bon et copieux

Attention, pas question pour votre serviteur de comparer la qualité des glaces de Rocca Serra à Bonifacio à celles du Palais des Glaces de Bastia. Ces deux établissements sont effet très différents et ne jouent pas dans la même cour. Mais ce qui est plaisant dans ce dernier, en plus de ses bonnes spécialités glacières, c'est sa situation sur la place Saint-Nicolas où bien tranquillement assis à l'ombre des immenses platanes, on peut savourer son choix opéré parmi les 19 spécialités proposées. Pour cette nouvelle pause 4 ans après, j'ai exploré la Siciliana (Glaces pistache, noisette, cacahuète, meringue, caramel liquide maison, brisures de pistache, chantilly) à 9 € 50 et Pascale, la Tango des Îles (Sorbets mangue, noix de coco, ananas et melon, fruits frais, chantilly) à 12 € 50. Ces deux préparations étaient très bonnes, avec notamment une glace pistache sans goût d'amande amère, et copieuses, comme peuvent en attester les deux photos du diaporama ci-dessous.

L'établissement fait aussi restaurant (Origine des viandes non précisée "réglementairement" et carte des vins manquant d'informations, surtout pour les vins corses !), mais cette activité je ne l'ai pas testée !

Palais des Glaces

Michel CHIAPPALONE

13 boulevard du Général de Gaulle

21000 BASTIA

Tél. : 04 95 31 05 01

Email : palais-des-glaces@orange.com

Site web : www.lepalaisdesglaces.com

Ouvert tous les jours

Les huitres et les moules de l'étang de Diane de Pierre Pastre

Si la Corse n'est pas un département majeur des filières ostréicole et conchylicole (elle occupe quand même la 3ème place pour les huîtres avec 2000 tonnes annuelles). Par contre,  les produits d'élevages de plusieurs professionnels de ce secteur proposés, sont susceptibles de séduire une clientèle touristique avide de découverte. Ceux issus de l'étang de Diane (un autre site de production se trouve sur l'étang d'Urbino) sont dignes du plus grand intérêt culinaire. Contrairement à leurs homologues de la côte atlantique, les huitres, de l'espèce Crassostrea gigas et les moules, de l'espèce Mytilus edulis ne subissent pas le phénomène des marées, ce qui a pour avantage d'accélérer le phénomène de leur maturité. Alors qu'il faut en principe 3 à 4 ans pour obtenir une huitre charnue, ici, il suffit d'un peu plus d'une année pour obtenir des huitres d'une grosseur suffisante à la commercialisation. Pour notre petite halte coquillages, j'ai choisi ce petit établissement dont la simplicité environnementale et la modicité des tarifs pratiqués m'ont fortement séduit. Pas de nappe en tissu ni de vaisselle en porcelaine mais une simple table et des assiettes et des verres en plastique pour accueillir les deux produits phares proposés par le producteur Pierre Pastre, dont l'épouse assure l'ouverture mais aussi la cuisson (pour les moules !). Nous avons pris chacun neuf huitres, facturées 12 € 00, à priori des N° 3 (Pas vu l'étiquette sanitaire !), et une marmite bien garnie de moules marinières, comptabilisée 8 € 00. Avec une bouteille de Vermentino 2015 IGP île de Beauté à 7 € 00 les 75 cl, notre dépense s'est élevée à 47 € 00, pas de quoi se priver d'un petit plaisir tout simple et pas trop cher !

Île de Diana

Pierre PASTRE

20270 ALERIA

Tél. : 04 95 35 18 60

Le whisky corse du Domaine Mavella

Le whisky corse existe, je l'ai rencontré au Domaine Mavella. Hélas, pressé par le chronomètre (Nous sommes arrivés à 11 H 30), je n'ai pas pu lui consacrer le temps nécessaire à sa découverte. Toutefois, cela ne m'a pas empêché de faire un petit tour dans la boutique de vente, installée depuis 1995 dans une ancienne cave voûtée, et d'y découvrir pas mal de flacons présentant un intérêt certain. Bien sûr, il y avait le Whisky P&M âgé de 7 ans et le Whisky P&M Vintage, mais aussi toute une gamme d'eaux de vie et de liqueurs dont la plupart sont élaborées à partir de produits locaux. C'est le cas notamment des eaux de vie et des liqueurs de Cédrat, de Châtaigne (récoltées et séchées au four à bois dans le Fium’Orbu) et de Myrte (baies de myrtes sauvages, cueillies à la main dans le maquis corse), sans oublier l'eau de vie de Raisin et la fameuse liqueur Limoncellu Crème de citron Natura.  

La boutique propose aussi un large panel de vins corses provenant des meilleurs vignerons de l'île de beauté, des miels AOC, des huiles d'olive AOC, de la charcuterie artisanale, des confitures et des canistrelli artisanaux. Vous le comprendrez aisément à la lecture de ces quelques lignes, cette boutique vaut vraiment le détour.

Le Domaine Mavella assure également l'expédition de sa production.

Domaine Mavella

Jean-Claude VENTURINI & ses fils

U Licettu

20270 ALERIA

Tél. : 04 95 56 63 15

Email : boutique@domaine-mavella.com

Site web : www.domaine-mavela.com

Cave coopérative des vignerons d'Aghione, on achète sans goûter !

C'est hélas le type d'adresse dont on peut aisément se passer ! Non pas que les 22 vins commercialisés par cette Coopérative vinicole d'Aghione-Samuletto ne soient pas digne d'intérêts mais tout simplement parce que rien n'est fait ici pour accueillir convenablement la clientèle. Pas question en effet de déguster un seul des vins mis en vente et si d'aventure, comme mézigue, vous vous décidez à faire l'acquisition de 3 flacons pour la conséquente somme de 27 € 00, pas de paiement par carte bancaire. La dégustation ultérieure de mes 3 bouteilles n'a guère soulevé notre enthousiasme; seul le "Casanova rosé 2015 cépage Niellucciu" présentait un certain attrait gustatif ... mais à 10 € 00 le flacon de 75 cl, n'était-ce pas après tout normal !

Préférez donc emprunter la D 343 et pousser jusqu'au Domaine Mavella, dont l'offre est plus conséquente  et variée, et l'accueil plus convivial. 

Coopérative Vinicole Aghione-Samuletto

20270 AGHIONE

Tél. : 04 95 56 60 20

Fax : 04 95 56 61 27

Email : coop.aghione.samuletto@orange.fr

Site web : www.vignerons-d-aghione.com

Le site antique et le musée d'Aléria, 8000 ans d'histoire

Les collections du musée sont en grande partie constituées du mobilier découvert lors des fouilles archéologiques des tombes de la nécropole préromaine. Il s’agit donc principalement de dépôts funéraires qui datent du VIème au IIIème siècle avant J-C provenant de toutes les grandes régions de la Méditerranée (Grèce, Etrurie, péninsule italique, Espagne, Afrique du Nord). Cette diversité de provenance mais aussi l’abondance et la grande qualité de la plupart des objets laissent supposer la richesse de la ville et de ses habitants. Grâce à l’étude de ces vestiges, il est aujourd’hui possible d’appréhender d’une certaine façon la mentalité et les préoccupations matérielles et religieuses de ces hommes vivants et ceux venus s’installer en Corse à cette époque. Par ailleurs, le musée expose dans plusieurs de ses vitrines des vestiges issus du site romain qui s’est établi au cours du IIIème siècle avant J-C. Il s’agit là de témoignages variés portant sur la vie politique, économique et sociale. Toutes ces découvertes archéologiques sont d’une importance majeure car elles permettent d’enrichir nos connaissances sur une période de l’histoire de la Corse dont il ne subsiste que peu de traces écrites hormis l'épigraphie.

 

Source commentaire : http://www.cndp.fr/crdp-corse/images/stories/pdf/aleria.pdf

La Collectivité Territoriale de Corse est propriétaire du site antique d’Aléria par décret d’application du 18 novembre 2003 dans le cadre du transfert des biens et des compétences Etat/Région.

Ce sont ainsi plus de 27 ha qui ont été transférés dont 5 ha sont accessibles au public et 2 ha environ sont constitués par des vestiges apparents.
Le site a été classé au titre des Monuments Historiques le 18 décembre 1990.

Il est géré par le "Service Archéologie de la Collectivité Territoriale de Corse" qui en assure l’entretien, la protection et la valorisation.

Au sommet du promontoire, les restes architecturaux correspondent au centre de la ville romaine où deux temples et un prétoire encadrent à l’est et à l’ouest un forum bordé d’allées à portiques.

Alors que le nord et l’ouest du plateau sont naturellement protégés par une forte déclivité du sol, la limite méridionale de la ville est marquée par une succession de deux, voire trois remparts superposés dont deux sont préromains alors que le dernier est d’époque Romaine.

Repéré par Prosper Mérimée en 1840, le site Archéologique d’Aléria est situé sur un plateau tabulaire qui domine la plaine orientale de la Corse.
Au milieu de XXème siècle des fouilles ont permis de mettre au jour le forum et une grande partie de la ville romaine qui est visible actuellement.
Au début des années soixante plus de 200 tombes ont été mises au jour dans la nécropole préromaine découverte au sud du site antique. Ce mobilier funéraire est visible au Musée Départemental d’Archéologie Jérôme Carcopino d’Aléria qui se trouve dans le Fort de Matra.

 

Source commentaire : http://www.aleria.fr/musee.php

Depuis 2003, la Collectivité territoriale de Corse, propriétaire de ce site antique, est chargée de son entretien, sa protection et sa mise en valeur.

Les collections présentent du point de vue archéologique, un très grand intérêt, pour la connaissance de la Corse antique et des civilisations anciennes du bassin méditerranéen.
Le Musée Départemental d’Archéologie Jérôme Carcopino d’Aléria est actuellement en cours de réhabilitation, il comporte plusieurs salles qui relatent plus de dix siècles de l’histoire d’Aléria et de la Corse, du Xème siècle avant J-C, jusqu’au Vème siècle de notre ère.
Dans la première salle sont présentés des objets et vestiges datant de l’époque romaine, en particulier tout ce qui a trait aux activités économiques, à la vie quotidienne, mais aussi à la religion ou aux rites funéraires (un buste en marbre représentant Jupiter Hammon, ou bien le diplôme militaire présent dans les vitrines sont autant d’éléments emblématiques de cette période).
Les autres salles sont consacrées aux fouilles des tombes de la nécropole préromaine. Les vitrines présentent le matériel funéraire qui accompagnait les défunts lors de leur voyage dans l’au-delà.
On peut remarquer parmi les productions céramiques dont certaines ont été importées de Grèce de Carthage et d’Etrurie, des cratères de différents types, des coupes et autres vases à boire généralement consacrés à Dionysos, mais aussi des vases à parfums, à onguents, ou encore des contenants utilitaires.
Les armes représentent une part importante du matériel archéologique découvert dans les tombes, illustrant ainsi la place des guerriers dans les sociétés antiques : cuirasse, pointes de lances, poignards, épées droites ou courbes, casques de différents types.
Des jambières décorées (cnémides) et un bouclier qui sont l’apanage de l’hoplite.

 

Source commentaire : http://www.aleria.fr/musee.php

Complexe archéologique d'Aléria

Fort de Matra

20270 ALERIA

Tél. : 04 95 57 00 92

Site web : www.aleria.fr

 

Infos pratiques
Le Musée d´Aléria est ouvert au public
- du 16 mai au 30 septembre de 8 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 19 h 00 
- du 1er octobre au 15 mai de 8 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 17 h 00
Fermé les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre, ainsi que le dimanche du 1er octobre au 31 mars

Durée de la visite du Musée + Site : 1 h 30


Tarifs
Plein tarif : 2 euros par personne
Tarif réduit : 1 euro pour les étudiants, les enfants et les groupes de dix personnes et plus
Entrée gratuite pour les guides officiels, les classes et les scolaires sous la conduite de leurs professeurs
Le billet d'entrée permet la visite du musée et du site

La miellerie d'Asco

La Corse est le seul département français qui peut s'enorgueillir de proposer un miel AOC*. En dehors de celui-ci, on peut trouver au gré de ses balades, moult apiculteurs qui proposent des miels particuliers. C'est le cas de cette miellerie "du bout du monde" dont l'offre variée évolue au fil des saisons. Ce lundi 27 juin 2016, les miels de Bruyère, de Romarin, de Ronce et d'Asphodèle étaient inscrits au programme. C'est naturellement ce dernier qui nous a interpellés, un miel dont j'ignorais l'existence.

 

A ce propos, il y aurait 25 espèces d'asphodèle originaire des régions méditerranéennes et de l'Inde. Certaines croissent spontanément en diverses régions de France. Ce sont des plantes vivaces herbacées à racines fibreuses fournissant une touffe de feuilles linéaires. Sur une hampe creuse et nue de 50 centimètres à 1,50 mètre, apparaissent de juin à septembre des fleurs blanches en épis, auxquelles succèdent des fruits luisants, verts ou bruns.

Trois espèces se rencontrent principalement en culture : Asphodelus acaulis à fleurs roses, Asphodelus albus à fleurs blanches et Asphodelus cerasifer ou Asphodelus ramosus ou "Bâton Royal".

Très ornementales, les asphodèles sont utilisées pour décorer rocailles et plates-bandes, elles demandent un sol profond et sain et une exposition ensoleillée, elles redoutent les transplantations trop fréquentes, leurs multiplication se fait par semis, elle peut s'effectuer également par division des touffes, opérée au printemps.

L'asphodèle tiendrait son nom du grec, mais les origines de celui-ci sont mal connues.

Les racines des asphodèles sont comestibles, certaines personnes les accommodent à la façon des salsifis ou des pommes de terre, et leur trouvent des qualités gustatives appréciables, elles contiennent du saccharose, du fructose et du glucose, elles peuvent être utilisées en distillation et en panification, on peut en outre s'en servir pour la nourriture du bétail.

Des propriétés diurétiques sont reconnues à toutes les asphodèles. Pulvérisées et appliquées en emplâtre, les racines soignent les enflures scrofuleuses cutanées.

Une autre espèce, l'Asphodelus ramosus ou " Bâton Royal", a la réputation de posséder des propriétés antiseptiques.

A l’origine, certainement introduits dans nos jardins comme plantes ornementales, puis leur mode ayant passé, elles se sont échappées pour coloniser beaucoup de terrains, mais toujours très ensoleillés.

 

Nous en avons pris un pot de 500 g facturé 10 € 00, comme les 3 autres miels. Tous sont également disponibles en pots de 250 g à 6 € 50. Mathieu Guidoni propose aussi des bougies en pure cire d'abeilles et roulés manuellement, des savons à la propolis, dont nous acheté un exemplaire hexagonal à 3 € 00,  et des savons au miel, ainsi que de la propolis pure à 20 € 00 le pot de 10 g qu'il convient toutefois de réserver 12 mois à l'avance ! Tous ces produits sont également disponibles en ligne.

 

Le Miel de sapin des Vosges AOC n'est pas tout à fait un miel. En effet, cette appellation repose sur un cheminement biologique complexe qui fait intervenir les acteurs suivants :

- l’abeille qui élabore le miel

- le puceron qui fabrique le miellat

- le sapin pectiné (abies pectinata), arbre-hôte du puceron

- le massif vosgien, support du sapin,

- le climat et les sols propres au massif

Le climat océanique et montagnard de la région, qui se caractérise par de fortes précipitations et par des variations thermiques saisonnières et intra-saisonnières importantes, favorise l’implantation du sapin qui trouve sur les sols siliceux du massif (gréseux, granitique) de bonnes conditions pour se développer. Le sapin accueille des pucerons spécifiques qui sucent la sève des parties tendres pour s’en nourrir en ingérant les substances aminées et en rejetant les composés sucrés : le miellat. L’abeille recueille ce miellat et le transforme ensuite en Miel de Sapin des Vosges.

 

Source commentaire sur le Miel de sapin des Vosges : http://www.inao.gouv.fr

Source commentaire sur l'asphodèle : http://www.l-asphodele.com

Miellerie d'Asco

Mathieu GUIDONI

20276 ASCO

Tél. : 06 47 50 06 71

Email : support-client@miel-asco-guidoni.net

Site : www.miel-corse-asco-guidoni.net

La Confiserie Saint-Sylvestre, l'adresse sucrée de Nicolas Multon

C'est à l'occasion de notre passage à la Villa Lalique fin mars dernier, que Nicolas Multon m'a vivement conseillé, sachant que nous allions en Corse, de franchir le seuil de cette confiserie, créée en 1985 par Marcel SANTINI. Cette maison travaille principalement des produits corses qu'elle transforme en nougat de 8 variétés (Cédrat, châtaigne, clémentine, figue/noix, miel de Corse AOC, framboise, chocolat/écorce d'orange confite et nougat noir), en fruits confits (Cédrat entier, Cédrat en tranches, Citron en rondelles, Clémentine, Figue, Kiwi, Melon en tranches, Kumquat, Orange in sliced wheels, Poire, Prune, Pêche, Aiguillettes …) en caramels (Beurre salé, chocolat, framboise, mangue et vanille) et en pâtes de fruits (Abricot, banane, citron, clémentine, figue, fraise, framboise, mangue, kiwi et passion). Je dois avouer que ce sont plutôt les fruits confits qui avaient mes faveurs et je n'ai pas été déçu. Que ce soit le cédrat, le melon, la clémentine, le kumquat ou encore la figue, la qualité de tous ces fruits est incomparable. Confits à la perfection, ils sont sucrés juste ce qu'il faut, même si Marcel Santini n'aime pas que l'on compare sa production d'aujourd'hui avec celle trop sucrée de celle de Lenôtre des années 80.

Décidément, après chez Rocca Serra, une fois de plus Pierre Hermé m'a devancé, en étant passé ici quelques jours auparavant faire une petite dégustation des sucreries élaborées dans cette confiserie. Marcel Santini est très fier de cette rencontre et a regretté que je ne l'ai pas prévenu de mon passage. Il aurait me faire bénéficier de ce même petit privilège ... Il a pris quand même son temps pour me faire goûter un nougat au miel, en phase de finalisation. Je lui ai avoué que le goût du miel était trop discret, masqué par celui de l'amande torréfiée. Idem pour son nougat à la myrte, fabriqué à partir du fruit et non de l'alcool, qui pose également quelques soucis à Marcel Santini pour exhaler au mieux le goût de cette petite baie proche de la myrtille. Si le caramel au beurre salé était intéressant gustativement, ce n'était pas le type de produit que je venais chercher ici. Je me suis donc limité à l'acquisition de plusieurs fruits confits comme le kumquat, la figue, le melon (non côtelé) et le cédrat. Ces petites merveilles sont vendues 60 € 00 le kilo à la boutique et en ligne. Quand je compare avec la tarification de Lilamant à Saint-Rémy de Provence, qui tourne elle aussi à 60 € 00 le kilo, je pense que pour les fêtes de fin d'année,  une "petite" commande sera passée du côté de Sovéria ... 

Dernière précision, Alexia Santini , la fille de Marcel Santini, a rejoint l’entreprise en 2010. Elle s’est spécialisée dans le chocolat, élargissant ainsi la gamme des produits proposés.

Confiserie Saint Sylvestre

Alexia & Marcel SANTINI
20250 SOVERIA
Tél. : 04 95 47 42 27
Fax : 04 95 47 43 43

Email : info@confiserie-saintsylvestre.fr

Site web : www.confiserie-saintsylvestre.fr

Les savoureuses friandises de madame Biaghioni

La façade de cette "boulangerie" n'est pas très large et son intérieur n'est pas très grand non plus. Pourtant, avec son décor à l'ancienne, ce magasin propose moult spécialités corses des plus savoureuses. Madame Biaghioni s'y adonne avec entrain et passion depuis 1955 et n'a pas encore l'intention de de cesser ce petit plaisir. On peut ainsi découvrir et faire provision de Migliaru, un petit gâteau au bruccio, de Fiadone, un autre petit gâteau à base de bruccio, de Falcullele un petit gâteau à base de brousse et de citron cuit sur une feuille de châtaignier,  de Gâteau aux figues, de  Gâteaux à la châtaigne (Castagnaccia, Fondant et Flan), de Canistrellis, voir de Tropézienne ! Les 3 que nous avons achetés, Flan à la châtaigne, Fiadone et Falcullele étaient délicieux.

Boulangerie Biaghoni

Gérant : Nicolas BIAGHONI

7 Cours Paoli

20250 CORTE

Tél. : 04 95 46 14 64

La Citadelle et le Musée de Corte

Ville historique et universitaire, Corte est bâtie autour de sa citadelle qui domine depuis son nid d’aigle les vallées encaissées des rivières du Tavignanu, de la Restonica et de l’Orta. À la confluence du massif granitique de l’ouest et de la chaîne alpine schisteuse de l’est, c’est un véritable verrou naturel entre l’En-deçà et l’Au-delà-des-monts. Capitale de la nation corse entre 1755 et 1769 sous le gouvernement du général Pasquale Paoli, Corte joua un rôle historique important. Elle abrite depuis 1997 le Musée régional d’anthropologie de la Corse, sanctuaire de la culture et du patrimoine insulaire. La richesse et la diversité de son proche espace montagnard offrent une multitude de visages pour le promeneur.

La Citadelle de Corte a été érigée en 1419 par les Corses combattant sous le commandement de Vincentellu d’Istria, seigneur du Sud de la Corse, pour le compte du Royaume d’Aragon (le Roi Alphonse V) contre la sérénissime de Gênes. Celui-ci, après avoir repoussé les GénoiS et reçu le titre de Comte de Corse, fut capturé et décapité le 27 Avril 1434 à Gênes sur le grand escalier du Palais Ducal, place de la Seigneurie. Le château fut réalisé avec une muraille crénelée et trois tours. Et Corte devint le siège du gouvernement de la Corse sous Vincentellu d’Istria de 1421 à 1434. Au  XVIII ème siècle, le général de la Nation, Pasquale Paoli, fait de Corte la capitale de son gouvernement pour la nation corse. Après la défaite des troupes corses contre celles du Roi de France Louis XV à la bataille de Ponte Novu le 9 mai 1769, la Corse passe sous domination française. Le comte Noël de Jourda ordonne alors d’augmenter les fortifications de la ville par la construction de la citadelle actuelle, sur le principe des fortifications et constructions de Vauban (seule citadelle parmi les six corses à être construite à l’intérieur des terres). La construction de la caserne Padoue s’achève en 1776. Entre 1962 et 1983, la citadelle est occupée par la Légion Étrangère (groupement d’institution). L’année suivante, le site est ouvert au public. Il offre une vue panoramique exceptionnelle sur les vallées de la Restonica et du Tavignanu. Le château dans l’enceinte de la citadelle accueille :

• Le Musée de la Corse (Musée régional d ’Anthropologie de la Corse)

• Le Fonds Régional d ’Art Contemporain de Corse (FRAC)

• Le Centre de Culture Scientifique et Technique de Corse A Rinascita (CCSTI)

• L e siège de la Communauté des communes du Centre Corse

• Le pôle touristique Coredi Corsica.

 

Sur les six citadelles corses, celle de Corte est la seule implantée à l'intérieur des terres. Le piton était déjà fortifié au  IXème siècle, mais c'est en 1419 que Vicentello d'Istria, vice-roi de Corse pour le roi d'Aragon, s'en rendit maître et fit construire le nid d'aigle. Cette place-forte sera ensuite occupée par les seigneurs féodaux corses, les Génois, puis les Français. L'enceinte de la citadelle renfermait des maisons, ainsi qu'une chapelle. L'ensemble fut remanié sous Louis XVI, puis sous Louis-Philippe qui lui donna son profil actuel.

Voulant en préciser les limites, il fit démolir la chapelle et les maisons comprises dans l'enceinte. Les habitants expropriés occupèrent dans les Lubiacce l'immeuble dit des 300 propriétaires construit à cette occasion. Les bâtiments militaires furent alors occupés par une partie des garnisons de la ville, puis convertis en prison centrale pour les détendus politiques. Pendant la guerre 39-45, sous l'occupation italienne, les patriotes corses y furent incarcérés.

Ce site à été classé Monument Historique en 1977. La visite de la citadelle (jusqu'au Nid d'Aigle) est aujourd'hui accessible depuis le Musée de la Corse. Cependant, on peut accéder librement au belvédère, en contrebas de la citadelle, d'où la vue panoramique sur la ville est intéressante. Tout près, vous serez accueilli dans les bureaux de l'Office de Tourisme Centru di Corsica.

Le Musée de la Corse est situé dans le site de la citadelle de Corte, place forte composée de remparts des XVème et XVIIIème siècles. Véritable Musée régional d'anthropologie, il traite de la Corse traditionnelle, mais aussi des changements qui ont produit la Corse d'aujourd'hui. Le billet d'entrée donne accès à la visite des deux galeries d'exposition permanentes, la Galerie Doazan et la galerie Musée en train de se faire, de la salle d'exposition temporaire et la visite de la citadelle. Une exposition destinée aux enfants propose une partie ludique dont un parcours pédagogique.

Et quand on parle de Corte, on ne peut pas manquer d'évoquer Pascal Paoli, né le 5 avril 1725 à Morosaglia. Ce personnage restera à jamais dans la mémoire des insulaires. Grâce à lui la Corse a su se hisser au rang d'exemple à suivre dans cette période charnière qu'a été le XVIIIème siècle pour l'Europe et l'humanité toute entière. La personnalité et l'oeuvre du Babbu di a patria (père de la Patrie) ont en effet suscité l'admiration de toutes les cours européennes et des plus grands penseurs de son temps.

La période paolienne est porteuse d'un enseignement universel. Pascal Paoli a voulu faire des Corses des individus éduqués, éclairés, capable collectivement d'administrer leur pays, capables de penser et d'agir librement.

L'élaboration d'une Constitution démocratique, la création d'une imprimerie nationale, la création d'une université, la création de la sévère ghjustizia paolina afin d'éradiquer la Vendetta ... tout cela fait partie des principaux piliers de la politique de Pascal Paoli (élu Général de la Nation Corse en 1755). Pascal Paoli fut sans conteste un grand homme d'Etat.

L'université fut créée en 1755 par l'illustre général Pascal Paoli, au cœur de la ville de Corte, alors capitale de la Corse indépendante (1755-1769), afin de dispenser une formation de qualité aux cadres de la toute jeune nation corse, et d'y propager la philosophie des Lumières. Dans le droit fil de la philosophie paolienne, l’Université se veut être le lieu de formation de la jeunesse insulaire afin que celle-ci soit à même de répondre aux défis du monde moderne tout autant que de s’insérer, autant que faire se peut, dans la société corse dans l’optique de participer au développement de celle-ci. Dotée de formations complètes en Droit, sciences économiques et sociales, langues, chimie, mathématiques, physique, sciences de l’environnement, langue et culture corses, et même médecine (préparation au concours d’entrée), l’Université de Corse possède aussi de nombreux secteurs de recherche labellisés par le CNRS.

Les portes du savoir se fermèrent à la suite de la conquête militaire française de 1769, et ne purent se rouvrir qu'en 1981, grâce à une forte mobilisation de la communauté corse. Son siège, situé au Palazzu Naziunale, a été réinvesti en 2004 par la présidence de l'université de Corse qui décide d'y installer les instances décisionnelles de ses principaux services, dans un geste hautement symbolique, inscrivant ainsi ce lieu dans une continuité historique momentanément interrompue. Aujourd'hui, elle compte environ 4200 étudiants au sein d'une ville qui avoisine les 7000 âmes.

 

Source commentaire : www.corte-tourisme.com

Tarif de la visite des Galeries, des expositions temporaires, de la citadelle et du musée : 5 € 30 par personne - Tarif sénior : 2 € 30

Pour toute information complémentaire :

Tél : 04 95 45 25 45 - Service Groupe : Tél : 04 95 45 26 06

Fax : 04 95 45 25 36

ou

Office de Tourisme de Corte

La Citadelle

20250 CORTE

Tél. : 04 95 46 26 70

Fax : 04 95 46 34 05

Email : corte.tourisme@wanadoo.fr

Site internet : www.musee-corse.com

Gîte d'Aïti

Pour notre seconde semaine en Corse, cap 15 km au nord de Corte, plus précisément entre Francardo et Aïti. Le gîte loué est implanté dans une propriété d'1 ha, d'une surface de 56 m2. Il est situé en étage (RDC inhabité) et est mitoyen à un autre gîte, identique. Il propose 2 chambres (lits de 160 X 190), un ensemble séjour-salon-cuisine américaine et une salle de douche/wc. Situé à l'écart des grands axes de circulation, ce gîte est calme et offre, depuis la terrasse couverte, une vue reposante sur les montagnes environnantes, une vue très appréciable au petit-déjeuner et au dîner. Pour notre arrivée, en guise de bienvenue, la table de cuisine était agrémentée de diverses victuailles, hélas pas très locales, et en cours de séjour, nous avons eu le plaisir de nous voir offrir 6 œufs frais pondus par les poules du propriétaire. La climatisation, uniquement installée dans la grande pièce à vivre, permet de rafraichir cet espace.

Gîte N° 58422

Marie-Joséphine AGOSTINI

Francardo

20236 OMESSA

Tél. : 04 95 47 40 96 ou 06 72 87 00 20

Les bains soufrés de Guitera

Encore un site découvert grâce à la sagacité de ma fille Carole. Situé sur la commune de Guitera, il n'est mentionné ni dans le Guide vert ni dans celui du Routard et son accès n'est pas très bien signalé, juste une pancarte en bois particulièrement défraichi à l'écriture plutôt sommaire. Le point de repaire à retenir pour y accéder est la station Total qu'il convient de dépasser, en venant de Santa Maria Sicché, puis de suivre l'indication fléchée du panneau en bois. On découvre alors une sorte de lavoir rempli d'une particulièrement chaude, aux environs de 45/48° dans laquelle il vaut mieux ne rester qu'une dizaine de minutes consécutives.

 

Précisions sur le site de Guitera :

Les Bains de Guitera sont situés à quelques kilomètres de Palneca et de Cozzano, sur le territoire de la commune de Guitera, en bordure du Taravo, non loin du Vergaghju, sur l'ancien chemin de transhumance. Si la source était connue de longue date pour des indications ponctuelles et locales, c'est à partir du XVIIIème siècle qu'elle commence à être étudiée et exploitée de façon artisanale jusqu'à ces dernières décennies.

En 1792  C.F. Volney, co-fondateur du Club des Jacobins et ancien secrétaire de l'Assemblée Nationale, se rend en Corse où il passera une année à la parcourir. Dans son  "Etat physique de la Corse", il mentionne certaines sources thermales et cite notamment celle de Guitera. Il écrit à son propos :

"Il y a encore des eaux thermales à Guitera situé dans le canton de Talavo. Mais on n'y trouve même pas de bassin et il faut s'y baigner dans la boue."

En 1821 le docteur Peraldi, inspecteur des eaux thermales constate qu'il n'y a aucun bâtiment destiné à recevoir les malades qui, dès leur arrivée, forme un abri de broussailles pour se défendre des influences des nuits.  Les alentours sont marécageux et semblent donner des fièvres intermittentes, mais uniquement aux étrangers ; les gens du pays en sont exempts. Les malades se baignent dans un bassin en maçonnerie de forme sphérique, grossièrement aménagé au lieu dit I Caldani di Vutera.

En 1823, un petit bâtiment est construit à proximité du bassin. Des baignoires sont creusées dans le sol. Les curistes vont affluer au cours des années suivantes, plus de 800 par an.

En 1853, à la suite d'un vœu exprimé par la Conseil Général, le Docteur Constantin James se rendait en Corse, missionné par le Ministère du Commerce et de l'Agriculture, pour y explorer les sources thermales et minérales. Concernant la source de Guitera, il écrira :

"Les eaux de Guitera sont à peine captées : elles jaillissent en plein air, et après voir traversé deux bassins, elles vont se perdre dans le torrent ... L'eau de Guitera est une des meilleures eaux de Corse. Une source seulement est utilisée. L'eau qu'elle fournit en très grande abondance a une température de 48° C. Bien que cette température diminue de quelques degrés pendant que l'eau passe du bassin où elle jaillit dans celui où l'on se baigne, elle reste cependant beaucoup trop élevée pour le bain. Aussi, la durée de l'immersion ne peut-elle être que de quelques minutes. La source de Guitera exhale une odeur d'œufs couvés très caractéristique. Sa limpidité est parfaite et sa saveur franchement sulfureuse a un arrière-goût douceâtre. On aperçoit sur tout son parcours de longues trainées de barégine. Quant à la composition chimique de cette eau, je ne sache pas qu'elle ait été l'objet d'analyse sérieuse. Tout ce que je puis dire, c'est que le soufre s'y trouve à l'état de sulfure de sodium et que les gaz qu'elle laisse dégager sont un mélange d'acide carbonique et d'azote. On ne trouve pratiquement aucun traité médical vantant les bienfaits des eaux soufrées de Guitera. Les rhumatismes, les engorgements articulaires, les ankyloses incompétentes, les foulures, les vieilles entorses, certaines contractures spasmodiques des muscles, pourtant cèderaient assez rapidement à l'emploi de ces eaux. Il en est de même de la plupart des maladies cutanées. On les vante beaucoup également contre les affections de l'utérus caractérisées par la sensibilité vers le col, les pertes blanches, et de la pesanteur dans les reins... Ce qui me fait bien augurer de l'avenir de Guitera, c'est que la source dont on fait usage aujourd'hui ne forme qu'une fraction tout à fait minime des richesses minérales de cette localité. En effet, à quelques pas de là se trouve une prairie où sourdent de tous côtés des courants d'eau sulfureuse dont la température varie de 40° à 55°, et qui se perdent dans les terres où se jettent dans le torrent, sans qu'on n'en tire aucun profit. Ces courants m'ont paru provenir d'un même foyer souterrain, lequel doit être à une très petite profondeur, puisque, pendant la saison des foins, les faucheurs, dont l'habitude est de travailler pieds nus, sont obligés de changer de place à chaque instant, tant la chaleur du sol les incommode."   

En 1877, il semble que l'on ait entrepris les fondements de l'établissement thermal à la suite d'une demande d'exploitation des eaux thermales ; le bassin est recouvert d'un dôme pour y recevoir les 90 000 litres de son débit journalier.

Le 17 Août 1973, lors d'une conférence faite à Cervioni, le Docteur Alain Guermonprez rappelait les propriétés thérapeutiques puissantes des sources thermales de Corse. Concernant les eaux sulfureuses et sulfurées sodiques auxquelles appartiennent celles de la source de Guitera, il soulignait leurs principales indications :

 

- Rhumatologie : rhumatismes chroniques inflammatoires, rhumatismes chroniques dégénératifs
Traumatologie
Dermatologie : acné, infections cutanées, ulcère variqueux, eczéma, psoriasis

O.R.L. : Rhinites, coryza chronique

Gynécologie : métrites

Urologie : Cystites

Ophtalmologie : conjonctives chroniques, blépharites ciliaires

La goutte chronique

 

Cependant les cures en eaux sulfurées sont contre-indiquées :

- Dans toute affection aiguë

- Aux cardiaques

- En cas de prédisposition aux congestions et hémorragies

- Aux nerveux en période de crise

- Aux tuberculeux

- Aux goutteux en poussée aiguë

- Aux artérioscléreux

- Aux diabétiques

- Pendant la grossesse

- Aux sujets très affaiblis.

 

Nombreux ont été les Talavais, sédentaires ou vacanciers, à profiter des bienfaits de ces eaux qui, pendant longtemps, ont également fait office de bains publics à une époque où les salles d'eau étaient un luxe rare.

En 1991 faute de restauration depuis 1960, l'établissement thermal, très délabré, a fermé, entrainant également la fermeture des commerces associés. Pourtant, depuis 2002 , les propriétaires de l’établissement thermal des Bains de Guitera ont uni leurs forces dans un projet de réhabilitation de la station thermale. Un projet qui pourrait relancer l'activité économique de la commune et enfin voir revivre cet établissement dont les vertus des eaux chaudes sulfureuses, qui en ont fait sa réputation il y a quelques dizaines d’années, ne sont plus à démontrer. L'année 2017 devrait voir poindre une partie de ce projet ...

 

Source commentaire : http://palneca.pagesperso-orange.fr/pages/bains_de_guitera.htm

Les Bains

20153 BAINS DE GUITERA

Tél. : 06 82 50 03 30

Email : projet@ibagni.fr

Site web : www.facebook.com/Bainsdeguitera

Le veau corse de la boucherie Fieschi

C'est le genre de boucheries qui se fait de plus en plus rare, celui des bouchers éleveurs. Située sur la commune de Petreto Bicchisano, le même village où est implantée la Coopérative U Taravu, cette boucherie a été reprise début 2014 par un jeune couple, les Fieschi. On y trouve notamment du veau corse, c'est à dire un veau multi racial, puisque selon le responsable de cette boutique, ce veau peut-être de race limousine, charolaise, salers, aubrac ... des bêtes que l'on peut apercevoir en train de paître depuis cette boucherie. Les 3 côtes de veau à 22 € 00 le kilo dont j'ai fait provision en cette fin d'après-midi du 23 juin 2016 étaient bien tendres et savoureuses, bref une bonne adresse à inscrire sur vos tablettes si d'aventure vous passez par là. Attention toutefois au cochon en vente ici. Comme dans la plupart des boucheries traditionnelles de l'Île de Beauté, ce n'est pas le cochon corse, celui que l'on peut rencontrer sur le bord des routes et qui est réservé a élaboré les saucissons, lonzo, jambon et autre cochonnailles.

Boucherie Fieschi

Marie-Ange FIESCHI

Bottega

20140 PETRETO BICCHISANO

Tél. : 04 95 24 39 64

Les Aiguilles de Bavella, c'est aussi un restaurant

Après notre marche d'une heure consacrée à la découverte des Aiguilles de Bavella, les propositions de la carte de ce restaurant tombaient à pic pour nous faire reprendre des forces. Si le contenu des offres des deux menus, le Tradition à 19 € 50 et le Bavella à 26 € 00, tous deux à 3 composantes, était intéressant, l'offre n'était pas assez diversifié pour notre tablée de cinq. Nous avons donc préféré exercer notre choix dans celle plus alléchante et plus typique des plats de la carte ... un peu plus chère.

Mon déjeuner se composera ainsi d'une Omelette au bruccio et à la menthe et d'un Fiadone. Mes coreligionnaires de table exploreront d'autres spécialités, comme les Tripettes à la mode corse, les Cannelloni au bruccio,  le Hamburger maison et pour le dessert, un Gâteau à la farine de châtaigne. Pour accompagner vineusement ces sympathiques et copieuses agapes, 1 pichet d'un litre de rosé frais et gouleyant, dont la provenance n'est pas mentionnée (mais que fait la DGCCRF corse !),  fera l'affaire. 

Premier constat, les plats sont bien troussés et copieux. Second constat, et c'est après tout le principal, ils sont bons, bien marqué en goût. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si cet établissement est choisi par bon nombre de pratiquants du GR20, qui passe à proximité, pour s'y requinquer. Notre note s'est montée à 113 € 00 pour 5, soit une moyenne par couvert de 22 € 60, un très honnête rapport qualité/prix qui bénéficie d'un service enjoué et rapide de Patrick.

Les Aiguilles de Bavella

Col de Bavella

20124 ZONZA

Tél. : 09 88 77 35 23

Site web : www.lesaiguillesdebavella.fr

Le Col, les Aiguilles et la Forêt de Bavella

Les aiguilles de Bavella sont un ensemble de murailles rocheuses et de pics déchiquetés, un endroit hostilement beau, exposé au vent et à une vue merveilleuse.

Elles culminent à 1899 m avec une vue imprenable sur la mer et la possibilité de voir l'île de Monte Cristo par beau temps. Certaines de ses aiguilles peuvent s'élever jusqu'à 900 mètres. Il est possible d'y accéder de deux façons :

· par une variante alpine du GR20 (entre Usciollu et Asinau). C'est une section très technique. Il y a un panneau "variante alpine" sur le GR20 en venant du refuge d'Asinau.

· pour les touristes, en se garant sur les parkings du col de Bavella (1220m d'altitude, à 1h de voiture de Porto Vecchio). C'est une des rares routes que traverse le GR20.

 

Source commentaire : www.le-gr20.fr

Je n'ose imaginer ce que doit être ce site touristique en plein mois de juillet, voir en août, quand on voit le monde qu'il drainait en cette fin de matinée du jeudi 23 juin 2016 ! Mais c'est vrai que le décor est somptueux et que cette muraille rocheuse vaut le déplacement, d'autant que sa route d'accès n'est pas ce qu'il y a de pire au niveau routier. Nous avons bien entendu délaissé l'activité ascensionnelle de ses parois pour nous recentrer sur sa découverte pédestre avec la promenade de la Pianona. Débutant non loin du parking du col de Bavella, le parcours mentionné par le Guide vert, d'une durée d'une heure, permet de découvrir la forêt de Bavella et ses pins majestueux, d'apercevoir la mer, rivage occidental, et d'admirer les fameuses Aiguilles de Bavella. Après cette promenade sportive et apéritive, on est fait prêt pour apprécier son casse-croûte maison ou pourquoi pas un déjeuner dans l'un des 3 restaurants présents sur ce site. Le stationnement est difficile, mais il suffit de détecter puis de franchir un passage rocailleux (attention à ne pas taper son carter ou son radiateur) pour accéder à un vaste parking qui offre pas mal de place à l'ombre. 

Jean-Félix Giorgi ... bientôt sur le GR20

L'année 2015 n'a pas été de tout repos pour Jean-Félix Giorgi, notre charcutier "corse" préféré, depuis une rencontre inoubliable en mai 2012. Tout d'abord quelques ennuis de santé l'ont contraint à abandonner sa présence du samedi matin sur le marché d'Ajaccio. Ensuite, sa boutique de Frasseto a été mazoutée !

Malgré ces coups du sort notre homme est toujours optimiste puisqu'il a décidé de s'installer dans  un refuge situé sur le GR20. Cette reprise, qui devait s'effectuer courant mai/juin 2016, a été reportée dans le courant du mois de juillet 2016, suite à un "petit incendie" ... Si tout va bien, et si le frigo à gaz canadien peut être livré jusqu'en Corse, notre homme devrait y proposer bien sûr les charcuteries issues de ses porcs corse et les terrines qu'il fabrique dans son laboratoire de Frasseto. A ce propos, le mardi 21 juin 2016 au matin, il recevait un agent de la filière "bio" dans le but d’obtenir ce label pour l'ensemble de sa fabrication.

Ce mercredi 22 juin 2016 en fin d'après-midi, après une petite séance dégustatrice très conviviale, nous avons seulement fait provision de quelques cochonnailles (bagages avion obligent !) de bon aloi, soit 2 saucissons secs et un morceau de noix de jambon... dont hélas il ne reste pratiquement plus rien ! Mais Jean-Félix expédiant toujours via le site http://www.gietaravu.net, nous aurons l'occasion de nous réapprovisionner plus tard.

Je profite de cette nouvelle visite chez Jean-Félix pour inclure ci-dessous la vidéo tournée chez lui en mai 2012 dont le passage consacré à la libération des 180 cochons est un grand moment !

L'Alta Strada

Jean-Félix GIORGI

20157 FRASSETO

Tél. : 06 09 03 10 15

Email : ?

Site web : www.alta-strada.com

Les divines glaces de Rocca Serra

C'est le 21 mai 2010, lors de notre premier séjour en Corse, que j'ai découvert les prodigieuses glaces proposées par François Rocca Serra sur le port touristique de Bonifacio. Pourtant, deux glaciers pratiquement côte à côte, juste séparés par une petite boutique de fringues, s'y disputaient  les faveurs de la clientèle touristique. Même si celui de droite revendiquait des "glaces corses", c'est  finalement au comptoir de Rocca Serra que je me suis accoudé. Ce qui m'a irrésistiblement attiré à choisir ce glacier plutôt que l'autre ? La couleur de sa glace à la pistache ! Elle n'était pas de cette couleur vert pomme propre à tous les "mauvais" glaciers, mais vert kaki. Si effectivement cette dernière couleur peut surprendre un gastronome néophyte, par contre elle séduit tout de suite le connaisseur. Et puis, sa dégustation a confirmé ma première impression, elle avait le vrai goût de la pistache, celle de Bronte en plus, issue des coteaux du Vésuve, une pistache qu'il serait un crime d’associer à l'arôme artificiel d'amande amère, comme celui qu'utilisent la plupart de ses confères avec leur pâte de pistache ordinaire. Un autre facteur avait également prédestiné à mon choix, celui du nombre incroyable de produits locaux mis en œuvre. Car il ne suffit pas d'attirer le chaland qui passe avec comme accroche "glaces corses", l'essentiel c’est quand même la qualité et l'originalité des produits travaillés. Cette adresse, je m'étais bien sûr empressé de la répertorier dans l'édition 2011 du Bottin Gourmand, d'autant que j'ai appris quelques temps plus tard, que c'était aussi celle de Pierre Hermé !

N'ayant pas pu pousser, à mon grand regret, jusqu'à ce lieu de plaisirs glacés en mai 2012, j'avais bien l'intention de me rattraper cette année 2016 pour satisfaire mon addiction aux glaces de François Rocca Serra mais aussi pour le faire découvrir à mes enfants. C'est ainsi que ce mercredi 22 juin 2016, sur le coup de 15 heures, je me suis à nouveau accoudé au comptoir pour commander le quatuor glacé suivant : Citron de Bastia - Bruccio du berger et cédrat confit - Farine de châtaigne de Corse - Mandarine d'Aléria. Goût authentique des produits "corse" utilisés, sucre bien dosé, bref un intense plaisir pour les papilles. Vingt minutes plus tard, je succombais une seconde fois à la tentation avec ce nouveau quatuor : Sorbet rose (du Maroc) et pétales confits - Myrte de mon jardin - Melon de Corse - Menthe et népita. Là encore, un pied total, même pour le Sorbet rose que j'avais choisi pour explorer la palette glacière de cet artisan surdoué, formé à cet art pâtissier très à part, comme me l'avait confié Bernard Huguet MOF Glacier, par Emile Lanteri-Minet, glacier à Nice.

Et puis, cerise confite sur le cornet glacé, j'ai eu la chance de rencontrer, malgré son emploi du temps serré, François Rocca Serra, avec qui j'ai pu discuter et échanger. Il m'a notamment fait part de sa rencontre avec Pierre Hermé alors qu'il doutait de la qualité d'une de ses glaces dont un des ingrédients pourtant en quantité infime ne lui convenait pas. Pierre Hermé a tout de suite identifié cet ingrédient ! Et quand il m'a demandé des nouvelles du Bottin Gourmand, je n'ai naturellement pas pu résister à tailler un nouveau costard à la triste équipe qui a pris notre suite !

Rocca Serra Glacier

François ROCCA SERRA

17 quai Comparetti

20169 BONIFACIO

Tél. : 04 95 73 10 08

Email : contact@lecoraildebonifacio.com

Site : www.lecoraildebonifacio.com

Lan'k, certes bon mais pas très généreux ...

Après avoir essayer pendant une bonne partie de la matinée de joindre sans succès le "Kissing Pigs" (il faudrait paraît-il les appeler la veille en soirée !), c'est sur les encourageants conseils de la jeune femme assurant la vente des billets d'accès à l'escalier du Roi d'Aragon que nous avons choisi ce restaurant ... qui appartient aux propriétaires du Kissing Pigs ! Situé dans une petite rue piétonne de la ville haute, il propose à sa clientèle de prendre place dans une petite salle ou en terrasse de rue. Ces dernières étant occupées, c'est dans la petite salle au décor rustique et rural, meule de granit et pressoir à olive obligent, que nous sommes installés. Si la formule du midi à 2 plats pour 21 € 00 ne manquait pas d'intérêts, par contre, pour 3 € de plus, le menu du jour à 3 plats offrait un choix plus séduisant. C'est finalement celui-ci que nous choisirons pour notre tablée. Pour moi, ce sera d'abord une bonne Terrine de poisson de minanna suivi par un Mignon de porcelet au caramel de pietra très bon lui aussi, mais par contre très chichement servi. La photo de ce plat parle d'elle-même avec au bas mot 80 g de viande dans l'assiette ! Ce sera d'ailleurs le talon d’Achille de ce déjeuner. Mon dessert, un Flan à la farine de châtaignes Corse était certes un peu consistant mais bien marqué en goût. L'Ardoise de charcuterie était bonne, comme le Dos de colin gratiné à l'aïoli et deux autres desserts, un Moelleux de chocolat, cœur à la châtaigne et son caramel au beurre salé et un Fiadone, pris en alternative par ma petite famille; le Canistrelli crème citron-mojito et meringue n'était plus disponible, dommage ... La carte des vins se limite aux ressources de l'Île de beauté avec 2 Patrimonio et un Calvi dans les 3 couleurs, décliné chacun en 3 contenances, 15 cl, 50 cl et 75 cl. Cette offre se complète d'une cuvée maison dont l'origine n'est pas précisée, et c'est bien dommage car il s'agit non pas d'un banal vin de la CEE, comme bien souvent, mais d'un bon vin de l'AOC "Corse" dont nous avons choisi la version rouge à 13 € 50 les 50 cl. Au final, cette escale bonifacienne nous est revenue à 29 € 40 par personne, vin compris, une honnête dépense dont le rapport qualité/prix pourrait être grandement amélioré si le plat de viande était plus copieux. Le chef, dont on peut suivre les évolutions depuis la rue, n'est pas très aimable et rembarre sans ménagements le curieux qui voudrait l'observer. Dernière précision et non des moindre si d'aventures vous choisissiez cette table pour vous y restaurer, le service du midi se termine à 13 h 15 précise ! A 13 h 20, deux clients qui avaient pourtant fait la montée pour venir y déjeuner, se sont vus refuser une table au motif qu'ils avaient passé l'heure ...

Lan'k

Jean CHOISY

5 rue Archivolto

20169 BONIFACIO

Tél. : 04 95 21 59 54

Bonifacio, vu depuis la mer et plus

Comme beaucoup de petites villes touristiques de la Corse du bord de mer, Bonifacio n'échappe pas au problème insoluble du stationnement. Si vous prévoyez de faire l'excursion maritime afin de découvrir cette magnifique cité, un double conseil, arrivez avant 10 h 00 et stationnez dans un des parkings de la Société des promenades en mer, c'est gratuit pour la journée et vous économiserez ainsi plus de 10 € 00 ! Si vous avez le choix d'une des compagnies qui assurent les promenades en mer, évitez celle dénommée Thalassa, dont le capitaine du bateau n'est pas très sympathique.

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Bijou de l'extrême Sud de la Corse, magnifiée par l'eau turquoise qui l'entoure tel un écrin recelant tant de trésors, Bonifacio est la commune la plus méridionale de France ...

Protégée par ses hautes falaises, la Citadelle a été construite sur un cap calcaire incomparable et domine fièrement la mer où les Bouches de Bonifacio séparent la Corse de la Sardaigne italienne.

Riche d'une histoire qui trouve ses sources à l'époque néolithique, Bonifacio a été le siège d'évènements historiques qui ont marqué profondément la ville par ses édifices religieux, son architecture médiévale, ses constructions militaires, son complexe portuaire ...

En vous rendant à Bonifacio, vous découvrirez un site extraordinaire par sa situation, entre mer et maquis, un musée vivant et authentique où l'artisanat local est mis à l'honneur. Vous serez totalement dépaysé à quelques milles du continent et passerez un séjour inoubliable dans un cadre idyllique et nature !

L'origine de Bonifacio n'est pas vraiment précisée dans les ouvrages, mais des dates approximatives déclarent sa création entre 828 et 833 par Boniface, marquis de Toscane, qui baptisa la ville. Comme tous les ports de commerce, Bonifacio a une longue histoire et au travers des époques, la ville a subie des mouvances sociales de grande ampleur.

L'origine de Bonifacio n'est pas vraiment précisée dans les ouvrages d'histoire mais des dates approximatives font état de sa création entre 828 et 833 par Boniface, marquis de Toscane, qui baptisa la ville. Comme tous les ports de commerce, Bonifacio fait état d'une longue histoire. Au FIL des époques, la ville a subie des mouvances sociales de grandes ampleurs.

Bonifacio est le fruit d'un conflit guerrier entre Pise et Gênes, ces deux grandes villes se sont en effet disputées avec acharnement cette citadelle qui était un maillon stratégique militaire et un complexe portuaire sans égal dans la Corse. Dans un premier temps, Pise fût maitresse des lieux jusqu'à la fin du XIIème siècle. Or, la réelle fondation de Bonifacio remonte en 1195, où la ville fût colonisée par les Gênois qui imposèrent à la ville des modifications militaires structurelles importantes.

Entre le XIIIème et XVème siècle, Bonifacio est une ville imprenable. Au fil des siècles, Bonifacio devient un pôle militaire, maritime et portuaire de la Corse.

Cependant, du fait de sa situation géographique et de son appartenance Génoise, Bonifacio a subit les attaques de nombreux assaillants, notamment Alphonse V, Roi d'Aragon, qui en 1420 a maintenu son siège pendant cinq mois avant de baisser les armes face à l'intouchable cité qu'était Bonifacio. La légende raconte que les troupes du Roi d'Aragon aurait creusé dans la falaise calcaire les 187 marches de l'escalier qui porte son nom.

L'Escalier du Roi d'Aragon, le Grain de sable et les Falaises calcaires de Bonifacio sont des attraits touristiques incontournables de cette antique cité.

La ville de Bonifacio est située à l'extrême sud de la Corse et est aussi la ville la plus au sud de la France; à une distance de 14 km se trouve la Sardaigne, cet espace constitue le détroit de Bonifacio.

La superficie de la région de Bonifacio est de 13 800 hectares dont 1/3 est constitué uniquement de calcaire et le reste de granit. La superficie calcaire s'étend sur 5000 hectares pour 7 km de profondeur. La fusion entre le granit et le calcaire, visible sur la petite plage de Pargan, s'est faite aux fils des siècles et offre un agréable spectacle du côté Est et Ouest.

Bonifacio est bâtie sur une presqu'île d'environ 1500 m de longueur sur 200 m de largeur, rattachée à la terre par l'isthme de Saint Roch.

Sa population est environ 2800 habitants l'hiver. La ville est scindée en trois parties : la Haute Ville, la Marine et les Alentours (la campagne). La Haute-Ville a été conçue sur une presqu'île de calcaire de 1500 m de long sur 200 m de large et de nombreuses habitations surplombent les falaises. La Marine dispose d'un port de commerce hébergeant les plaisanciers et permettant d'accueillir de nombreux bateaux en visite.

Bonifacio, de par sa situation géographique, dispose d'une multitude de criques, calanques et grandes plages, grottes. Elle est la ville la plus pittoresque de Corse et offre à ses visiteurs de nombreuses activités : Bateau, voilier, cinéma, discothèque, équitation, escalade, funboard, golf, promenade, pétanque, piscine, randonnée, ski nautique, tennis, V.T.T... Et encore bien d'autres choses...

Bonifacio, la Cité des falaises, est entourée de fortifications qui ont protégées au fil des siècles, la haute ville des attaques des assaillants. 
Pour accéder à sa citadelle depuis le port, deux possibilités s'offrent aux visiteurs par les anciens pont-levis. Par la route, ou à pied par la montée Rastello puis la montée Saint Roch plus communément appelée "la grimpette" d'où les visiteurs atteignent le pont-levis de la Porte de Gênes, construit en 1588.

La haute ville offre des points de vue imprenables sur les falaises de calcaire rongées par la mer, le Grain de Sable, les bouches de Bonifacio et la Sardaigne juste en face. 

A travers les ruelles étroites surplombées de nombreux aqueducs, les hautes maisons aux façades blanches se dressent à l'infini et nous plongent dans les vestiges d'un passé millénaire. En période de siège, les aqueducs servaient à recueillir et à acheminer les eaux de pluie vers la Cisterna, la réserve en eau potable.

Plusieurs églises parmi lesquelles Sainte Marie Majeure, principal et plus ancien édifice de Bonifacio, Saint Dominique, Saint François ou Saint Jean-Baptiste témoignent de la profonde piété des bonifaciens, toujours présente lors des processions religieuses des différentes confréries pendant la semaine Sainte.

La Maison du Podestat, ancienne demeure qui représentait l'autorité de la république de Gênes dans la ville, la Maison qui hébergea Bonaparte en 1793 dans la rue des Deux Empereurs, Charles Quint et Napoléon Bonaparte, les couvents, les phares ... nombreux sont les monuments à visiter.

L’Escalier du Roy d’Aragon et ses 187 marches, visible depuis la mer et situé à l’extrémité sud du promontoire, les Jardins de Carotolla, les arches de l'Archivolto ... sont autant de lieux à découvrir.

 

Source commentaire : http://www.bonifacio.com

Jeannot Esteban : 89 ans et toujours fidèle au poste !

Si depuis notre dernière visite en mai 2012 la "Confiserie de la Cité Impériale" a changé d'enseigne et s'appelle désormais "La Boutique du Petit Praliné", Jeannot Esteban, 89 ans au compteur, y officie toujours avec pugnacité, passion, jovialité et disponibilité. Nous avons pu en témoigner ce mardi 21 juin 2016 vers 18 h 30, car bien qu'occupé à nettoyer son véhicule pour rejoindre son épouse, il a tenu à revenir dans sa boutique et nous faire la dégustation de tous ses nougats. Et pas question pour moi de ramasser un morceau de cette friandise divine tombée malencontreusement par terre, je l'aurais vexé ! Cette nouvelle escale dans ce paradis du nougat nous a aussi permis de faire la connaissance de Régis Esteban, le fils, dont nous avons grandement apprécié la générosité à l'issue de nos achats de 11 plaquettes de nougat (Arrondissement de 88 à 85 € de la note, sachet de noisettes de Cervioni caramélisées et foulard Napoléon en cadeau !). Enfin, lors de nos emplettes, je n'avais pas prêté attention à la DLUO imprimée au dos de chaque plaquette de nougat. Mais de retour à la maison, quand j'ai vu apparaître pour certaines d'entre elles les mentions 05/2016 et 06/2016, j'ai contacté Jeannot Esteban, pour lui en faire part. Dans les jours à venir, si j'en crois la famille Esteban qui m'a contacté depuis au téléphone, je devrais avoir l'agréable surprise de recevoir à partir de la semaine 29 un colis rempli de cette divine friandise en dédommagement ! Aujourd'hui (22 août 2016), toujours pas de nougats !

La Boutique du Praliné

ESTEBAN & FILS

Rond point d'Afa - Route de Sagone

20167 ALATA

Tél. : 04 95 10 82 27

Email : esteban-bonaparte@wanadoo.fr

Baptême de plongée avec Isula Plongée

Quand ma fille Carole a découvert que nous allions passer nos vacances d'été en Corse, le chèque cadeau pour un baptême de plongée s'est imposé tout de suite pour mon Noël ! Six mois après, RV était pris avec le responsable de cette entreprise pour le lundi 20 juin 2016 à 14 heures, un RV annulé par le staff d'Isula Plongée sur le coup de midi pour cause de mer agitée. C'est finalement le lendemain à la même heure que nous avons enfilé nos équipements et embarqué sur un gros bateau pneumatique propulsé par 2 moteurs Yamaha de 130 CV chacun, histoire de regagner rapidement le site des Îles Sanguinaires où devait s'effectuer mon baptême de plongée, mais aussi celui d'une dizaine autres "plongeurs novices".

Jusqu'à ce jour, mon expérience en plongée avec bouteille se limitait à une immersion dans la piscine de Salbris où à 4 mètres de profondeur, j'avais passé en revue avec un collègue de la DDJS (au grand dam de ma "féminine hiérarchie", plus affolée par la paperasserie administrative qu'il aurait fallu remplir en cas d'accident que par mon accident éventuel !) la sécurité de la bouche de recyclage de l'eau. J'avais quand même souffert du phénomène de pression. Autant dire qu'en mer, et à une profondeur de 6 mètres, si je n'étais pas trop inquiet par contre une petite appréhension pointait sur mes tympans, légèrement endommagés par le concert des Stones au Stade de France en juillet 1998. Le moniteur qui m'a pris en charge, un adjectif on ne plus plus approprié, m'a mis tout de suite en confiance et m'a donné la clé pour éviter d'avoir mal à mes trompes d'Eustache. Mon baptême, filmé par mon fils Romain, a duré un peu plus de 20 minutes. Il m'a permis d'explorer la faune sous-marine, et de rencontrer notamment des Oursins, des Rougets dorés, des Sars communs et des Sars à tête noire, mais heureusement aucun "Sar cosy" ! Ma fille Carole a préféré s'octroyer le plaisir de la Balade aquatique avec moniteur, une découverte intéressante de 40 minutes pour 27 € 00.

Isula Plongée

Jean-Pierre VIGNOCCHI

Plage de Cala di Sole

Route des Sanguinaires

20000 AJACCIO

Tél. : 04 95 52 06 39 ou 06 11 64 75 81

Email : isula-plongee@orange.fr

Site web : www.isula-plongee.com

Les fromages de chèvre et de brebis de la Coopérative d'U Taravu

Ma fille Carole s'étonnait de ne pas trouver une Coopérative fromagère en Corse et j’étais persuadé que dans ce département insulaire, il n'y en avait pas. Le providentiel Google m'a prouvé le contraire en me sortant de son moteur de recherches la Coopérative fromagère U Taravu située, ça tombait bien, à quelques encablures de notre lieu de villégiature. Ce mardi matin 21 juin 2016, en route vers Petreto. Nous profitons du géant eucalyptus pour mettre notre Sandero Stepway de location à l'ombre, il fait déjà 24° à 10 h 30. L'accueil, assuré par une jeune fille affectée à la découpe et à la vente des fromages, est très sympathique. Elle  se fait en outre, un plaisir de répondre à nos différentes interrogations sur la production fromagère de sa Coopérative. Nous apprenons ainsi que celle-ci est la seule en Corse du Sud. Il en existerait peut-être une autre en Haute Corse, mais elle ne peut pas nous le certifier. La plupart des fromages en vente sont fabriqués avec un lait de mélange brebis/chèvre. C'est le cas du Bruccio non AOC proposé ici, dont l'utilisation de ce patronyme ne sera plus autorisée d'ici la fin de l'année. En effet, le vrai Bruccio est un fromage AOC, le seul à être fabriqué avec du lactosérum, et à ce titre on ne peut pas utiliser ce terme sauf si on fait parti du Syndicat de ce fromage.

Nous avons fait l'acquisition de 4 types de fromages, à savoir le Brocciu, en format d'un kg, qui était encore tiède, un Fromage pur chèvre, de quelques semaines, fondant et goûteux à souhait (on aurait dû en prendre un autre !), une Tommette brebis/chèvre de 2 mois d'affinage, excellente, et une Tomme brebis/chèvre de 4 mois d'affinage, plus marquée en arômes et en goût, avec une légère acidité, mais excellente elle aussi. Bref cette adresse est à marquer d'une pierre blanche si vous passez par là. Une halte s'y impose !

Coopérative fromagère U Taravu

Jean-Luc SANTONI

20140 PETRETO-BICCHISANO

Tél./Fax : 04 95 24 35 45

Email : coopfromtaravu@orange.fr

Filitosa, 8000 ans de mystère et d'histoire

Bien qu'en ce début d'après-midi du dimanche 19 juin 2016, le temps ne soit pas très favorable, nous avons choisi d'explorer le site préhistorique de Filitosa. 8000 ans en effet que Filitosa garde jalousement ses statues, ses menhirs, ses monuments circulaires, appelés aussi les torre, et ses vestiges archélogiques : fragments de céramiques, armes et bien d'autres chefs d'oeuvre (Exposés dans une salle située au départ de la découverte du site).

Véritable musée à ciel ouvert, Filitosa conserve les traces d'une très longue occupation qui s'étale du VIème millénaire avant notre ère jusqu'à la période romaine. Au IIème millénaire avant JC, les sculpteurs mégalithiques feront de Filitosa le plus grand centre de l'art statuaire corse, l'un des plus prodigieux de méditerranée.

Ce site exceptionnel a été découvert en 1946 par Charles-Antoine Césari et fouillé 20 ans durant par l'archéologue et chercheur au CNRS, Roger Grosjean.

Classé monument historique, Filitosa est considéré aujourd'hui comme l'une des aventures archéologiques les plus riches de la Corse.

Station préhistorique de Filitosa

20140 SOLLACARO

Tél. : 04 95 74 00 91

Fax : 04 95 74 01 34

Email : contact@filitosa.fr

Site web : www.filitosa.fr

Coordonnées GPS : 41°44'42.3" N - 8°52'12.6"

Les Canistrelli de la Maison Galeani

Cette maison proche du Marché Central a été créée en 1835. Sa responsable est souriante, accueillante, guillerette et généreuse. On s'y presse notamment pour ses savoureux et croustillants Canistrelli, sortes de biscuits sablés typiquement corse et non italien comme on peut parfois l'entendre, dont on peut remplir sans compter son pochon en papier à l'aide d'une pince mise à disposition. Ils sont présentés dans des petites panières en osier et déclinés, nature, à l’anis, au miel, à la noix de coco et chocolat, aux amandes ou encore aux raisins. On y trouve aussi des Canestra, sorte de pâte briochée, sucrés ou salés, farcis ou non, des Chaussons aux blettes, des Gâteaux châtaignes, myrtes et zestes de citron, des Falcullelles, petits gâteaux au brocciu cuits sur des feuilles de châtaigner, sans oublier le suave Moelleux à la châtaigne et le délicieux Ambrucciate, tarte au bruccio de brebis, à fondre de plaisirs. Et puis, enseigne boulangère oblige, vous pourrez bien sûr y prendre du Pain rustique et complet au levain, voir une Boule de campagne ou bien la traditionnelle Baguette, autant de pains qui mériteraient toutefois un petit temps de cuisson supplémentaire, histoire de passer du qualificatif bon à excellent.

Le total de nos achats glanés au gré de notre humeur sucrée ... et salée, s'est élevé à 40 € 30, somme arrondie à 40 € 00 par la responsable.

Maison Galeani

3 rue Fesch

20000 AJACCIO

Tél. : 04 95 21 39 68

Site web : www.facebook.com/Boulangerie-Galeani-686115078186328/

Marché Central d'Ajaccio

Situé sur la place  du Maréchal Foch, se dresse le Marché Central d'Ajaccio. Il offre tous les jours de 8 h 00 à 13 h 00, sauf le lundi, une offre diversifiée de commerces alimentaires (Biscuits, Charcuteries, Confitures, Fromages, Fruits & légumes, Huile d'olive, Produits apicoles, Vins ...).

Toutefois, il convient de bien observer les étiquettes, quand elles sont présentes, pour ne pas se faire piéger comme un "touriste". Ainsi, la mention "Fabriqué en Corse" n'apporte que le gage d'une fabrication dans ce département, mais aucun sur l'origine des ingrédients qui composent les produits proposés à la vente. La photo ci-dessous des "confitures" en est l'illustration parfaite ! Prudence donc, et mieux faire un tour complet de tous les exposants, avant d'acheter. Enfin, dans le bas de ce marché, à quelques mètres, se situe la Halle aux poissons. On y trouve moult poissons locaux sur les bancs réfrigérés de plusieurs "petits professionnels". Ce dimanche 19 juin 2016, il n'y avait pratiquement que des espèces pour faire une bonne soupe de poissons. A ce propos, une très bonne en bocal est vendue par la personne officiant au lieu de la prise photographique ... située vers le fonds de cette halle.

Jean-Félix Giorgi, mon charcutier favori, auquel je consacre un chapitre gourmand un peu plus haut, suite à quelques problèmes de santé, n'y est plus présent. Par contre, la Confiserie Impériale de "Jeannot Estéban", notre fringuant octogénaire de 89 ans, propose ses merveilleux nougats sur un stand situé en haut de ce marché (Attention toutefois à bien, lire ses étiquettes de DLUO).

Marché Central

Place du Maréchal Foch

20000 AJACCIO

Gîte à Santa-Maria Siché

Pour ce troisième séjour en Corse, nous avions demandé à "Gîtes de France", après avoir sélectionné 2 gîtes, de prendre en charge les modalités de nos transport aérien et terrestre vers l'Île de beauté. C'est ainsi que nous sommes partis de Nantes pour Ajaccio par la compagnie Volotéa, et qu'à notre arrivée ... avec 1 heure et demi de retard, je me suis présenté au guichet Avis de cet aéroport. Après un accueil "limite commercial", j'ai pris possession d'une Sandero Stepway affichant 1700 km au compteur. Ce véhicule s'est montré à la hauteur de son concept "low cost", notamment son GPS, avec un énoncé vocal taillé à la serpe et difficile parfois à comprendre, faisant un "nouveau calcul" sitôt qu'on faisait une simple marche arrière, un GPS qu'il fallait aussi réactiver si vous aviez le malheur de vous arrêter en cours de route et de couper le contact !

Bref, ce 18 juin 2016 sur le coup de 20 heures, nous avons pu nous installer dans le confortable et spacieux (86 m2) gîte classé 3 épis de madame Meucci sis à Santa-Maria Siché. Pas de problème au niveau équipement, avec pratiquement tout ce qu'il fallait pour cuisiner, pour entreposer la nourriture grâce un grand réfrigérateur, une grande table et 2 banquettes en cuir. Au niveau des inconvénients, une salle bains et un wc pour 6 occupants, et des matelas équipant les grands lits dont on sentait bien les ressorts. En outre, sa situation en bordure de la D2 occasionnait des nuisances sonores dès 6 h 30 du matin, surtout quand on dort la fenêtre ouverte. Autres sources de nuisances sonores, les aboiements matinaux des occupants canins d'un chenil au départ de leur maitre et le taillage de l'herbe avec un rotofil à moteur entre midi et deux. Lors de notre départ, madame Meucci nous a fait cadeau de 2 bouteilles de vins rosés de l'AOC Ajaccio, une attention à laquelle j'ai été sensible.

Gîte N°19931

François MEUCCI

Canaso

20190 SANTA-MARIA SICHE

Tél. : 04 95 25 72 91 ou 06 65 89 94 01

Cette photo est un hommage à mes parents et grands-parents, témoins d'une époque conviviale où dans  un même  lieu se côtoyaient un salon de coiffure, un café et un restaurant !

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