Archives Octobre-Novembre 2017

Olivier Beurné va succèder à Jean-Paul Abadie

Je disposais de l'info depuis quelques mois, mais à l'inverse d'un Olivier Marie qui ne sait pas tenir sa langue (arrivée des Hénaff aux Sables Blancs), j'ai attendu qu'Anthony Rauld (avec un "d" à la fin et non un "t" !) l'actuel génial et compétent sommelier de l'Amphitryon, me donne le feu vert pour la publier. Ce sera donc finalement le 11 décembre 2017, et notre table est déjà réservée, que ce restaurant va changer de mains. Il sera piloté par un duo de choc, Anthony Rauld et Olivier Beurné, un cuisinier discret natif de la Haute-Marne, passé notamment chez Marc Meneau, et qui officiait depuis 15 ans dans les cuisines étoilées du Château de Locguénolé. Longue vie et bon vent à eux deux et à leur équipe !

L'Amphitryon

A compter du 11 décembre 2017 :

Chef : Olivier BEURNÉ - Sommelier : Anthony RAULD

127 rue du Colonel Müller

56100 LORIENT

Tél. : 02 97 83 34 04

Site web : www.amphitryon-abadie.com

Du nouveau après ma réclamation sur le Camembert Lepetit

Le 26 janvier dernier, j'adressais à la DDPP de la Manche un courriel pour m'étonner notamment de la mention "Fabriqué en Normandie" présente et mise en avant par Lepetit sur les étiquettes de ses Camemberts pour mieux les valoriser et les vendre. N'ayant aucune nouvelle de ce service de l'état depuis 7 mois, et me rappelant des objectifs fixés par la nouvelle Charte Marianne, j'ai donc relancé cette administration locale le 29 octobre avec le courriel suivant :

 

Bonsoir,

Il y a maintenant presque 7 mois, vous m'avez adressé la réponse ci-dessous à mon courriel du 26 janvier 2017 concernant l'étiquetage trompeur des Camemberts Lepetit.

Je m'étonne qu'après ce long délai (A ce propos, on s'éloigne fortement des objectifs de la Nouvelle Charte Marianne !), je n'ai toujours pas obtenu de réponse de votre part à ce dossier, d'autant que celui-ci me semble relativement simple à solutionner, compte tenu notamment de l'avis rendu par l'EU (Cf. Pièce jointe).

 

Cordialement,

Jean-Pierre POULET

 

Et voici leur réponse dans la foulée :

 

Bonjour Monsieur,

En réponse à votre message de ce jour, je vous précise que l'administration centrale n'a pas fait savoir sa position à ce jour. Je la relance par le biais de la DIRECCTE.

-- 

Laurent Dupont

Directeur départemental adjoint de la protection des populations

 

La rapidité avec laquelle l'Administration Centrale de la DGCCRF tarde à se prononcer fait peur, ce qui a inspiré à Périco Légasse cette réflexion "Ils veulent esquiver" !

Avec la vitesse à laquelle ce train décisionnel avance, même les sénateurs sont battus ! Il est vrai que l'affaire implique Lepetit, donc Lactalis ! Comme quoi la formule de Jean de La Fontaine, "Selon que serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir" est toujours d’actualité !

 

Mais il vient d'y avoir du nouveau du côté du bras de fer qui opposent depuis 20 ans l'AOC Camembert de Normandie à Lactalis et ses comparses ! Le 17 novembre 2017, Europe 1 donnait en effet l'information suivante :

 

"Camembert de Normandie" au lait cru ou camembert industriel "fabriqué en Normandie" ? Les consommateurs ont bien du mal à s'y retrouver. À l'arrivée, ce sont les petits producteurs qui trinquent.

La guerre du camembert va-t-elle enfin trouver son épilogue ? Après quinze ans de combat entre les petits producteurs et leur AOP "de Normandie", et les géants mondiaux comme Lactalis vendant des camemberts "fabriqués en Normandie", une première réunion de conciliation, programmée la semaine prochaine en présence de l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao), pourrait aboutir à un accord.

 

"Entre ces deux produits, c'est le jour et la nuit"

Derrière l'étiquette "Camembert de Normandie", une appellation d'origine protégée, se cache un mode de production bien spécifique : du lait cru, provenant de vaches normandes nourries à l'herbe. Rien à voir avec les camemberts industriels au lait pasteurisé. Problème : ces boîtes indiquent "Fabriqué en Normandie". Or, les consommateurs ne s'y retrouvent pas. "C'est le jour et la nuit entre ces deux produits. Pourtant, en termes d'étiquetage, c'est quasiment la même chose. L'administration n'a pas fait son travail, ce qui est absolument incroyable", dénonce Patrick Mercier, président du Camembert de Normandie, au micro d'Europe 1.

 

"Une situation parfaitement illégale".

Pour Véronique Richez-Lerouge, présidente de l'association Fromages de terroir, il s'agit, ni plus ni moins, d'un cas de concurrence déloyale. "Un camembert industriel peut être fait à peu près n'importe comment. On ne sait pas d'où vient le lait. Ces camemberts ne devraient pas utiliser le terme 'Normandie'", s'indigne-t-elle. "C'est une situation parfaitement illégale depuis plus de 20 ans. Si on continue à laisser faire, ça peut arriver dans le secteur du vin. C'est trop facile, on utilise n'importe quels dénomination géographique et label, et on vend moins cher un produit qui ne répond pas à un cahier des charges."

Si les industriels ne retirent pas le "Fabriqué en Normandie" de leurs étiquettes, les petits producteurs menacent de "saisir la justice".

Le Casse-Cailloux dans de nouvelles mains, et des bonnes

Depuis juillet dernier, Elodie et Mathieu Laurendeau sont désormais les nouveaux propriétaires de ce bistrot gourmand situé un peu à l'écart du Tours économique. Ils succèdent ainsi à Patricia et Hervé Charbonneau qui l'avaient créé en 2009, après leur succès connu et reconnu aux Linottes Gourmandes (repris en 2013 par Pauline Teston-Unger et qui  vient de mettre la clé sous la porte à la mi-juillet 2017). Après 2 mois de travaux, le Casse-Cailloux a repris du service le 28 août. Les bons restaurants ouverts le lundi n'étant pas légion sur Tours, ce Casse-Cailloux nouvelle formule tombait à pic !

Un bar est installé à droite en entrant et la salle, a priori, a fait l'objet d'un rafraîchissement de bon aloi. Elodie Laurandeau a notamment travaillé au Château d'Artigny, et Mathieu, son mari, a fait ses classes à la Chope, une brasserie "Belle-époque" de l'avenue de Grammont ouverte en 1902.

Côté des propositions solides, les formules qui ont fait le succès de cet établissement sont toujours à l'affiche et se déclinent sur des grandes ardoises. C'est celle à 31 € 00 avec entrée (4 choix), plat (3 choix) et dessert (4 choix) que nous avons sélectionnée. 

Après une sympathique patience dont je n'ai pas noté l'intitulée, mon déjeuner commence par un  Boudin noir aux pommes revisité. J'appréhende le terme revisité, et souvent, je me dis que certains cuisiniers feraient mieux de visiter d'abord la spécialité qu'ils proposent avant de la proposer revisitée. Ici, pas de problème, le jeune chef a du talent et sa "relecture" est originale et délicieuse, avec au final un ensemble bien assaisonné et harmonieux. Je poursuis mon aventure avec un pimpant Onglet d'Angus au jus corsé, guacamole d'avocat grillé. La viande est très tendre et ne roule pas sous les dents, un des bons points de ce plat. Celui de son accompagnement, bien épicé et équilibré en est un autre. Pour conclure, ce sera une bonne Tarte Tatin, glace caramel beurre salé dont la présence de la fraise en décor est superfétatoire, la qualité intrinsèque de ce dessert se suffisant à elle-même.

Mon épouse a fait le choix d'une savoureuse Salade de rillons au porc fermier et œuf poché, d'un tendre Suprême de pintade au foie gras, mousseline de panais et champignons, et d'une bonne Salade de fruits frais, semoule au lait, tonka. Si ce dessert ne suscite aucune remarque gustative, par contre, au niveau de sa présentation (Cf. photo dans le diaporama ci-dessous), il y a encore un petit effort à faire pour le hisser au bon niveau d'ensemble de la prestation servie à l'occasion de notre  déjeuner.

Pour emplir les verres, la souriante et charmante Elodie Laurendeau dispose d'une carte suffisamment étoffée pour satisfaire sa clientèle. Cerise sur le gâteau, les prix pratiqués sont abordables, avec par exemple l'excellent Noble-Joué des frères Rousseau à moins de 20 € 00 ou le non moins délicieux Chinon 2016 Tradition de Philippe Alliet à 31 € 00. Notre choix s'est porté sur la solution du vin au verre (parmi 4 blancs et 4 rouges à 5 € 00 les 12 cl). J'ai ainsi fait la découverte d'un très bon Côte du Lot IGP issu de pur Malbec, un breuvage suave et légèrement tannique qui a tenu bonne compagnie à mon boudin et à ma viande; mon épouse a bien apprécié le Touraine 2015 "Le Bois Jacou" de JF Mérieau (vin non bio) dont le cépage gamay, gouleyant et fruité, mais qui mériterait d'être servi un peu plus frais. Rappelons que le terme chambré remonte à une époque où la température de la pièce n'était pas comme de nos jours à 20°, voir plus !

Au niveau de l'information du consommateur, je conseillerais à Elodie Laurendeau de mettre en évidence l'origine de sa viande, surtout si comme ce 14 octobre, elle est française. Quant aux jus de fruits proposés, il lui faudra retirer de cette rubrique l'abricot qui est, soulignons-le, un nectar de fruits (donc une purée de fruits dans laquelle on rajoute de l'eau et du sucre) et non un jus de fruits.

En résumé, Elodie & Mathieu Laurandeau, s'ils maintiennent ce cap, sont sur la bonne voie pour garder le Bib gourmand qu'avaient directement décroché leurs prédécesseurs en 2010, même si sur sur l'agglomération tourangelle, Michelin est parfois difficile à suivre, dans ses choix et dans ses distinctions !

Casse-Cailloux

Elodie & Mathieu LAURENDEAU

26 rue Jehan Fouquet

37000 TOURS

Tél. : 02 47 61 60 64

Site web : www.facebook.com/laurendeau37

Fermé mercredi midi, samedi soir et dimanche

Chambord et ses jardins à la française

Ouverts au public le 20 mars 2017, les "jardins à la française" de Chambord ont certainement battu un record de durée de leur mise en œuvre ! En effet, il aura fallu seulement 5 mois pour planter 600 arbres, 800 arbustes, 200 rosiers et 15 250 plantes délimitant les bordures, sans oublier les 18 874 m² de pelouses ! Un bien bel exploit, qui donne désormais toute sa vénusté à ce château dont la construction a commencé en 1519 sous François 1er (après la mort de Léonard de Vinci) et s'est terminée sous Louis XIV en 1685 !

Nous avions pu observer et grandement apprécier le 31 décembre 2016 l'état d'avancement de ces grandioses travaux d'aménagement. Alors, quand nous avons appris qu'à l'initiative du Conseil départemental, les Loir-et-Chériens pouvaient visiter gratuitement le château de Chambord et ses Jardins à la Française entre le 16 septembre et le 15 octobre 2017, nous n'avons pas hésiter à faire le déplacement ce mercredi 4 octobre.

Les visites incontournables du château de Chambord

 

L'escalier à doubles révolutions

Le grand escalier est à lui seul un monument qui fascine depuis toujours les visiteurs de Chambord. Il est constitué de deus rampes jumelles s'enroulant l'une au-dessus de l'autre autour d'un noyau creux et ajouré. Si d'aventure deux personnes empruntent une rampe différente, elles se voient par les ouvertures tout au long de la montée ... mais ne se rencontrent jamais ! Une expérience architecturale à ne pas manquer. 

 

Les appartements meublés du 1er étage

Le premier étage du château présente de nombreux appartements meublés : logis de François Ier dans l'aile royale, chambre du XVIIème siècle, appartements de parade ou d'invités du XVIIIème dans le donjon. Leur riche décor et leur ameublement en constant enrichissement permettent de comprendre l'histoire de Chambord et l'évolution de ses aménagements intérieurs de la Renaissance à la Révolution. 

 

Les salles voûtées du 2ème étage

Au deuxième étage du donjon, les quatre salles de circulation disposées autour du grand escalier sont couvertes d'impressionnantes voûtes à caissons. Faisant figure d'arcs de triomphe à l'antique, elles sont entièrement consacrées aux emblèmes de François Ier. Salamandres et "F" couronnés sculptés y alternent en effet par centaines pour glorifier le roi bâtisseur de Chambord et illustrer le génie architectural de la Renaissance.

 

Les terrasses

Point d'aboutissement du grand escalier au sommet du donjon, les terrasses offrent un vaste espace de promenade et un point de vue panoramique sur le parc et les jardins alentour. Elles nous plongent également au milieu du spectacle foisonnant des multiples souches de cheminées, lucarnes et tourelles d'escalier qui hérissent les hautes toitures du château et lui donnent sa silhouette unique. Au centre de cet ensemble s'élève également la tour lanterne, dont le sommet dresse vers le ciel une fleur de lys royale.

 

Source commentaire : Notice de visite Château de Chambord 

Château de Chambord

41250 CHAMBORD

Tél. : 02 54 50 40 00

Site : www.chambord.org/fr

Cette photo est un hommage à mes parents et grands-parents, témoins d'une époque conviviale où dans  un même  lieu se côtoyaient un salon de coiffure, un café et un restaurant !

Ma Newsletter