Archives Mai 2015

Des nouvelles neuves des vins du Château de la Presle

La dégustation des vins du Domaine de la Presle est souvent liée à la réunion annuelle de l’assemblée générale de l’ASPEL - Les amis de Lastours *, une association dont je suis adhérent et dont plusieurs de ses membres apprécient la production d'Anne-Sophie et Frédéric Meurgey, profitant de l’occasion de ma venue en Limousin pour s’approvisionner à bon compte.
Celle-ci ayant été fixée au 10 mai 2015, je me suis donc rendu au Château de la Presle le 2 mai 2015 afin de faire le bilan gustatif de la gamme des vins proposés à la vente, ou presque.

 

Voici mes commentaires les concernant :

 

- Méthode traditionnelle 2009 blanc : Auparavant élaboré à partir du seul cépage Arbois, appelé Menu Pineau dans le Val de Loire, il est désormais issu exclusivement du cépage Chenin. La robe est claire, les bulles sont assez fines, la bouche est agréable et légère mais manque un peu d’amplitude. Pour 6 € 50, le rapport qualité/prix est intéressant. J'en prends 6 pour l'ASPEL.

 

- Crémant de Loire 2007 brut blanc : A la différence du vin précédent dont les raisins sont vendangés à la machine, ceux du Crémant de Loire sont obligatoirement cueillis à la main et transportés dans des caisses non étanches (1 m 20 au plus de côté), avec un délai maximal de 24 heures pour être pressurés. Les cépages autorisés sont le Chardonnay, le Chenin, l’arbois, le Cabernet franc, le Cabernet sauvignon, le Grolleau, le Grolleau gris, le Pineau d'Aunis et le Pinot noir. Le Crémant de Loire du Domaine de la Presle est le fruit de l’assemblage de 60 % de Chardonnay et de 40 % de Menu Pineau (Arbois). Les bulles sont très fines et élégantes, la bouche est crémeuse et comme ce vin est dosé entre 4 et 6 g/l, c’est un Crémant vineux et vif, tout ce qu’on peut attendre d’un « brut ». Idéal pour un apéritif raffiné, on peut aussi en faire un bel accompagnant d’un repas mettant notamment en scène une entrée légère et un plat de poisson. J’en prends 6 + 6 + 12.

 

- Touraine Sauvignon 2014 : L’année 2014 est arrivée à point pour produire des vins plus élégants et plus aromatiques que ses devancières. Ce Sauvignon est en l’illustre exemple. Le nez est fin et racé, la bouche est ample, avec des notes exotiques charmeuses. A 5 € 40 la bouteille, je me laisse facilement tenter par 6 flacons, histoire d’accompagner les remarquables asperges "Argenteuil" (variété ancestrale cultivée depuis 1805 dans la ville éponyme), de Florence Hardy à Tour-en-Sologne.

 

- Touraine Victoire 2008 : Ce vin est l’ancienne appellation Vieilles Vignes de la maison, rebaptisée ainsi en hommage à la quatrième des 5 filles des Meurgey. Le nez est discret, mais la bouche se révèle dense et très ample, bien structurée, avec une dominante florale tirant sur l’acacia. Bien que vinifié en grande partie en fût, le bois est totalement digéré. Un vin a réserver à des plats de poissons nobles, Saint-Pierre, Sole, Turbot … J'en provisionne 12 bouteilles.

 

- Touraine Gamay 2014 : La dégustation de ce vin est la preuve que le millésime 2014, au moins en Loir-et-Cher, est réussi. La robe rubis est joliment brillante, le nez très fruité, et la bouche est souple et gouleyante à souhait. Bref, un vrai Gamay de soif pour plats canailles et déjeuners entre copains … ou copines, voir les deux !

 

- Touraine Côt 2011 : Si le cépage "Côt" est un cépage typique de la Touraine, il est plus souvent associé à d’autres dans les vins proposés par les vignerons. Frédéric Meurgey a pris le parti de le présenter seul. Je n’ai pas été emballé par ce millésime 2011, au nez discret et à la bouche mince et fugace.

 

- Touraine Côt 2012 : Ce millésime 2012 s’en tire un peu mieux que le 2011, avec un nez plus expressif et une bouche plus soutenue par des tanins rustiques. On attendra de voir le 2014 pour se faire une meilleure idée du potentiel de ce cépage sur le terroir de Oisly.

 

- Touraine Cabernet franc 2010 : Encore un cépage typique de la région qui sert notamment à la production des Saumur, Saumur-Champigny (associés ou non au Cabernet sauvignon), et aux  Chinon, Saint-Nicolas de Bourgueil et Bourgueil (sans assemblage). Si d’habitude je ne suis pas séduit par ce vin, je dois avouer que ce 2010 présente pas mal d’atouts. La robe est rouge sombre, le nez de fruits rouges est séduisant et la bouche est tannique sans excès et longue. Un vin très agréable dont je prends 6 flacons pour mes amis du Limousin 

 

- Touraine Jean-Baptiste 2009 : Encore un vin de ce domaine qui n’est pas ordinairement ma tasse de thé, un vin que je trouve souvent austère. Constitué de 40 % de Côt, 40 % de Pinot noir, et de Gamay et de Cabernet à parts égales, ce millésime 2009 est très engageant. La robe est rouge sombre, le nez est intense dans un registre fruits rouges, la bouche est suffisamment tannique mais non rugueuse, avec une longueur très appréciable. Comme pour le vin précédent, j’en sélectionne 6 bouteilles pour ... le Limousin.

 

- Touraine Pinot noir 2009 : Bien que la Touraine à l’ouest d’Orléans ne soit pas, à mon humble avis, le meilleur lieu d’expression du Pinot noir, ce cépage est autorisé dans la production des Touraine AOC, mais en cépage accessoire, comme le cabernet sauvignon. Il est très souvent associé au Gamay. Frédéric Meurgey, de par ses origines bourguignonnes, le vinifie seul. Si le nez est agréable, la bouche tire sur la cerise confite, mais avec une dominante "alcooleuse" dérangeante. A revoir éventuellement.

 

- Touraine Philéa 2008 : C’est le "vin rouge" emblématique du domaine. D’une part, du fait de son appellation, contraction de Philippine et Andréa, les prénoms de leurs filles, d’autre part, au regard de son assemblage, de 70 % de cabernet franc et 25 % de cabernet sauvignon, longuement élevé en fûts de chênes neufs et plus anciens. Déjà en vente l’année dernière, il s’est arrondi et a gagné en équilibre et en amplitude. Il pourra encore vieillir quelques années ou s’accommoder d’une viande rouge en sauce, voir un gibier à plumes. Vin favori de mes amis du Limousin, 18 bouteilles prennent le chemin du coffre de mon véhicule.

 

* Cette association, www.chateau-de-lastours.fr et www.facebook.com/aspel.lastourscréée en 1979, a pour but de regrouper toutes les personnes, physiques ou morales, intéressées par l'étude et par la mise en valeur du patrimoine artistique et culturel de Lastours (87 800) et de sa région; sur un plan plus général, elle œuvre pour la sauvegarde du patrimoine et de l'environnement du Limousin sous tous ses aspects, histoire, traditions, artisanat, environnement ... 

Domaine Jean-Marie Penet

Anne-Sophie & Frédéric MEURGEY

La Presle

41700 OISLY

Tél. : 02 54 79 52 65

Fax : 02 54 79 08 50

Email : domaine.jean-marie.penet@wanadoo.fr

Site web : www.domaine-penet.com

Hommage à Lynyrd Sknyrd

En 1964, Ronnie Van Zant (chanteur), Allen Collins et Gary  Rossington (guitaristes), Larry Junstrom (bassiste) et Bob Burns (batterie), alors tous étudiants, forment le groupe "My Backwards". Ils commencent à se produire dans la région de Jacksonville, avec une musique aussi bien influencée par la British Invasion que par le blues sudiste et la country. Après plusieurs changements de nom, ils finissent par opter pour Lynyrd Skynyrd en hommage vengeur à Leonard Skinner leur prof de gym, intolérant aux cheveux longs.

A partir des années 70, le groupe s’agrandit avec l’arrivée au clavier de Billy Powell, du troisième guitariste Ed King et du nouveau bassiste Leon Wilkinson. Le producteur Al Kooper, impressionné par une de leurs prestations en 1972 à Atlanta, les signe sur son label MCA et produit le premier album du groupe.

Leur premier album, "Pronounced Leh-Nerd Skin-Nerd", paru en 1973, séduit rapidement public et critiques avec son blues-rock puissant et ce fameux "triple guitar attack" associé à cette image de groupe rebel. Le single "Free Bird" composé en hommage à Duane Allman s’établira doucement mais sûrement comme un des plus grands succès commerciaux de toute l’histoire du rock (un des morceaux les plus joués sur les ondes pendant trois décennies). Le cliché veut que le public réclame systématiquement la chanson lors des concerts, quelque soit l’artiste qui joue…

L’ouverture de la tournée Quadrophenia des Who en 1973 permet à Lynyrd Skynyrd de séduire rapidement un large public. Lors d’un concert, les Who refusent même d'entrer en scène après eux, tellement le public en redemande. Le deuxième album, "Second Helping" paru en 1974 propulse le groupe vers les sommets artistiques et commerciaux. Son monumental single "Sweet Home Alabama" en réponse à Neil Young ("Alabama" et "Southern Man") deviendra l’hymne officiel de l’Alabama.

Les tournées s’enchaînent, ce qui n’empêche pas le groupe d’exploser une nouvelle fois les ventes avec son troisième album studio "Nuthin' Fancy" sorti en 1975, et son single "Saturday Night Special" sur lequel le nouveau batteur Artimus Pyle remplace Bob Burns. En revanche, sur "Gimme Back My Bullets" sorti en 1976, Lynyrd Skynyrd commence à montrer des signes de fatigue et n’atteint pas logiquement le succès de ses deux prédécesseurs. Le double live "One More from the Road" sorti en 1976, permet quant à lui de renouer avec le top ten et dévoile trois choristes fraîchement recrutées, Leslie Hawkins, Cassie Gaines et JoJo Billingsley, ainsi que le nouveau guitariste Steve Gaines (frère de la choriste) palliant le départ d’Ed King.

Trois jours après la sortie de l’album "Street Survivors" en 1977, l’avion transportant le groupe entre deux concerts s’écrase le 20 octobre 1977 dans le Mississippi. Un problème de moteur constaté avant le décollage aurait entraîné une panne de carburant… Décèdent sur le coup, le leader chanteur et compositeur Ronnie Van Zant, le guitariste Steve Gaines, sa sœur Cassie Gaineschoriste, l’assistant manager ainsi que le pilote et le copilote. Les autres sont tous blessés, grièvement pour la plupart : vertèbres cervicales fracturées pour Allen Collins qui échappe de peu à l’amputation d'un bras tout comme son collègue Leon Wilkeson, jambes et bras cassés pour Gary Rossington, lacérations faciales et trois fractures cervicales pour la choriste Leslie Hawkins, côtes cassées pour le batteur Artimus Pyle. Après le crash, ce dernier arrivera tout de même à courir près d’un kilomètre pour trouver du secours auprès d’un fermier qui, dans un premier temps l’accueille avec une giclée de plomb dans l’épaule …

Lynyrd Skynyrd splitte après cette tragédie ce qui n’empêche pas Street Survivors, ayant tout d’un retour au sommet, de se placer une nouvelle fois dans le "top ten" avec des ventes considérables. Compte tenu de l’évènement, MCA remplace la pochette originale où le groupe se tient au milieu des flammes par la même mais sans les flammes, sur fond noir.
Quelques années plus tard, Gary Rossington et Allen Collins forment un groupe, “The Rossington-Collins” auxquels s’adjoignent Band Dale Krantz, Billy Powell, Leon Wilkeson, Barry Lee Harwood et Derek Hess. En 1986, Allen Collins  se crashe une nouvelle fois, ivre au volant de sa voiture. Sa petite amie est tuée sur le coup et lui reste définitivement paraplégique.

Les "survivants" se réunissent en 1987 pour une tournée "hommage" de laquelle est tiré le double live "Southern By the Grace of God/Lynyrd Skynyrd Tribute Tour – 1987". A cette occasion, Gary Rossington, Billy Powell, Leon Wilkinson et Artimus Pyle rappellent Ed King et invitent Johnny Van Zant à remplacer son frère Ronnie, au chant. Allen Collins, compte tenu de son handicap physique, est dans l’impossibilité de jouer. Il participe tout de même comme directeur musical; il succombera d’une pneumonie en 1990

Suite à la réaction plus qu’enthousiaste du public, cette nouvelle formation décide de retourner en studio pour une poignée d’albums qui sortiront durant les années 90. Malgré le décès du bassiste Leon Wilkeson ainsi que plusieurs changements de personnel, le groupe est toujours en activité aujourd’hui. Enfin, en 2005, Lynyrd Skynyrd a été introduit au Rock and Roll Hall of Fame.

Si vous ne connaissiez pas Lynyrd Skynyrd, voici deux vidéos pour les découvrir. La première, concerne la version studio de "Sweet home Alabama*" (paroles disponibles en cliquant sur l'astérisque), extrait de l’album "Second Helping". La deuxième vidéo en reprend la version live enregistrée le 2 juillet 1977 à l’Oakland Coliseum Stadium, juste quelques mois avant leur tragique accident du 20 octobre 1977.

 

Discographie de Lynyrd Skynyrd :

 

1973

Pronounced Leh-Nerd Skin-Nerd

1974

Second Helping

1975

Nuthin' Fancy

1976

Gimme Back My Bullets

1976

One More from the Road

1977

Street Survivors

1988

Southern by the Grace of God : Lynyrd Skynyrd Tribute Tour - Vol. 1

1991

Lynyrd Skynyrd

1993

The Last Rebel

1994

Endangered Species

1996

Free Bird : The Movie

1996

Southern Knights

1997

Twenty

1998

Lyve

1999

Edge of Forever

2000

Christmas Time Again

2003

Vicious Cycle

2004

Lyve : The Vicious Cycle Tour

2007

Lyve from Steel Town

 

Source : http://www.destination-rock.com

Retour au gîte de Quemper-Guezennec

Nous l'avions découvert  et bien apprécié l'année dernière, ce gîte de Jacqueline & Jean-Charles L'Hostis, labellisé Gîtes de France  sous le N° 22G152034,  nous a donc accueillis pour ce nouveau séjour en Côtes d'Armor, motivé notamment par la manifestation Rock'n Toques de Saint-Brieuc. Si en règle générale, "Gîtes de France" n'est guère attentif aux remarques qu'on peut lui adressées, heureusement, certains de ses adhérents y sont plus sensibles. C'est le cas de Jacqueline & Jean-Charles L'Hostis, qui mettent un point d'honneur à prendre en compte les suggestions que peuvent leur faire leurs hôtes, et ainsi améliorer leurs conditions de confort. Nouveaux fauteuils pour la salle à manger, couette dorénavant adaptée à un lit de 160 X 200 et création d'un terrain de boules, telles étaient les nouveautés et améliorations apportées depuis notre précédent séjour. Par contre, le petit train vapeur du Trieux qu'on pouvait apercevoir passer plusieurs fois par jour, a été contraint de cesser son activité touristique, faute de subvention de la mairie de Paimpol, dont l'élu responsable ne peut plus (ou plutôt ne veut plus !) le financer de concert avec l'aéroport de Lannion. Perte sèche annuelle pour la commune de Pontrieux, son terminus, 25 000 touristes !

Les "images de verre" de Jean Divry

J'ai découvert cet "atelier" grâce à Daniel Jaguin qui souhaitait me faire découvrir le marché de Paimpol. Il est la propriété de Jean Divry, un artiste né à Montreuil en 1953 et installé en Bretagne depuis 26 ans. Il expose régulièrement ses œuvres en France, à Paris, ainsi qu'en Belgique, à Beyrouth ou à Dubaï. Intemporelles, éternelles et vivantes, celles-ci, comme des aimants, détachent le spectateur de son quotidien pour l'immerger dans un autre monde, empli de sérénité et de mystères. On est saisi dans sa salle d'exposition par ses Images de Verre, réalisées à partir de documents et de métaux précieux, plongeant votre regard dans l'insondable de chefs d'œuvre nourris des plus belles références à l'histoire de l'humanité, à l'évocation des peuples et des civilisations. L'artiste réalise un travail au croisement de l'archéologie et de l'art contemporain où se mêlent le raffinement du Japon féodal et les mystères des civilisations disparues d’Amérique centrale ou d’Afrique, bref une archéologie maîtrisée, documentée et enrichie par ses voyages. Si vous passez à Paimpol, une visite de cet "atelier", qui rappelle un "cabinet de curiosités"s'impose.

Atelier Jean Divry

6 rue Saint-Vincent

22500 PAIMPOL

Tél. : 02 96 20 54 56 et 06 75 21 98 68

Email : jean.divry@orange.fr

Site web : www.divry.fr

Nicolas Guélou, meilleur crêpier de Bretagne ?

Les concours touchent aujourd'hui pratiquement toutes les professions. Bien sûr, celle de crêpier, n'y échappe pas !  C'est ainsi que le 16 mars dernier, à l’initiative de la Fédération de la Crêperie de Bretagne*, 21 professionnels des "biligs" se sont affrontés à l’occasion du Festival de l’artisanat au Parc des expositions à Quimper. Le sujet a été donné aux participants trois semaines auparavant, avec une liste très stricte de produits à utiliser. Chacun des candidats a fait son choix parmi ceux-ci. Il a disposé le jour du concours d’une heure pour confectionner et présenter aux 10 jurés, 6 préparations, deux galettes et 4 crêpes. Le palmarès était le suivant :

- Bretagne :

Médaille d'or : Nicolas Guélou, Ty Goëm à Trébeurden avec sa Galette tartare de cabillaud aux algues avec crémeux au chèvre à l’intérieur et coulis de poivron rouge et sa Crêpe façon tarte au citron meringuée

Médaille d’argent : Christophe Beuriot, La Frégate au Faou (29)

Médaille de bronze : Alban Colin, An Dol Breizh à Audierne (29).

- Départemental :

Côtes d’Armor : Nicolas Guélou, crêperie  "Ty Goem" à Trebeurden

Finistère : Christophe Beuriot, crêperie "La Frégate" à Le Faou

Ille-et-Vilaine : Amandine Androuin, crêperie "Ker Soazig" à Rennes

Morbihan : Céline Pasquier, crêperie "l’Art et la Manière" à Guer

L’occasion était trop belle en arrivant dans les Côtes d'Armor de commencer par une crêperie et de se faire une idée de la valeur de ce concours en allant nous attabler chez celle tenue par Nicolas Guélou, lTy Goëm à Trébeurden, un jeune "crêpier" de 28 ans, pâtissier de formation et passé quelque temps par les cuisines de La Clarté de Marie-Claude & Daniel Jaguin.

Mon premier sentiment en arrivant devant cet imposant bâtiment de style moderne m'a laissé dubitatif. On a plus l’impression de voir un complexe de restauration de bord de mer dans lequel on a installé une crêperie au rez-de-chaussée, que d’entrer dans une crêperie autonome, une vraie crêperie au sens où je l’entends. Toutefois, une fois dans l’établissement, le décor avenant et les tables en bois bruts ont quelque peu tempéré mon préjugé. La carte des festivités n’est pas trop longue, ce qui est rassurant et toujours gage de qualité. Mais une sorte de bévue de lèse-Bretagne attire mon œil, le libellé "Andouille de Guéméné", dont l’orthographe fautive (qui pourrait être considérée normale hors Bretagne !), me ramène à une réalité trop souvent constatée chez beaucoup de professionnels de la crêpe, leur manque de vigilance et de rigueur dans leur communication papier ! Autre point d’achoppement, la présence des "cidres industriels" de Loïc Raison (30 millions de bouteilles produites annuellement) et Écusson (cidre du cousin normand, d’à peu près le même volume de production), qui constitue pour moi une hérésie, mais surtout une grosse faute de goût, totalement à l'inverse de la démarche, d'ailleurs fort salutaire, de "proximité locale" que voudrait faire passer cette maison à sa clientèle, en lui communiquant sa liste de fournisseurs locaux ! Un seul cidre artisanal est donc à votre disposition, celui de la cidrerie Prat Rouz de Penvénan (http://cidrepratrouz.bzh). Il se révélera très agréable, avec son capsulage "porcelaine" à l'ancienne.

Question choix de nos agapes, nous sommes une fois de plus restés sur "nos classiques", c'est-à-dire une Galette complète (à 6 € 80) et une Crêpe beurre/sucre pour mon épouse (à 2 € 70), et une Galette œuf/andouille de Guémené (à 5 € 50) et une Crêpe pomme (à 4 € 90) pour votre serviteur. Si les galettes étaient très bonnes et bien garnies, j'aurais bien aimé qu'elle soit plus "kraz". S’agissant des crêpes, leur mode de cuisson, pratiquement à l’unilatéral, favorise à mon avis, un côté pâteux pas très agréable en bouche, dommage. Au final, cette crêperie, dont les propriétaires et serveur sont au demeurant très accueillants et fort sympathiques, nous a laissés quelque peu perplexe, compte tenu du titre décroché par Nicolas Guélou le 16 mars dernier. Pourtant, avec quelques modifications et améliorations toutes simples, elle pourrait attirer une clientèle crêpière "exigeante" et mériter ainsi le détour, d’autant que sa situation en bord de mer est un atout non négligeable.

 

* La Fédération de la Crêperie de Bretagne (federationdelacreperiedufinistere.com), créée en 1985, regroupe (chiffre à venir) professionnels de cette discipline. Si elle a le mérite de valoriser le métier de crêpier grâce à des critères déontologiques et sélectifs exigeants mais aussi d'actions médiatiques régionales et nationales, je trouve par contre qu’elle ne manifeste pas un gros intérêt pour valoriser le blé noir "breton", préférant rester dans le flou quant à l’origine des approvisionnements de ses adhérents, quitte pourtant à faire de cette polygonacée un produit fortement identitaire ! 

Crêperie Ty Goëm

Anne-Cécile & Nicolas GUÉLOU

45 rue de Trozoul

22560 TREBEURDUN

Tél. : 02 96 45 84 79

Site web : www.facebook.com/tygoem.creperie

La biscuiterie artisanale des Îles de Belle-Isle-en-Terre

La "biscuiterie" en Bretagne, est une véritable institution qui fait fleurir dans beaucoup de rond-point des points de vente de toutes sortes, une institution qui donc réserve des bonnes mais aussi des mauvaises surprises. Celle de "Belle-Isle en Terre" fait partie de la première catégorie. Fondée en 1875 par le grand-père Le Goff, c'est une biscuiterie de "dimensions humaines", une biscuiterie artisanale qui emploie quand même 30 personnes. Depuis 1990, c'est Eric Le Goff qui préside à sa destinée en compagnie d’Anne-Marie, son épouse. Les galettes nature et les galettes au blé noir proposées en sachet de 500 g sont excellentes, friables à souhait, et s'avalent comme un coucher de soleil à l’équateur. Vous pouvez aussi vous laissez tenter comme moi par leur Kouign-amann sous-vide, qui, sans être exceptionnel, est quand même bien bon; et petit avantage non négligeable, leur DLUO d'un mois permet d'en faire provision de plusieurs unités.

Si cette biscuiterie incorpore dans sa production des œufs frais, quand d’autres se contentent d’œufs en boîte, par contre le beurre utilisé est du beurre concentré, et non du beurre frais, comme celui par exemple qu'utilise la Maison Hémery de Perros-Guirec (Cf. plus bas).

Biscuiterie des Îles

Anne-Marie & Eric LE GOFF

ZA de Kerbol
22810 BELLE-ISLE-EN-TERRE
Tél. : 02 96 43 30 03

Fax : 02 96 43 04 76
Email : biscuiterie.des.iles@wanadoo.fr
Site web : http://lesgalettesdebelleisle.com

Ouvert du lundi au samedi de 9 h 15 à 18 h 30


Second magasin de  vente à Trégastel

Route Traouiéros

Tél. : 02 96 23 40 22

Une étoile de perdue et un nouveau départ pour La Clarté

Quand j'ai pris connaissance du "Palmarès 2015" du Michelin, je n'ai pas tout de suite "tilté". Il faut dire que parmi les sanctionnés de l’étoile, je ne m’attendais pas à ce que La Clarté en fasse partie. Et pourtant, il a bien fallu me rendre à l’évidence, c’était bel et bien le cas du restaurant de Marie-Claude & Daniel Jaguin. Et quand bon nombre de cuisiners trouve la sanction injuste, alors que lors de son attribution, c'était normal et mérité, et bien Daniel Jaguin, après avoir accusé le coup, a décidé de se remettre en question. Il a commencé par revoir, bien sûr sa cuisine, mais aussi sa carte. Parallèlement aux 7 kg qu’il a perdus, il a revu la tarification de ses menus. Dorénavant, ils ne sont plus que 3 à être proposés à la clientèle. Tout d’abord, "Le Spontané" à 32 € 00 avec entrée, plat et dessert (plusieurs choix), qui en semaine se décline également en formule "Bistrot" à 25 € 00 avec entrée/plat ou plat/dessert, y compris un verre de vin, eau et café. Ensuite, le menu Gourmet, tarifé 46 € 00, inclut désormais, en plus de son triptyque "entrée, plat et dessert", un plateau de fromages, auparavant en supplément. Enfin, exit le Dégustation et le Gourmand, avec la création d’un mix baptisé "Gourmet" proposant 2 entrées, 2 plats et 2 desserts pour 59 € 00 (auparavant à 65 € 00 avec entrée, 2 plats, fromages et dessert) et qui passe à 92 € 00 avec l'accord mets/vins. A ce sujet, je pense que compte tenu du contexte actuel, il vaudrait mieux calquer des accords mets/vins sur la base de 8 cl par verre au lieu des 12 cl. D’une part, cela réduirait la quantité d’alcool absorbé (entre 32 et 40 cl au lieu de 48 et 60 cl), d’autre part, cela diminuerait ostensiblement le montant de la note.

Pour cette nouvelle expérience "non étoilée", la première remontait au 30 novembre 2005, nous avons opté pour le "Sympathique" avec accord mets/vins. Place pour débuter à 3 amuse-bouche frais et "sympathiques", à savoir, Soupe de petits pois à la menthe, Sablé au parmesan et Semoule de chou-fleur, saumon fumé mariné au citron et œufs de saumon. Pour l’entrée, Pascale a fait le choix du Tourteau décortiqué, quinoa aux algues et légumes, asperges vertes (la nouvelle présentation en cercle de cette entrée, plus sobre, offre un visuel plus flatteur), et moi, les Huîtres tièdes, foie gras de canard, légumes croquants, bouillon de bœuf.

Nous avons eu la surprise de voir arriver un premier plat (offert), un Lieu jaune sur un lit de sarrasin, sauce au cidre. Pour le second plat, celui choisi, ce sera un Saint-Pierre, asperges vertes, radis, navets, petits pois, coulis d’étrilles pour votre serviteur, et Filet de bœuf au vin de Chinon, jeunes légumes de printemps, pour Pascale. 

Huit fromages composent désormais le plateau idoine, avec Selles-sur-Cher, Sainte-Maure … de Touraine, Pont l’Évêque, Camembert (de Normandie ?), Chaource, Morbier, Fourme d’Ambert et Soumaintrain. C’est Mickaël Charré, le nouveau sommelier de la maison, qui le commente. Dommage qu’aucune précision ne soit apportée sur ceux au lait cru et au lait thermisé ou pasteurisé. J’ai fait le choix suivant : Camembert et Morbier, très certainement au lait cru, et Chaource, probablement au lait pasteurisé.

Pour le dessert, Pascale a adopté l’Ananas caramélisé, coulis de mangue aux épices, glace rhum/raisin (la présentation de ce dessert est un peu perdue dans sa grande assiette ronde, et mériterait d’être revue, pourquoi pas dans une assiette rectangulaire plus adaptée), et moi, après avoir longuement hésité, j’ai finalement pris les Fraises et tomates, jus de passion/menthe, sorbet framboise/poivron rouge (le poivron domine un peu trop). Mais j’aurais la délicieuse surprise de voir arriver en cadeau le second objet de mon hésitation, un Baba au rhum, crème chantilly, coulis de mangue/épices, glace vanille. Pour clore ce déjeuner, qui était au niveau de l’étoile Michelin, trois petites mignardises savoureuses, Macaron framboise, Pâte de fruits cassis & Meringue à la bergamote.

S'agissant des associations vineuses, je vous invite à les retrouver dans le diaporama ci-dessus. Elles étaient, comme d'habitude à La Clarté, bien choisies et adaptées, bref, judicieuses.

Souhaitons pour 2016 que les inspecteurs du Michelin, qui ont longuement rôdé dans la rue Gabriel Vicaire en avril 2015, et qui ont suscité la curiosité de quelques riverains, aient apprécié comme nous, et pourquoi pas apprécient à nouveau d’ici la fin de l’année 2015, la prestation qui leur a été servie, pour que la cuisine de La Clarté rayonne à nouveau dans la voûte étoilée des restaurants distingués par cette récompense dans ce guide.

 

Dans son édition 2016, le guide Michelin a attribué un Bib Gourmand à La Clarté. Certes, ce n'est pas l'étoile, mais finalement ce Bib Gourmand sera peut-être plus facile à maintenir ...

En bonus, l'autre adresse gourmande de Marie-Claude & Daniel Jaguin, celle d'un restaurant tout simple, qui propose cuisine traditionnelle d'un incroyable rapport qualité/prix :

Le Doyen

Béatrice & Thierry DOYEN

17 rue Croas Ogès

22300 PLOUMILLIAU

Tél. : 02 96 35 45 14

La Clarté

Marie-Claude & Daniel JAGUIN

24 rue Gabriel Vicaire

"La Clarté"

22700 PERROS-GUIREC

Tél. : 02 96 49 05 96

Email : contact@la-clarte.com

Site web : www.laclarte.com

Maison Hémery, des spécialités bretonnes à tomber !

C'est Daniel Jaguin qui m'a chaudement recommandé cette maison située à la sortie de Perros-Guirec, et installée dans la cour d’une habitation particulière. Grâce lui soit rendue pour cette heureuse découverte et cette excellente adresse, de loin la meilleure de toutes celles que j’ai pu faire ces dernières années en Bretagne, une adresse à garder bien précieusement dans vos tablettes.

Ils ne sont que 2 à y travailler, Eric Hémery, pour la fabrication, et son épouse Madame Hémery (je n'ai pas réussi à obtenir son prénom !), qui assure l’accueil et le service de la clientèle. Autant dire que cette boutique pâtissière mérite amplement le qualificatif "artisanal" lié à toute sa production. Nous y avons fait deux escales, et tout ce que nous avons choisi et acheté était savoureux et délicieux. Que ce soit les Crêpes, les Kouign-amann nature grand modèle  (les individuels sont un peu plus compacts), les Croquants (aux amandes et aux noisettes) au subtil goût de beurre salé, les Quiches, les Fars et les Gâteaux bretons (nature), et pour finir, les Croûtes à thé (au délicieux goût de vraie pistache, pas celle à l'amande amère !). Une dernière précision, et qui a son importance, les Hémery ne lésinent pas sur la grande qualité des produits mis en œuvre dans leurs diverses fabrication, beurre en motte, crème et lait fermiers, bref que des ingrédients tip top, y’a pas de secret pour faire du bon !

Maison Hémery

Mme & M. Loïc HÉMERY

37 boulevard du Sémaphore

22700 PERROS-GUIREC

Tél. : 02 96 23 47 20 ou 06

Email : hemery.loic@orange.fr

Le Manoir de Lan Kerellec, un écrin gourmand dominant la Manche

Si la Bretagne ne manque pas de tables attrayantes et de qualité (quatre restaurants 2 étoiles et trente et un 1 étoile), le Manoir de Lan Kerellec dispose d'un avantage peu commun, celui de pouvoir déjeuner ou dîner en regardant la Manche et la petit île de Molène, avec sa plage de sable blanc. Cette table fait partie de la chaîne Relais Châteaux et a décroché son étoile en 2003. Elle a vu se succéder depuis 20 ans pas mal de chefs de grand talent. Citons parmi ceux-ci, Jean-Luc Danjou, François Reverdy et Marc Briand (parti sur Lannion pour créer son restaurant l'Anthocyane*). Depuis mars 2012, la cuisine est entre les mains de Mathieu Kergourlay, filleul de Nicolas Adam, un jeune cuisinier passé par la Vieille Tour et l'Amphitryon (mal orthographié sur le site de MLK)

Les propositions de menus sont nombreuses et varient au gré de la semaine. "Menu du Lundi et du Mardi", "Menu Découverte", "Menu MLK", "Menu Jeunes convives", "Menu du Dimanche", "Menus Spéciaux", "Déjeuner semaine" ... et la Carte ! Pas facile de s'y retrouver dans tout ce dédale pléthorique de propositions. Heureusement, une consultation préalable du site web de cet établissement avait pratiquement fixé notre choix sur le menu MLK en 3 plats pour 56 € 00. Anniversaire de mon épouse oblige, nous avons bien sûr commencé par une coupe de Champagne, du Taittinger (pas génial, mais il n'y avait que ça à la coupe, hormis un Rosé d'assemblage). Mais c'était peut-être mieux ainsi. Car lorsque nous avons découvert sur la note (aucun de tous les documents papiers mis à notre disposition ne mentionne son prix, pas plus que la contenance) qu'il était facturé 17 € 00 la coupe, il y a eu quelques mouvements de glotte pour faire passer ce tarif musclé ! Certes on atteint pas le niveau de prix astronomique de chez Bras, mais quand même ...

Passons au premier service, celui des amuse-bouche. Ils sont 4 : Sablé au Parmesan - Chou chinois et saumon fumé - Tartare de Saint-Pierre et mousse aux cranberries - Gelée d'amandes et compotée de yuzu. Sans être renversants, ils sont bien faits et très bons. On attend la suite avec impatience ...

Elle arrive, sous la forme d'une Fraîcheur de tourteau au gingembre confit, chou-fleur et curry massala, pour Pascale, et d'un Maki de blé noir et langoustines, lait ribot wasabi et tartare d'algues, pour votre serviteur. Je ne suis pas fan de la déco de mon épouse, cette mousse de chou-fleur striée, mais gustativement, elle me rassure, c'est très bon et très goûtu. Mon entrée est dans la même lignée, mais avec un peu moins de peps.

Lors de notre commande, Benjamin, le sommelier, nous a fait l'article sur la spécialité du chef, le Homard. Ce sera donc, avec un supplément de 20 € 00, le plat de résistance de mon épouse, un Homard bleu Breton rôti demi-sel, gnocchis de fenouil et tomates confites, corail de homard et truffe blanche*. C'est un petit homard entier, avec ses 2 pinces, et à en voir mon épouse, c'est très très bon. Pour moi, ce sera un Saint-Pierre côtier et goujonnettes au sarrasin, pequillos et groseilles. Le poisson est bien cuit, les saveurs sont justes, du bien bel ouvrage et une réussite.

*Juste une petite parenthèse à propos de ce plat. J'ai été très étonné, ainsi que Pascale, par l'annonce orale de la présence dans ce plat de la "truffe blanche", d'autant qu'on en trouve aucune trace écrite dans le libellé du menu. Réflexion faite, et compte tenu que nous étions fin mai, ce doit plutôt être de l'arôme que de la vraie truffe blanche. Mais alors, me direz-vous, pourquoi ne pas l'annoncer dans le menu ? Et bien, si c'est bien de l'arôme et non de la vraie truffe blanche, cela permet d'éviter lors d'un contrôle de la DGCCRF, de se faire épingler pour tromperie. Avis aux responsables du MLK, je suis preneur de plus amples précisions à ce sujet, quitte à reconnaître mon erreur de jugement.

Pour le dessert, la carte m'a tout de suite interpellé par la présence d'un Baba (en réalité un savarin) à la vodka, déclinaison de fraises et basilic. Si la vodka n'est pas mon alcool favori pour cette préparation, par contre ce dessert s'est révélé excellent. Quant à celui de Pascale, une Tarte citron meringuée, sorbet yaourt, il bénéficiait d'un visuel plus travaillé et plus attrayant, avec ce faux esquimau et était savoureux.   

Ce n'était pas tout à fait terminé, puisqu'il restait à Benjamin de nous offrir 3 mignardises : Macaron menthe/chocolatPâte de fruit orange sanguine et Déclinaison de chocolats blanc et lait, des mignardises classiques mais bonnes.

J'aurais bien aimé que Mathieu Kergourlay, comme nous l'avait promis le sommelier Benjamin, vienne nous rencontrer à l'issue de ce déjeuner afin que l'on puisse échanger, notamment sur tous ces petits points de détail qui ont quelque peu brouillé mon impression favorable sur cet établissement. Et ce n'est pas notre courte entrevue sur le parking, qui a permis de l'évoquer.

En conclusion, quitte à faire escale dans un Relais Châteaux de bord de mer, je préfère encore séjourner au Domaine de Rochevilaine, où l'ambiance générale me convient mieux.


Manoir de Lan Kerellec

Propriétaire : Gilles DAUBÉ - Chef de cuisine : Mathieu KERGOURLAY

Allée centrale de Lan Kerellec

22560 TRÉBEURDEN

Tél. : 02 96 15 00 00

Email : lankerellec@relaischateaux.com

Site web : www.lankerellec.com

Les fromages au lait cru de la ferme de Lesneun

Encore une adresse que je dois à Daniel Jaguin. Si les fromages de cette ferme, proche de Plestin-les-Grèves, n'étaient pas présents sur le plateau de La Clarté le 20 mai, par contre Daniel Jaguin, fidèle client de Biocoop, les avaient découverts dans celui de Lannion et m'a fait goûter celui passé au "roucou". Fidèle à mon esprit de découverte et de contact, plutôt que d'aller l'acheter dans ce magasin,  j'ai préféré pousser en cette fin d'après-midi du vendredi 22 mai, jusqu'à Pouzélambre. Bien m'en a pris, car j'ai pu découvrir toute la gamme des produits vendus par Christelle & Benoît Péru, notamment un Camembert bio au lait cru à 2 € 65 la boîte de 250 G. Les prix de vente sont élevés, notamment pour des fromages élaborés avec du lait de Prim'Holstein (les vaches de Christelle & Benoît Péru sont de souche canadienne dont la production laitière avoisine les 7000 kg annuel par bête), mais comme ils sont au lait cru, et qu'en plus, ils étaient bons et goûteux, va pour cette petite incartade. Cette ferme produit aussi du beurre et de la crème fraîche.

Ferme de Lesneun

Christelle & Benoît PÉRU

22420 PLOUZÉLAMBRE

Tél. : 02 96 35 44 24

Rock'n Toques, quand musique et gastronomie se pacsent durant 3 jours

L'année dernière, Solange Adam m'avait fait la remarque que depuis le temps que nous venions à la Vieille Tour, je n'avais jamais mis les pieds à Rock'n Toques. Pourtant, cet événement "gastro-musical", créé il y 8 ans en en complément du festival "Art rock" à l’initiative de Nicolas Adam et Jean-Marie Baudic, valait le voyage. Il ne m'en a pas fallu plus pour que je fasse coïncider mon prochain séjour en Côtes d'Armor avec la tenue de cette sympathique et conviviale manifestation. Certes, j'avais la ferme intention de la découvrir, mais surtout d'y participer activement. Je croyais fort à cette dernière possibilité. Hélas, il m'a fallu très vite déchanter ! Nicolas Adam m'a effectivement expliqué que depuis le passage du Tour de France à Mûr-de-Bretagne en 2011 et une descente de l'URSAAF, le bénévolat dans ce genre de manifestation était dorénavant très encadré au niveau déclaratif. Il faut désormais s'y prendre à l'avance pour remplir la paperasse nécessaire aux différentes déclarations administratives et il n'était pas possible de me rajouter. Qu'à cela ne tienne, me suis-je dis, j'essaierais au moins de me glisser samedi soir 23 mai, caméscope en main, parmi le panel de chefs, toute discipline confondue, qui participaient aux joyeuses agapes de Rock'n Toques 2015.

Et bien non ! Pourtant, Nicolas Adam a fait tout son possible, malgré son écrasante charge de travail à fournir 800 "Big pink pig" (un black burger de cochon façon caesar), pour que je puisse passer de l'autre côté du miroir, celui des préparatifs, allant jusqu'à chercher et me présenter Marie Le Scour, chargée du contact presse et responsable de l'agence de communication "Au fil du tourisme". J'ai beau eu expliquer à cette personne que j'étais venu en Côtes d'Armor spécialement pour assister à cette manifestation, que j'avais juste besoin d'une dizaine de minutes pour assurer quelques prises de vues, que je ne pouvais pas revenir l'année prochaine (et avec ce papier, je ne suis pas prêt d'être invité !), bref, rien n'y a fait. J'ai du me résigner à filmer l’événement de l'extérieur et non de l'intérieur. Et pourtant il y en avait du monde qui se pressait dans cet enclos réservé, dont pas mal d'enfants ... Mais non, accepter ma personne aurait déséquilibré le quota de personnalités fixé et mis en péril la sécurité des lieux ...

Par son attitude, Marie Le Scour m'a au moins illustré deux proverbes : "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut point entendre" et "Quand on veut pas, on peut pas".

Toujours est-il que le lendemain, fort de cette déconvenue, le ressort était cassé et je n'ai pa eu envie de revenir à Rock'n Toques. Et pourtant, j'en avais rudement envie, ne serait-ce pour ce fameux "brunch" que tout le monde s'arrache. Il faut dire que sa composition était alléchante : "Hure de canard façon gribiche - Toast pain d'épices, bavarois fondant au Parmigiano - Carpaccio de lieu jaune - Croustillant noisette, nougatine, mousse noisette et chantilly onctueuse - Mix de fruits défendus". Et j'aurais certainement joué les prolongations le soir, avec le "Kig ha farz" revisité de Jonathan Leroy du Brézoune. Tant pis ...

Reste que durant tout cette journée de samedi, j'ai pris beaucoup de plaisirs avec plusieurs des spécialités proposées. Le midi, j'ai goûté le "Veau-race" de Mathieu Aumont, une excellente picatta de veau glissée dans un bouillon parfumé au gingembre, puis le dessert "Comme un phare sous la glace" de Nicoleta Toparcean (qui fait l'objet d'un article particulier ci-dessous), une sorte de far breton glacé, avec des pruneaux parfumés au rhum, et un crispy sarrasin. Quant au soir, j'ai pris la direction du stand de Jean-Marie Baudic et de son savoureux "Nem de lieu jaune", un nem croustillant sans gluten, accompagné d'un aïoli rafraîchi à la menthe et de légumes croquants au vinaigre de riz, un véritable délice. Pour le dessert, j'ai fait le choix du "Mac troto bon" d'Arnaud Troalic. Certes il était très bon mais alors, pour l'ingurgiter, valait mieux avoir une grande bouche ! Le tout a été arrosé d'un verre de Corbières rosé 2014 fruité et gouleyant servi par Frédéric Boulic, le talentueux sommelier de la Vieille Tour des Adam.

Pour cette aventure "gastromusicale", midi et soir, j'ai personnellement déboursé 27 € 00 pour me restaurer très convenablement, un tarif très honnête pour une prestation sur le pouce de grande qualité. Le lendemain midi, ce sont plus de 800 brunchs qui ont été servis aux petits malins qui avaient pris la précaution de se procurer le ticket nécessaire ... avant 11 h 30 ou se résoudre  à chercher autre chose.

Eric Elien, un glacier artisanal dont les 80 parfums sont à découvrir

Depuis que je viens en Bretagne, j'avais remarqué sur les cartes de plusieurs restaurants et crêperies, que leurs spécialités glacées provenaient d'un glacier local de Trégueux"Eric Elien". J'avais retenu ce nom. Samedi 23 mai, près avoir déjeuné avec deux spécialités distillées par Mathieu Aumont (Veau-race) et Nicoleta Toparcean (Comme un phare sous la glace) sous le chapiteau réservé à Rock'n Toques, je suis tombé, en quittant cet événement, sur le stand tenu par le fils d'Eric Elien où étaient proposés une vingtaine de glaces et sorbets. L'occasion était trop belle de tester leur qualité. Pour moi, ce sera donc un petit pot à 3 boules (4 € 50), avec Pistache, Mangue et Caramel beurre salé, et pour Pascale, un petit pot à 2 boules (3 € 50), avec Chocolat et Bueno. Première constatation, les prix sont très corrects, surtout quand je me réfère à ceux pratiqués à Deauville en mai 2011 chez Martine Lambert, 11 € 10 pour la même quantité !  toutes sont bonnes 

Laboratoire de fabrication et boutique de vente (pas de vente de glaces en cornet)

Eric Elien

Glacier artisanal

Rue de la Hazaie

22950 TRÉGUEUX

Tél. : 02 96 61 90 86

Fax : 02 96 52 17 69

Email : contact@eric-elien.com

Site web : www.eric-elien.com

 

Boutique pour les cornets de glaces :

Ty'Papo

Rue Winston CHURCHILL
22370 LE VAL ANDRÉ
Tél : 02 96 63 18 89

Périodes et horaires d’ouverture pour 2015 :

De Pâques au 14 Juin : le dimanche et "les week-end prolongés" de 14 h 30 à 19 h 00 

Du 15 Juin au 10 Septembre : tous les jours de 13 h 30 à 0 h 30

La crêperie Goëlic des sœurs Renault, elle vaut le détour

Située un peu à l'écart des grands axes routiers bretons, la crêperie des sœurs Renault, Jeanne aux biligs et Marie-Françoise en salle, est installée dans le petit bourg de Trégomeur, plus connu pour son Zooparc qui accueille des animaux sauvages plutôt rares (ours malais, panthère des neiges, dhole, binturong, nilgault, lophophore, langur de Java, rat des nuages ...). Pourtant, cette maison mérite qu'on fasse le petit détour de quelques kilomètres pour conclure une plaisante halte crêpière. En tout premier lieu, pour la qualité de ses galettes et de ses crêpes, ensuite pour la modicité de ses tarifs (Cf. notamment la carte des boissons). La salle, au décor rustique, n'est pas très grande et peut accueillir 20 à 25 personnes. Ne vous étonnez pas d'attendre, car comme l'annonce une petite ardoise "Chez nous c'est plus long, car tout est fait maison". Sur les conseils de Marie-Christine, nous avons pris le cidre fermier "Le Prest", un cidre honnête sans plus, manquant un peu de corps. Côté galettes, nous avons fait le choix suivant : Complète - Andouille/œuf - Grand Léjon (coquilles saint-jacques, lardons, champignons, crème fraîche) - Clos Morel (andouille, crème fraîche). Elles avaient le fameux "kraz" (croustillant) que nous recherchons et étaient copieuses, même si ma fille Carole aurait bien repris une autre "Léjon". Pour les crêpes, ce sera : Beurre/sucre - Pommes - Chocolat/banane (manquait un peu de cuisson) - Nordé/sorbet (pomme, caramel, flambée au Calvados, sorbet pomme/calva). Totale satisfaction pour ces 4 préparations. Côté prix, même si quelques spécialités ont été choisies, le budget "crêpes" n'est pas excessif, avec une dépense moyenne voisine de 15 € 00 par personne. 

Crêperie Le Goëlic

Jeanne & Marie-Françoise RENAULT

2 rue des Moulins

22590 TRÉGOMEUR

Tél. : 02 96 79 01 01

Email :

Site web :

David Crolle et ses "copeaux d'abord"

L'endroit est insolite, tout comme le nom de son atelier, "Les copeaux d'abord". David Crolle travaille le bois et le transforme en divers objets. Camion, avion, cheval à bascule, créatures volantes, pelleteuse, locomotive, 2 CV, moulin à vent, sont quelques unes de ses nombreuses créations exposées à la vente ou disponibles sur commande. Et si vous ne trouvez pas votre bonheur, David Crolle peut le façonner selon votre imagination ou une photo. Certes, ses "œuvres sculptées" sont à la frontière de l'art naïf, mais elles constituent des cadeaux originaux, à des prix plus qu'abordables, la moyenne se situant entre 30 et 40 € 00.

Atelier "Les copeaux d'abord"

David CROLLE

3 rue de Traoumélédern

22260 PONTRIEUX

Tél. :  06 87 28 17 20

Les plaisirs glacés de Nicoleta Toparcean

Je l'ai découverte Rock'n Toques le samedi midi 23 mai 2015, où  elle proposait sur son stand 2 excellents et originaux desserts glacés. Le premier, intitulé "Comme un phare sous la glace", revisitait le far breton, version glacée, avec pruneaux parfumés au rhum et saupoudré de sarrasin. Le second, à l'intitulé tout aussi loufoque, "MMM'Ananas, mon ange", mariait l'ananas avec de la véritable angélique de Niort, de la maison Thonard et des fruits rouges. Ces deux délicieux desserts ont suffi à provoquer ma curiosité envers Nicoleta Toparcean et aller faire un tour du côté de Plérin, près de la plage des Rosaires, où ce glacier aux racines italiennes bien marquées proposent une jolie gamme de glaces, de sorbets ... et de gaufres à l'ancienne. 

C'est après avoir passé plusieurs fois ses vacances en Bretagne que cette turinoise, fruit de l'union d'un père roumain et d'une mère grecque, a décidé de s'y implanter en 2010, très précisément à Ploufragan. C'est dans cette ville de la périphérie de Saint-Brieuc qu'elle a installé son laboratoire équipé de matériels ultra performants (pasteurisateur, turbine à glace, cellule de refroidissement et deux chambres froides)En 2011, elle intègre le collectif Rock'n Toques. Côté matières premières, pas question, comme beaucoup de professionnels de cette discipline, de se contenter d'acheter des purées de fruits congelées de la maison Boiron, ou autres fournisseurs du même acabit. Non, Nicoleta Toparcean travaille avec des fruits frais, du lait bio et des œufs frais en coquille, pas des œufs pasteurisés en Tétra pack ou en bidons. Pour ses sorbets, ils sont à l'eau de source. Ainsi, le résultat est la hauteur de sa démarche qualitative. Et pour avoir pris une glace en cornet à 2 boules, avec Pistache (faite avec des pistaches directement importées de Sicile à 60 € 00 le kilo) et Chocolat (de chez Barry), et Pascale, une à 2 boules avec Citron et Annanas/Banane (ananas frais broyé dans un grand mixer professionnel de 5 litres et non passé à la centrifugeuse), je dois avouer que j'ai été bluffé par leur excellente qualité. Je n'avais pas ressenti autant de bonheur glacé depuis mon passage en 2010 chez Rocca Serra à Bonifacio, c'est tout dire. Et si Nicoleta Toparcean ne se contente pas d'être attentive à la qualité des produits qu'elle utilise, elle ne dédaigne pas non plus converser et échanger avec sa clientèle. C'est ainsi que je lui ai appris que l'origine du blé noir qui ornait son dessert de Rock'n Toques, qu'elle achetait au Biocoop de Plérin pensant qu'il était breton, était plus que probable chinois ou américain, voir des pays de l'est. Cette discussion venant à la suite de celle sur la pistache et l'amande amère, elle nous a offert les 2 cornet de glaces que nous avions choisies, un geste emprunt d'une belle générosité. Mais comme entre temps, j'avais découvert qu'à Bain de BretagneJean-Pierre Cloteau produisait du blé noir, et qu'en plus il le décortiquait depuis 2 ans, je me suis fait une joie, pour la remercier, de lui en offrir un sachet, après en avoir acheté au magasin Biocoop de Lannion (Cf. article à venir sur ce sujet).

Incontestablement, les glaces de Nicoleta Toparcean sont ma grande et béate découverte, et mon gros coup de cœur de ce périple breton. Ne manquez pas sa boutique à Plérin, toute proche de la plage des Rosaires, elle en vaut la peine et surtout elle le mérite.

La Caravane

Nicoleta TOPARCEAN

1 avenue de la Duchesse Anne

Esplanade des Rosaires

22190 PLÉRIN

Tél. : 02 96 78 66 85 ou 06 46 87 68 41

 La Vieille Tour des Adam, une table bretonne incontournable

"La Vieille Tour" est une table incontournable quand je viens en Bretagne. Bien sûr, la qualité de sa cuisine de Nicolas Adam et sa brigade y est largement pour quelque chose, mais celle de son accueil, sous la houlette de la radieuse et gracieuse Solange Adam, n'y est certainement pas non plus étrangère. Je pensais pouvoir y déjeuner le 22 mai 2015 pour fêter l'anniversaire de mon épouse, mais Nicolas Adam et toute son équipe étaient bien trop occupés par les préparatifs de Rock'n Toques 2015 (800 "Big pink pig" et 850 brunchs !). Nous avons donc reporté notre venue au mardi 26 mai. Quand beaucoup d'étoilés Michelin proposent des menus à 3 plats pour 45 € 00, et même plus, voir beaucoup plus, à La Vieille Tour, pour 41 € 00, vous avez droit en plus, à un plateau de fromages ! Et à ce tarif très attractif, ni la qualité, ni les choix proposés par ce menu "Lumiscence", ne sont galvaudés, bien au contraire.

C'est parti pour découvrir ce qu'il nous a permis d'apprécier et savourer.

Après une coupe de Les "D" en bulles (offerte), une MT de chez Richou, on embraye sur 4 amuse-bouche :  Toast fraicheur de roquette, chorizo et Parmesan - Pop corn au curry - Beignet de crevette, sauce cocktail - Sablé parmesan, concassé de tomates et avruga. A propos de ce dernier amuse-bouche, mon cher Youenn, celui dont Nicolas dit qu'il est chaud comme "de la Breizh", je te précise à nouveau que l'avruga, ce n'est pas des œufs de harengs, mais de la chair de hareng colorée et micronisée ! On continue ensuite avec une originale et goûteuse patience, un Tartare de langoustines, mousseline de céleri et radis noir, bouillon de citronnelle. Mon entrée sera une Langoustine à la plancha, pesto, émulsion soupe de poisson, celle de Pascale, histoire de tester le double choix proposé, un Foie gras de canard mi-cuit, rhubarbe confite, fraises au balsamique. Très différentes dans leur conception, ces 2 entrées se révèlent excellentes, même si je dois l'avouer, pour en avoir goûté un échantillon, j'appréhendais l'association foie gras de canard/fraise. Pour le plat de résistance (service dans l'ordre inverse), ce sera Filet de canette, croquette de pommes de terre, scorsonères et Cabillaud snacké, mousseline de panais, encre de seiche. Viande cuite légèrement rosée, poisson s'effeuillant parfaitement, accompagnement légumier parfait, on nage dans le bonheur. Petite pause laitière ensuite, avec un plateau de fromages constitué de spécialités connues mais aussi plus confidentielles, un peu moins doté en nombre que l'année dernière. Le seul regret que je puisse formuler à son encontre, c'est qu'aucune précision n'est fournie sur ceux qui sont au lait cru et les "autres". Mon choix sera le suivant : Filetta (au lait pasteurisé)Comté de 2 ans d'affinage (au lait cru, bien sûr), Chablis (au lait pasteurisé) et Trésor du berger (au lait cru de brebis), un excellent fromage produit par La fromagerie des Bergers de Saint-Michel, un petit village situé à côté de Saint-Jean-Pied-de-Port.

Pour le dessert, j'ai fait honneur aux talents de Fabien Nagard, le chef pâtissier de la maison qui va prendre les rênes de la boulangerie du Port que Nicolas Adam va réaménager et rouvrir début août 2015, avec son exquis "24 Carats mel au beurre salé choco poire". Pascale s’octroiera une suave parenthèse exotique avec le Tutti fruti ananas/citronnelle. Enfin pour conclure, les 3 mignardises, Moelleux au chocolat, Pâte de fruit pamplemousse et Boule  chocolat/spéculoos, sont toujours aussi bonnes.

Dans la plupart des restaurants où nous faisons escale, nous apprécions de plus en plus l'option du service des vins au verre. Certes, elle est un peu plus onéreuse, mais par contre, elle offre l'avantage de découvrir un éventail de vins beaucoup varié. Et elle permet surtout de faire des associations vineuses beaucoup plus pointues que celle du traditionnel compromis résultant du choix de la bouteille unique, voir même de 2 demi bouteilles. Et puis, à quoi se réduirait le rôle du sommelier qui propose cette option ! Et dans cet exercice, Frédéric Boulic excelle tout particulièrement à dégoupiller des bouteilles issues de son GPS (Guide Pratique du Sommelier) qui sortent de l'ordinaire. Voici donc les accords qu'il nous a concoctés :

- Entrée et plat de Pascale : Bourgueil mi-pente 2013 de Jacky BlotCahors "Petit clos" 2011 de Baldès

- Entrée, plat et fromages de votre serviteur : Anjou blanc 2014 de Richou - Bandol blanc du Domaine de Terre Brune - Saint-Joseph 2013 de Nicolas Badel

La Vieille Tour

Solange & Nicolas ADAM - Sommelier : Frédéric BOULIC

75 rue de la Tour

22190 PLÉRIN

Tél. : 02 96 33 10 30

Email :

Site web :

Le Clos de la Fontaine, un Bib gourmand en toute confiance

Ce restaurant ne dispose pas d'un site internet pour informer son éventuelle clientèle des menus qu'il propose, ce qui est regrettable en 2015. Par contre, Corinne Ollivier, l'épouse du chef, n'est pas avare de renseignements quand on l'appeler pour lui en demander, surtout pour obtenir un exemple de menu et quelques tarifs. C'est d'ailleurs après un échange téléphonique avec elle, très aimable, que j'ai pris la décision de choisir cette table guingampaise. Et nous n'avons pas eu à le regretter, bien au contraire. Deux salles permettent de profiter des prodigalités culinaires dispensées par le jeune chef Stéphane Ollivier, qui a notamment fait ses classes chez Louis Le Roy, un "grand" chef pour lequel Nicolas Adam a la plus grande admiration. Pas étonnant dès lors qu'en 2012, le Clos de la Fontaine ait décroché un Bib Gourmand. C'est donc le menu à 29 € 80, pour lequel cette distinction lui a été accordée, largement tourné vers les ressources maritimes, qui suscitait notre intérêt. Pourtant, quand la jeune serveuse m'a décliné la composition de celui de la "formule déjeuner à 3 plats" pour 16 € 50, nous avons bien failli changer d'avis et nous rabattre sur ses attrayantes et alléchantes propositions  : Éventail de melon à l'italienne ou Salade chèvre chaud ou Velouté de champignons ou Salade d'endives fumées, sauce moutarde - Ballottine de cabillaud aux herbes fraîches et beurre nantais ou Parmentier de bœuf et tomme de Savoie - Blanc-manger à la graine de vanille ou Petites crêpes sauce caramel/beurre salé.

Si l'assiette d'accueil, que l'on retrouve ensuite comme support de présentation pour deux autres plats, n'est pas du meilleur effet et ne met pas en valeur le bon et sérieux travail accompli par "l'équipe de cuisine", par contre ce qui est déposé dedans mérite amplement le détour. On commence par un amuse-bouche très suave, un Velouté de champignons de Paris. Mon entrée se compose d'Escalopines de bar mariné à l'huile vierge, crème de ciboulette et harenga. C'est frais et harmonieusement assaisonné. Je continue par un Filet de cabillaud rôti, jus d'arête sauce citron vert et à l'huile de noix, asperges vertes et quelques légumes du moment. Le poisson est bien cuit et la sauce est gustativement équilibrée Je fais l'impasse sur le plateau de fromages pour conclure par le dessert, un Blanc manger de fraises gariguettes de Plougastel, gelée de citron jaune et croûtée de sésame. C'est très bon, mais la croûte de sésame est un peu trop puissante et masque le délicat parfum de la fraise. De son côté, Pascale a opté pour Les 7 huîtres chaudes de Paimpol au cidre et aux poireaux, les Aiguillettes de canard sauce aigre-douce au miel et balsamique et les Crêpes aux pommes caramélisées, sauce caramel au beurre salé, crème glacée au miel maison (il vaudrait mieux écrire, "crème glacée maison au miel"). Rien à redire sur ces 3 préparations qui étaient là encore parfaitement cuisinées et bénéficiaient d'une présentation fignolée.

La carte des vins est assez vaste et relativement complète au niveau des appellations proposées pour un établissement de ce niveau. Par contre, sa rédaction souffre de quelques imprécisions (notamment pour les vins au verre) sur le nom des vignerons ou des domaines. Il conviendrait également d'éviter les rajouts manuscrits qui ne sont pas du plus bel effet et qui tranchent avec le bon standing que ce restaurant dégage. Les prix ne sont pas excessifs et on y trouve pas mal de flacons à moins de 20 € 00 (Muscadet à 13 € 60, Chinon rouge à 19 € 44, Rosé de Loire à 14 € 50 ...). Par contre, le cidre "Kernilien" à 13 € 90 est trop cher. S'agissant des vins au verre, il fallait que ça tombe sur moi, le Touraine sauvignon annoncé comme une AOC est en fait une IGP. Heureusement ce breuvage du Val de Loire était fruité, alerte et gouleyant.

Le Clos de la Fontaine

Corinne & Stéphane OLLIVIER

9 rue du Général de Gaulle

22200 GUINGAMP

Tél. : 02 96 21 33 63

Email : néant

Site web : néant

En avant Guingamp !

Avec ses 7 235 habitants au dernier recensement de 2012, Guingamp est la 3ème sous-préfecture des Côtes d'Armor (les 2 autres sont Lannion et Dinan). Pourtant, malgré cet handicap de population captive, cette ville abrite un club de football qui a le mérite d'évoluer en Ligue 1 à un niveau plus qu'honorable, surtout quand on compare les budgets des 20 clubs qui la composent. Ce petit poucet de l'En Avant Guingamp est en effet au 16 ème rang, avec 29 millions d'euros, ce qui est presque ridicule par rapport au club "qatari" du PSG et ses 400 millions ! Mon fils adorant ce dernier, j'ai trouvé amusant de lui ramener quelques souvenirs glanés dans cette boutique, dont l'accueil est sympathique et convivial.  

En Avant Guingamp

2 rue Saint-Nicolas

22200 GUINGAMP

Tél. : 02 96 40 02 53

Email : boutique@eag.fr

Site web : http://boutique.eaguingamp.com

Boutique ouverte du lundi au samedi de 10 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 19 h 00

La crêperie Saint-Yves, une vraie crêperie

Voilà le genre de crêperie que je recherche en Bretagne, avec une toute simple façade habillée de bois peint et à l'intérieur, un décor rustique de bon aloi, non dénué d'originalité (passoires en alu transformées en abat-jour mural). D'habitude, c'est Clémence Aubin qui est derrière les biligs. Mais ce 28 mai 2015 au soir, c'est Olivier son mari, qui en avait pris les commandes.

Parmi les nombreuses galettes et crêpes proposées, c’est bien sûr les Galettes complète et œuf/andouille ainsi que les Crêpes beurre/sucre et pomme que nous avons choisies. Première bonne surprise à la lecture de la carte, l’andouille qui garnira ma galette vient de chez Danielou, , un charcutier de Baye dont je vous ai déjà entretenu sur ce site, pour l’originalité et la qualité de sa production. La deuxième, c’est l’absence de tout cidre industriel, avec seulement 3 cidres à la vente, les deux artisanaux de Bro Armor et celui fermier de Marc Frocrain & Patrick GourlayPar contre pour les bières, certes on y trouve certes les spécialités des maisons Lancelot et Dremwell, mais il y a hélas de la "1664" ! Enfin, pour ceux qui, comme votre serviteur, sont intéressés par les fournisseurs, une partie de la carte leur est réservée.

Le service est jeune, alerte et sympathique. Les deux galettes qu'il dépose à notre table sont bien présentées, sans fioritures, allant à l'essentiel de ce nous recherchons, du "kraz" et du goût. Idem pour les crêpes, très bien cuites, avec pour la mienne, une présentation finement émincée de la pomme (cuite au four ?) du plus bel effet. Le cidre que nous avons choisi, celui fermier de Marc Frocrain & Patrick Gourlay, est très bon, le meilleur des 4 crêperies que nous avons expérimentées durant ce séjour en Côtes d'Armor, un avis qui s'applique également à la qualité d'ensemble de la crêperie de Clémence et Olivier Aubin.

Crêperie Saint-Yves

Clémence et Olivier AUBIN

27 rue Saint-Yves

22200 GUINGAMP

Tél. : 02 96 44 31 18

Site web : www.creperie-saint-yves.fr

Le blé noir breton décortiqué existe, je l'ai rencontré !

C'est après un déjeuner aux Glazicks d'Olivier Bellin, le 25 novembre 2006, que je me suis intéressé de plus près au blé noir. En effet, ce cuisinier proposait à sa carte deux desserts le mettant en œuvre, un "Gros lait au blé noir" et une "Glace Carazin", mariage de caramel et de blé noir. Intéressé notamment par cette dernière spécialité pour laquelle Olivier Bellin m'avait donné quelques infos (torréfier le blé noir à la poêle et l'infuser ensuite dans du lait), je me suis rendu à la boulangerie "Du grain au pain" d'Ergué-Gabéric de Youenn Le Gall, afin d'acheter 500 g de cette polygonacée.  C'est alors que ce professionnel de la meunerie m'a demandé de lui préciser l'usage que je voulais en faire. Je lui ai donc expliqué la nécessité de le torréfier préalablement à son infusion dans du lait. Il m'a alors informé que la torréfaction de son sarrasin, non décortiqué, provoquerait une forte amertume du lait, trop forte même pour que celui-ci soit incorporé dans une recette. Il convenait donc que j'achète des graines de sarrasin décortiquées pour éviter cet inconvénient majeur. Or, en France, l'acquisition d'une décortiqueuse n'étant pas rentable, pour l'instant, compte tenu des volumes de vente, je ne trouverais pas du blé noir décortiqué breton. Par contre, dans le magasin Biocoop de Quimper, il y en avait, mais importé de Chine. Si ces précisions techniques de Youenn Le Gall allaient me donner des informations essentielles sur le sarrasin, elles allaient surtout provoquer en moi un rejet d'Olivier Bellin, ce cuisinier qui disait mettre à l'honneur le blé noir breton et qui trompait sa clientèle ! Et lorsqu'il a appris, par Jean-Marie Baudic, chef du Youpala à Saint-Brieuc, mes griefs à son égard, il m'a contacté par téléphone en février 2010 pour s'en indigner. Je lui ai déclaré alors que s'il m'apportait la preuve, facture à l'appui, de l'origine bretonne de son blé noir décortiqué, j'étais prêt à lui présenter mes excuses.

Je restais donc sur mes positions, quand au détour d'une récente prospection sur "Google", j'ai découvert qu'à Bain de Bretagne, Jean-Pierre Cloteau récoltait du blé noir et en vendait du décortiqué. Je l'ai donc joint au téléphone. De fil en aiguille, j'ai appris qu'il en produisait seulement depuis 2 ans (ce qui confirme les propos de Youenn Le Gall en 2006), qu'il allait faire l'acquisition d'une nouvelle décortiqueuse pour sa récolte de juillet 2015, mais surtout qu'au Biocoop de Lannion, je trouverais son sarrasin décortiqué. Et la commercialisation de ce produit me rassure, car elle permettra (peut-être ?) à Olivier Bellin d'être enfin honnête et de ne plus tromper sa clientèle !

Biocoop Douargann

Rond point Saint-Marc
22300 LANNION

Tél. : 02 96 14 01 06
Fax: 02 96 14 01 72
Email : douargann@orange.fr

Site web : www.biocoop.fr

Le Breizh' Ilien, humour, bonnes crêpes et vue sur mer

Le patronyme de cette crêperie interpelle, et c'est vrai qu'il faut bien le lire pour apprécier toute la subtilité orthographique que ses propriétaires ont voulu faire passer dans cette appellation, même si leur établissement breton n'est pas installé sur une île ! Sa façade et son décor intérieur n'est pas ce que je préfère pour une crêperie, mais la vue sur la mer et la proximité de la plage de Trestel compensent largement ces (petits) griefs.

Venons-en aux réjouissances que cette crêperie, refaite à neuf en 2005 et bénéficiaire du label "Crêperies gourmandes" depuis 2007, propose à sa clientèle. Passons sur la partie "Resto", même si la viande de bœuf de son entrecôte est française, pour nous attarder sur son activité "crêpière", celle qui a motivé notre venue. La carte est divisée en 2 parties. Celle concernant les "galettes" présente 6 "classiques" et 16 "spécialités"; celles des "crêpes", 1 "classique" et 16 spécialités. Dans les 2 cas vous pouvez vous composer aussi votre galette ou votre crêpe selon vos ingrédients préférés. Naturellement la consultation du document résumant ces propositions n'a été qu'un prétexte pour y vérifier la présence de nos "classiques", galettes "Complète" et "Andouille/œuf", et crêpes "Beurre/sucre" et "Pommes rissolées".

Premier bon point,  madame Angélique Épert dépose sur notre table une carafe d'eau, sans avoir à la réclamer. Vient ensuite le service des 2 galettes. Chacune est disposée différemment, une en carré rabattu et l'autre en 1/4 de cercle. Toutes deux bénéficient d'une présentation soignée avec un sympathique décor légumier (tomate, radis, concombre, et champignon). La pâte est bien "kraz*" et la garniture est bien servie. Comme boisson, j'ai bien sûr choisi un cidre, celui artisanal de Pierrick Logiou, facturé 9 € 00, excluant celui industriel du Val de Rance, pour accompagner cette première salve nourrissante. Il est brut, agréable et bien "pommé". Pour les crêpes, elles aussi présentées avec un petit décor, nous avons été déçus, une fois encore, par le mode de cuisson choisi par monsieur Franck Épert, celui de la cuisson à "l'unilatéral", comme l'illustre les 2 photos. Certes, ses crêpes sont bonnes, mais ce côté "farineux" n'est pas très agréable en bouche. Par contre, mes quartiers de pommes étaient très bien "rissolés". Si le cœur vous en dit, vous pouvez sans crainte faire le choix supplémentaire d'une ou plusieurs boules de glaces ou de sorbets parmi la quinzaine à disposition, voir de spécialités glacées, elles viennent de chez Eric Elien.  Coût total de nos agapes : 29 € 90, avec un service souriant et agréable en prime.

 

* Vocabulaire de la galette et de la crêpe bretonnes

Bilig : crêpière, tuile ou poêle

Kraz : croustillant

Krampouez : crêpe

Teo : épais, lourd

Gwiniz : blé, froment

Gwiniz du : blé noir

Druz : gras

Fonnuz : bien fourni

Ed-du : blé noir

Skanv : léger

Breizh'Ilien

Angélique & Franck ÉPERT

16 rue de Trestel

22660 TRÉVOU-TRÉGUIGNEC

Tél. : 02 96 91 78 13

Site web : www.creperiebreih-ilien.com

Le Pont d'Acigné, le goût des produits

C'est une table de la banlieue rennaise qui fait parti de mes incontournables escales annuelles, d'autant plus que depuis 2013, le Michelin l'a accueilli au sein de ses 82 tables qui méritent un détour (80 en 2015). Son ouverture le samedi midi me facilite aussi la tâche, même si ce jour-là, l'offre est plus limitée avec seulement 2 menus, le "Dégustation" en 5 plats pour 78 € 00  et le "Découverte" en 7 plats pour 116 € 00. Compte tenu de la semaine écoulée, ce sera le "Dégustation", sachant que Sylvain Guillemot "élargira" son offre. Pour débuter notre déjeuner, une très bonne surprise apportée par Isabelle, avec 2 coupes de Champagne offertes, et par n’importe quel Champagne, du Jacquesson cuvée 737 ! On savoure à sa juste valeur cette offrande liquide qui tient à merveille compagnie à 3 délicieux amuse-bouche : Cône croustillant de betterave marinée, crème d'ail et haddock fumé - Terrine de cou de canard et carotte - Tuile seigle et algue, émulsion de lait ribot ... en attendant tranquillement la suite.

Elle se présente avec une entrée "surprise", du Homard, croquant de daïkon, haricot vert et bouillon (1), un plat tout en subtilité, où tous les composants sont en osmose, une constante de la cuisine de Sylvain Guillemot. A peine le temps de nous remettre de cette première émotion gustative, qu'Isabelle nous présente un Carpaccio de langoustines, gelée et mousse de langoustine, salicorne et avruga (2). C'est sobrement agencé dans l'assiette et c'est à nouveau remarquable de finesse, avec des saveurs bien marquées et des accords de textures à fondre de plaisir. Le troisième service, une nouvelle "surprise", continue sur la même lancée grâce à un Aspergetto (3), une version du "risotto" avec de l'asperge, du lait de coco et des coques. Occupé à filmer j'ai eu du mal à comprendre tout l'énoncé de ce plat par Marie-Pierre Guillemot, en passant, toujours aussi charmante. Mais une fois mon regard libéré de l'objectif et braqué sur mon assiette, je suis resté ébahi par la beauté sobre de cette préparation. Et le plaisir de mes papilles a été à la hauteur de l'émerveillement de mes pupilles, un plat énooooorme ! Merci Sylvain pour ce cadeau/découverte.

Le quatrième plat est un "classique" de la maison, des Ravioles de foie gras, chips de carotte, asperge verte et bouillon de citronnelle thaï (4). Là encore, c'est gustativement très réussi. Lors de notre prise de commande, Marie-Pierre nous avait chaudement conseillé de choisir la viande plutôt que le poisson. C'est de l'Agneau d'Olivier Renault, le fils de Paul, avec foie, gigot, côte, rouelle (épaule décortiquée) et abats, jus de déglaçage et légumes de saison (5). La viande est cuite parfaitement, légèrement rosée,  très tendre, bien assaisonné et son escorte légumière (haricot verts, asperges vertes et salade mizouna) souligne bien sa sapidité sans l'étouffer.

Au Pont d'Acigné, le Plateau de fromages (6) vient de chez Jean-Yves Bordier, c'est à dire qu'il est riche et varié, avec pas moins de 21 spécialités à son bordJordan, le sommelier, en assure l'énoncé et le service. J'aurais souhaité qu'il m'informe sur ceux au lait cru, mais il ne disposait pas de tous les renseignements à ce sujet. Et j'ai eu des surprises une fois rentré chez moi sur le choix que j'avais opéré : Montbriac (fromage industriel au lait pasteurisé !) - Gouda de 48 mois (au lait pasteurisé) - Bleu de chèvre (à priori au lai cru) - Stilton (au lait pasteurisé) - Livarot  (à priori au lai cru). 

Pascale ayant fait le choix de l'option alternative du pré-dessert à place du fromage, a bénéficié d'un Croquant d’orange sanguine et dragée espuma d’épices, avant de découvrir la Version 10 du crumble de fraise, mousse de fenouil et sorbet rhubarbe. Quant à moi, me souvenant de l'exceptionnel Sorbet asperges blanches et fraises qui composait l'un des 5 desserts servis en avril 2009, j'ai demandé à bénéficier du Parfait asperge blanches et framboises. Je dois avouer que ce dessert m'a déçu. Il était bon, mais pas exceptionnel, sans le génie de celui de 2009. Heureusement, ce sera le seul désappointement de ce déjeuner ... que j'oublierais bien vite, ou presque, avec les mignardises : Madeleine (magique) - Tuile au café - Macaron carotte et fanes de carottes (original et excellent) - Verrine cacao et crumble - Tartelette au citron.

L'autre atout de ce restaurant, et non des moindres, c'est la passion des vins que partage ses 2 hôtesses de charme, Marie-Pierre Guillemot et Isabelle Jumel, auxquelles s'est joint désormais le sympathique Jordan. Les laisser vous chercher et trouver les accords ad-hoc est un véritable plaisir, même si au cours du service de ces vins à l'aveugle, je me plante régulièrement, légèrement moins ce 30 mai 2015. Nous avons eu droit au festival d'associations vineuses suivant :

(1) Châteauneuf-du-Pape blanc 2012 La Gardine

(2) Bordeaux blanc 2013 Château Reynon

(3) Saumur blanc L'Insolite

(4) Vin de Pays d'Oc 2006 "Eolienne" (Grenache blanc 30 % , Sauvignon 30 % , Viognier 30 % et un petit peu de Chenin, Petit Manseng, Picquepoul, Grenache Gris...)

- (5) : Fronsac 2004 La Rivière

- (6) : Meursault blanc 2003 "Les Charmes" Domaines des Comtes Lafon (Une formidable redécouverte d'un des vins de ce domaine emblématique de la Bourgogne, qui utilise parfois l'hélicoptère pour sécher ses vignes, en cas de vendange pluvieuse)

A propos du service des vins au verre, mon épouse m'a fait remarqué, en réglant la note, que nous avions bénéficié de largesses de la part de Marie-Pierre (apéritif - 2 plats en plus - 3 vins au verre et café offerts). Mais une fois arrivé à la maison, la comptabilisation de 14 verres de 6 cl pour nous deux, hors Champagne, a suscité un sérieux doute sur la quantité de verres de vins servis et donc bus ! Cela me paraissait plus qu'improbable, notamment du fait de 6 plats ayant bénéficié d'un accord met/vin. Effectivement, j'ai eu beau compter et recompter, nous n'en avions pas consommé autant, mais seulement 11 !!! L'erreur est humaine, surtout quand elle est noyée dans la générosité, et quand en plus elle prend les traits du joli minois de Marie-Pierre Guillemot, pouvais-je lui en tenir rigueur ?

Auberge du Pont d'Acigné

Marie-Pierre & Sylvain GUILLEMOT
Sommelière : Isabelle JUMEL

Fermé du dimanche soir au mardi soir inclus

Fermeture annuelle du 4 août au 21 août 2014 inclus

Tél. : 02 99 62 52 55

Email: contact@pontdacigne.fr

Site web  : www.auberge-du-pont-dacigne.com

Concert du 2 juin 2015 de Mark Knopfler et ses musiciens au Zénith de Paris

Le 2 juin 2015Mark Knopfler était au concert au Zénith de Paris accompagné par 8 musiciensJim Cox (piano)John Mc Cusker (guitare, cithare, violon et flûte)Glenn Worf (basse)Michael Mc Goldrick (cornemuse électrique irlandaise, flûte, cordes ...)Danny Commings (batterie), Matt Rollings (piano), Richard Bennett (guitare), Nigel Hitchcock  (saxophone), que des "pointures" et des virtuoses de leur instrument de prédilection.

Muni de mon traditionnel caméscope, j'ai réussi à saisir quelques moments de ce concert exceptionnel avant que la sécurité du Zénith n'intervienne en fin de concert, sur Telegraph road, pour me demander de stopper mes prises de vues. J'ai raté ainsi 2 morceaux, "Wherever I go" et "Our Shangri-La". Il me restait quand même dans mon disque dur 16 extraits (soit 15' 26" au total de pur bonheur !) des 18 titres interprétés de soir-là, dans l’ordre : Broken bones - Corned beef city – Privateering - Father and son - Hill farmer's blues - Kingdom of gold (avec Ruth Moody) - Skydiver (avec Ruth Moody) - I used to could - Romeo and Juliet - Sultans of swing - Mighty man - Postcards from Paraguay – Marbletown Speedway at Nazareth - Telegraph road - Going home (Theme from Local Hero). Mais comme on ne se refait pas et que le risque fait partie de ma génétique et de mon adrénaline, j'ai pris le risque de remettre en marche mon caméscope sur ce dernier morceau, avec hélas pour résultat, quelques difficultés de cadrage, qui m’ont privé de quelques images exclusives.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo* d'un peu plus de 15 minutes reprenant des extraits de 16 morceaux interprétés par Mark Knopfler et ses 8 musiciens ainsi que 25 photos prises pendant ce concert du 2 juin 2015.

 

Bon visionnage et bon trip à toutes et à tous !

* pour des raisons de droits d'auteur sur YouTube, cette vidéo n'est visionnable que par les abonnés de ma newsletter

(Elle est aussi visionnable avec le lien suivant : https://www.facebook.com/jeanpierre.poulet.9)

Cette photo est un hommage à mes parents et grands-parents, témoins d'une époque conviviale où dans  un même  lieu se côtoyaient un salon de coiffure, un café et un restaurant !

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