Archives Juillet-Août 2019

Le pastis aveyronnais Marius Bonal ... par correspondance

L'entreprise Marius Bonal a été fondée en 1938 par ... Marius Bonal. Elle s'est rapidement fait connaître grâce à l'élaboration et à la diffusion d'un apéritif à base de vin et de gentiane qui porte son patronyme.

A partir de 1976, le dynamisme de son fondateur favorise l'expansion de la société qui n'hésite pas à sortir de ses terres aveyronnaises pour conquérir de nouveaux marchés vers Paris, Montpellier, Marseille et même au-delà de la Méditerranée.

La gamme des produits s'étoffe successivement de crèmes et de liqueurs, et un peu plus tard de sirops de qualité. Les 3 fils de Marius Bonal intègrent progressivement l'entreprise, puis lui succèdent. En 1988, c'est Guy Cayssials qui a rejoint l'entreprise et qui en assume désormais la gestion pour en assurer la pérennité.

En principe, le 29 juin 2019, nous devions pousser jusqu'à Rodez pour faire le plein de quelques produits estampillés Marius Bonal. Hélas, le restaurant "Le Belvédère" de Bozouls, chez qui nous devions déjeuner, était dépourvu de climatisation. Et selon les infos données au téléphone par son propriétaire, la température en salle y serait certainement élevée, compte tenu des 38° à l'ombre prévus ce jour-là. J'ai donc dû annuler à grands regrets  mes projets festifs à Rodez et à Bozouls.

Heureusement, il me restait la possibilité d'une commande en ligne pour m'approvisionner. Mon produit favori de Marius Bonal est bien sûr le Pastis aveyronnais (23 € 80 la bouteille d'un litre). Sa Gentiane d'Aubrac (14 € 00 la bouteille d'un litre), fait montre d'une personnalité authentique puisqu'élaborée à partir de la distillation d'une infusion de sa racine. Il faut savoir à ce propos, que certaines maisons se dispensent sans soucis de cette méthode de production, bien que parfois le mot "distillerie" soit présent dans leur dénomination commerciale ! Elles vendent ainsi des produits constitués d'alcool neutre, de colorant et d'arômes. Regardez et lisez bien les étiquettes avant d'acheter un tel alcool, ou même un autre, histoire de connaître sa composition et de vous décidez en toute connaissance de cause.

Marius Bonal

Responsable : Guy CAYSSIALS

18 Route d'Espalion

12850 ONET-LE-CHÂTEAU

Tél. : 05 65 67 00 58

Email :  marius.bonal@wanadoo.fr

Autre point de vente :

La Cave de Marius

6 place de la Cité

12000 RODEZ

Tél. : 05 65 42 52 97

Site web : www.facebook.com/La-Cave-de-Marius


Le "vin cuit" du Château de Virant

A force d'entendre que le qualificatif de "vin cuit*" était attribué à des boissons qui n'en sont pas, principalement les "Vins doux naturels" et les apéritifs de vin aromatisé comme le Byrrh, le Cinzano ou encore le Saint-Raphaël, je me suis décidé à partir à la découverte de ce breuvage particulier. Ils seraient 22 producteurs recensés à le produire. Hélas, malgré des recherches sur un moteur ad-hoc bien connu, je n'ai pas pu recueillir suffisamment de précisions pour valider cette liste. Dans ces conditions, difficile de faire un choix d'un producteur à partir de critères exclusivement qualitatifs, sauf à commander une bouteille, voir plusieurs, chez chacun d'eux, avec une dépense en conséquence non remboursable ! Je m'en suis donc remis au hasard en explorant les sites internet des maisons qui commercialisent par correspondance ce nectar.

Ma sélection s'est fixée sur le vin cuit du Château de Virant composé de Grenache, Syrah, Cabernet et Carignan. Il est proposé au tarif unitaire de 14 € 00 la bouteille de 50 cl. Un contenant de 75 cl est également disponible au prix de 17 € 50. Dans mon cas, le prix au litre revient à 28 € 00, dans le second, il est de 23 € 33. Le port pour 6 bouteilles s'élève à 9 € 90, ce qui n'est pas du tout excessif. Seul accroc de cette commande, l'état déplorable dans lequel est arrivé mon carton (Cf. diaporama ci-dessous). Un sacré coup de chance qu'aucune bouteille ne soit cassée ou subtilisée ! Bien sûr, impossible de savoir qui a commis cette faute durant le transport.

Pour obtenir sa couleur pain brûlé, le jus obtenu du pressage des grappes de raisin est chauffé dans un grand chaudron en cuivre afin de le réduire. Ensuite, il entre en fermentation. Il est conservé durant deux années en fûts de chêne.

Côté gustatif, ce vin cuit présente des arômes de fruits confits, de coing et de caramel. Il peut se boire à l'apéritif mais pourquoi pas accompagner des fromages à pâte persillée, une Tarte Tatin aux coings ou un dessert au chocolat (pas trop puissant).

La maison produit aussi des vins rouges, rosés et blancs (Vin de Pays des Bouches du Rhône, AOC Coteaux d'Aix en Provence) et des huiles d'olive de différentes variétés (Aglandau, Salonenque, Assemblage, Bio, AOP Aix en Provence, AOC Provence ...).

Vingt-deux domaines produiraient, à priori, du Vin cuit. Recueillir des renseignements à ce sujet relève du défit. Voici toutefois une liste "SGDG" de 18 d'entre eux  : 

- Terroir des Coteaux d'Aix : Château Virant - Domaine du Mas-Bleu - Camaïssette - Hostellerie des vins de Rognes - Domaine La Suriane - Château Beaulieu - Domaine des Oullières - Les Bastides - Mas-de-Cadenet - Domaine Naïs - Domaine des Toulons - Domaine Pey-Blanc - Les Vignerons du Roy René - Les Vignerons du Mistral

- Terroir de la Montagne Sainte-Victoire : Château Grand-Boise

- Terroir des côtes de Provence : Domaine Conques-Soulière - Château Saint-Martin

- Terroir du Bandol : Domaine de Cagueloup

 

* Le vin cuit est une tradition provençale dont on trouve les origines dans la région proche d'Aix-en-Provence et de la montagne Sainte-Victoire.

Désigner par le terme de "vin cuit" certains apéritifs de marque ou les vins mutés à l’alcool de type V.D.N. (Rivesaltes, Maury, Banyuls) est une déformation de langage...

Le vrai Vin Cuit a un mode d’élaboration qui lui est propre. Comme son nom l’indique, il fait intervenir une cuisson et respecte le suivi d'un procédé bien particulier. Après avoir pressé les raisins, le moût est cuit dans un grand chaudron à flamme vive. Le but est d’obtenir, mais sans faire bouillir, une évaporation homogène et donc une concentration des jus. Pendant la cuisson, il se produit une écume à la surface qui est constamment enlevée car elle apporterait de l'amertume au vin cuit.

Quand la moitié des jus est évaporée, on laisse refroidir. Les jus sont ensuite placés en cuve pour une lente et très longue fermentation. Cette fermentation s’arrête naturellement, contrairement aux vins dits «mutés» où l’on ajoute de l’alcool pour stopper la fermentation. L’équilibre final s’obtient à 15° d’alcool et environ 90 gr de sucres résiduels. Il est ensuite placé en barriques pour un élevage de plusieurs mois.

Source info : www.grandboise.com/vin-cuit.htm

Château de Virant

Christine CHEYLAN

D10

13680 LANÇON-PROVENCE

Tél. : 04 90 42 44 47

Email : chateau-virant@wanadoo.fr

Site web : www.chateauvirant.com

Dégustation sous les étoiles des Touraine-Chenonceaux

Luc Poullain, le président de la toute jeune AOC "Chenonceaux" m'avait loué, lors d'une dégustation de ses vins en novembre 2018, tout le faste et l'intérêt des soirées "Dégustation sous les étoiles" organisées chaque année au mois de juillet au château de Chenonceau ... sans x.

J'ai donc retenu la date de ce samedi 20 juillet 2019 pour faire le tour, ou presque, des 25 Domaines dont la participation était annoncée pour cette réjouissance, sur les 52 que compte cette appellation. A ce propos, il est dommage que des pros "connus" comme Marionnet et Ricard ne s'y étaient pas associés !

Histoire de donner un peu plus de faste et de pomposité à cette soirée, il était possible de participer, contre la somme de 90 € 00, à un "Dîner d'exception" composé d'un apéritif, de 4 plats et des accords vineux idoines. Compte tenu de son contenu, à découvrir dans le diaporama ci-dessous, il n'était pas question pour moi de consacrer un tel budget à si peu d'intérêts culinaires ...

Pour ceux qui souhaitent des précisions complémentaires sur l'AOC Touraine-Chenonceaux, cliquez ici. Rappelons juste brièvement que le vin blanc de cette AOC est issu uniquement du cépage sauvignon et que le rouge provient principalement d'un assemblage de côt (avec un encépagement compris entre 50 et 65%) et de cabernet-franc (avec un encépagement compris entre 35 et 50%), et accessoirement de gamay. Pas de vin rosé ni de bulles

Cette festive soirée m'a permis de goûter les vins blancs et/ou rouges des producteurs suivants :

- Domaine JA Villemaine : mis en bouteilles en juin dernier, ce blanc 2018 est très fleurs blanches avec une bouche poivrée et une longueur intéressante.

Son Chenonceaux rouge est de l'année 2017 et à 80 % de côt et 20 % de cabernet-franc. Nez élégant avec en bouche un mélange de zan et de réglisse, et une structure déjà fondue. Il ne persiste pas assez et je décèle une touche d'alcool en retour.

- Desloges : ce vigneron est tout récent dans l'AOC. Les vendanges sont mécaniques. Son blanc 2018 est intense mais avec une petite amertume.

- Delaunay : le blanc proposé provient du millésime 2017. L’œil est fluide et limpide. Le nez est agréable et puissant. La bouche est ample et longue. Un très beau vin.

Le millésime du rouge est aussi de 2017 à 50/50 de côt et de cabernet-franc. Nez discret, bouche simple avec en fin des arômes de bâton de réglisse. Vin moyen. 

- Renaudie : à la dégustation, le blanc 2018. Le nez n'est pas très expressif mais en bouche son côté glycérine et sa longueur intéressante viennent compenser cette petite déception.

Son rouge 2016 est composé de 65 % de côt et 35 % de cabernet-franc. Robe cerise, nez de petits fruits rouges, bouche tannique et un peu trop alcooleuse.

- Sauvète : c'est le seul vigneron bio parmi ceux présents à cette soirée. Il nous propose son blanc 2017. La robe est or pâle. Le nez est discret mais en bouche? c'est particulièrement puissant et très agrumes.Vin séduisant.

Pour le rouge, c'est un 2017. L'annonce vocale de 90 % de malbec, autre nom du côt utilisé surtout dans le bordelais et le Cahors, m'énerve ! Est-ce bien normal de renier ainsi le "côt" et de répondre aux appels des sirènes commerciales ? Pas d'élevage sous bois mais en cuve polyester. Aspect dégustation, le nez est encore un peu fermé. La bouche est bien équilibrée, avec des tanins arrondis. Beau vin.

- Roussely : blanc 2018 provenant de vignes de 42 ans.Nez intense mais bouche alcooleuse développant aussi de l'amertume.

- Jacky Marteau : la soirée avance et il fait très chaud. Ici, je déguste seulement le rouge 2015 de cette maison. Il associe 60% de côt et 40 % de cabernet franc. Belle robe cerise, nez intense de fruits rouges, bouche ample et persistante mais un peu "chaude".

Château de Chenonceau

37150 CHENONCEAUX

Tél. : 0820 20 90 90

Email : info@chenonceau.com

Site web : www.chenonceau.com et www.vintourainechenonceaux.fr

Déjeuner végétarien, ou presque, aux Hauts de Loire

Le 30 novembre 2018, nous avions été fortement tentés d'explorer les propositions du menu "Nature", comptabilisé 79 € 00 à l'époque, concocté par Rémy Giraud, le très discret chef 2 étoiles du Loir-et-Cher. Mais la présence dans son contenu de légumes racines nous avait dissuadé de transformer notre essai. En cet été 2019, l'occasion était trop belle de le tester, même si son prix  a subit un sérieux coup de pouce en passant à 85 € 00 ! Un couple d'amis fines gueules tentés par cette aventure verdurière, nous accompagnait ce vendredi 19 juillet 2019 à la terrasse arrière des Hauts de Loire pour attaquer nos hostilités gourmandes par une coupe de Champagne Pommery "Brut Apanage" en magnum. Par rapport au Pommery de base, cette cuvée bénéficie d'un vieillissement sur lattes de 6 mois supplémentaires, mais pour autant, on ne sait rien rien de son assemblage !

La série des 4 amuse-bouche qui l'accompagne est comme cette maison, stylée et raffinée. Il s'agit d'un Silure fumé, pastèque et citron vert, d'une Royale de champignons et épinards, d'un Coulis de melon à l'orgeat et framboises, et d'un Coulis de concombre, crème végétale et cacahuète. Ça commence très fort !

Rémy Giraud nous fait la surprise de venir nous saluer. Il tient à nous faire découvrir une de ses dernières trouvailles gustatives sur laquelle il travaille depuis le matin, des Pois chiches décortiqués qu'il agrémente d'une Huile de cosses de petits pois et qui devrait être associée avec du Moringa, un arbre tropical originaire d’Inde (ses composantes sont principalement utilisées comme plante médicinale), dont les feuilles sont séchées et réduites en poudre et qui rappellent le thé vert. Mais où donc ce diable de cuisinier va-t'il chercher tout ça ! 

Nous poursuivons nos découvertes, mais à l'intérieur, avec comme patience, une Courge jaune et fenouil, sorbet harissa (une préparation objet d'un cours de cuisine à l'Art des mets sur le Pacojet, mais que je n'ai pas réussi à reproduire à l'identique !) et graines de coriandre. Je reste béat et admiratif du talent de Rémy Giraud à associer et à composer de telles merveilles gustatives. 

La composition du menu Nature comporte une préparation avec des artichauts. Cet aliment risquant de nous provoquer des effets secondaires indésirables en société, j'ai demandé à Rémy Giraud à bénéficier d'une autre entrée. C'est ainsi que nous avons droit au Carpaccio de melonnette jaspée de Vendée (variété de courge coureuse dont la chair orange est épaisse, très sucrée et d'excellente qualité gustative) truffé, celtuce (laitue sous forme de tige), haricots verts 'fin gourmet" et petits pois, crème végétale à peine fumée et huile de cosses (de petits pois) à la noisette. Mis à part le problème posé par l'emprunte carbone de la truffe mélanosporum australienne dont le parfum est moins envoûtant que son homologue française en pleine saison, cette entrée est une petite merveille. On embraye sur la Collection de tomates, gel d’eau de tomate au pélargonium "Attar of roses", purée de cassis, evergreen en sorbet parfumé à l’écorce de citron vert. Un seul adjectif : admirable !

Je l'avais repérée cette sorte d'intermède dans le menu dégustation, et sa composition m'avait intrigué. J'ai donc demandé à Dominique Pépin*, le fidèle et talentueux second de Rémy Giraud, à bénéficier, et je l'en remercie grandement, de la Panna cotta de poivrons grillés feuilles de framboise et glace à l’oseille. Là encore, avant, pendant et après sa dégustation, la claque papillaire est totale !

Nous sommes désormais prêts à accueillir le plat phare de ce déjeuner, La carotte nouvelle, en croûte feuilletée à la cardamome verte, pâte de citron et oignons nouveaux. Du croustillant avec la pâte feuilletée, du fondant avec la pâte de citron, du moelleux avec la carotte et du croquant avec les oignons, bref tout est réuni dans la conception de cette merveille pour en faire un joyeux moment de gourmandises et attendre la suite tranquillement ... 

 

* Dominique Pépin a fait partie des 28 finalistes du concours des MOF Cuisine 2018, avec Renaud AugierLa Tour d’Argent à TokyoJérôme Banctel, La Réserve à Paris - Noël Bérard, Écriture à Hong Kong - David Boyer, 110 Taillevent à Paris - Christophe Carlier, Têtedoie à Lyon - Stéphane ColletLycée hôtelier Saint-Martin à AmiensAlain Despinois, Lenôtre à Plaisir - Jocelyn Deumié, Rougié Japon à Kyoto - Arnaud Faye, La Chèvre d’Or à Eze - Fabien Ferré, Restaurant Christophe Bacquié au Castellet - Fabrice Gendrier, Lenôtre à Plaisir - Guillaume Gesson, La Vague d’Or à Saint-Tropez - Aurélien Gransagne, restaurant Serge Vieira à Chaudes-Aigues - Mathieu Guibert, Anne de Bretagne à La Plaine-sur-Mer - Fabien Laprée, Restaurant Saisons, Institut Paul Bocuse à Écully Stéphanie Le Quellec, Le Prince de Galles à Paris - Romain Masset, Régis et Jacques Marcon à Saint-Bonnet-le-Froid - Thierry Méchinaud, Pierre Gagnaire à Paris - Dominique Pépin, Domaine des Hauts-de-Loire à Onzain - Franck Putelat, La Table de Franck Putelat à Carcassonne - Pieter Riedijk, Flocon de Sel à Megève - Denis Rippa, Hôtel Matignon à Paris - Julien Roucheteau, La Scène Thèlème - Isshin Shiraishi, Relais Louis XIII à Paris - Mathieu Silvestre, 64° Le Restaurant à Kaysersberg - Frédéric Simonin, restaurant Frédéric Simonin à Paris - Nicolas Sintes, Le Restaurant Alpin à Megève - et Nadine Vincent, Flocon de Sel à Megève,  concours qui s'est déroulé au Touquet du 20 au 22 novembre 2018. Hélas pour lui, un de ses trois plats a été présenté hors délais aux membres du jury placé sous la présidence d'Alain Ducasse, et des vices-présidences Jacques Maximin, Christophe Quantin et Michel Roth, tous les 3 MOF. Il n'a pas pu devenir ainsi le huitième récipiendaire de cette haute distinction, qui permet notamment d'arborer le fameux col bleu-blanc-rouge. Ce n'est donc pas le petit incident survenu lors du montage de la Pavlova et aspic de fruits frais, crème au citron qui était la cause de cet échec. Mais cette édifiante et instructive participation sera suivie d'une prochaine, et je pense que Dominique y décrochera le Graal ! D'autant qu'au cours de l'année 2020, il va succéder à Rémy Giraud qui lui, va prendre une retraite bien méritée.

En rouge, les MOF 2018

Place maintenant aux plaisirs sucrés avec en guise d'aiguise-papilles, un pré-dessert. En l'absence de Cédric Noël*, il est l'oeuvre de Gaëlle Renard. C'est une sympathique et plaisante Petite douceur pomme et cannelle au miel du domaine.

On poursuit avec le dessert. Pour moi et un autre membre de la bande, c'est La framboise, farcie au cassis, sorbet citron au basilic et coulis de framboises confituré. Pour avoir assisté à son montage (Cf. vidéo ci-dessous à partir de 6' 50"), ce dessert est assez technique sans oublier  d'être aussi succulent. Je pense que l’utilisation complémentaire d'une framboise jaune type "Golden Everest" ou autre, aurait apporté une touche de couleur supplémentaire intéressante visuellement. Mon épouse a fait le choix du Carré de chocolat, praliné à l’ancienne, gel de pralines roses au rhum et le quatrième membre a préféré La fraise, crème végétale aux baies de Timur, chutney de fraise et sorbet à l’estragon. A entendre leur enthousiasme grandissant au fur et à mesure de l’absorption de cet épilogue sucré, on peut en conclure que ce menu concocté autour d'une partition "légumière" orchestrée par Rémy Giraud, Dominique Pépin et tous les membres de leur brigade, a été plus que concluante. J’associe bien sûr dans cet éloge, le petit clap de "faim" de l'assiette de Mignardises composée de Pâtes de fruits aux fruits rouges, de Calissons au citron, de Madeleines au miel du domaine et de Financiers au chocolat  un ensemble dans lequel j'aurais bien aimé piocher un peu plus qu'un seul de ses trésors ... n'est-ce pas "Titi" !!!

La carte des vins correspond tout à fait à celle d'un traditionnel restaurant "Relais Châteaux". Ne vous attendez donc pas à y trouver de géniales découvertes mais des vins classiques qui correspondent aux attentes de leur clientèle. Côté vins au verre, les propositions sont relativement étoffées avec 6 blancs, 3 moelleux, 1 rosé et 7 rouges, soit au total 17 breuvages. Si j'aime bien l'ambiance du Domaine des Hauts de Loire et j'apprécie la gentillesse de l'ensemble de son personnel, par contre, côté coefficient multiplicateur, je n'ai pas le même enthousiasme ! En effet, si je prends l'exemple du verre de Chardonnay 2015 du Château de la Presle, celui-ci est facturé 17 € 00 les 15 cl, alors que la bouteille de 75 cl se négocie 8 € 00 TTC (Cf. Diaporama ci-dessus) à la propriété, soit 1 € 60 les 15 cl ! Et comme un professionnel la touche très certainement aux environs de 7 € 00 TTC, faites vous-même le calcul ! On frise le déraisonnable avec un coef multiplicateur de plus de 12 ... sauf si ce vin est livré au Domaine avec un service de sécurité digne du dernier G7 ! Idem avec l'excellent Muscat de Beaumes de Venise de chez Castaud-Maurin, pour lequel on n'est guère loin du même résultat, avec un prix départ propriété  de la bouteille de 75 cl à 13 € 90 TTC pour un particulier et le verre de 12 cl à 19 € 00 sur table. Certes nous sommes dans un restaurant estampillé Relais Châteaux, bénéficiant de surcroît de deux étoiles Michelin, mais sa clientèle n'est pas exclusivement millionnaire ! Je pense que d'ici quelques années, avec les renseignements dont on dispose sur internet, le chaland qui passe et séjourne dans ce type d'établissement sera certainement beaucoup plus attentif au niveau des tarifs pratiqués ! En tout cas, moi, je le suis, et je veille, quand je vais au restaurant à ce qu'on ne plume pas le "Poulet" que je suis. Sur mon front, il n'y a pas écrit "pigeon"  !

Vous le comprendrez dès lors aisément, pour le vin d'escorte de notre déjeuner, je m'en suis tenu à sélectionner une "simple" bouteille de Saint-Joseph 2015 d'Aurélien Châtagnier comptabilisée tout de même 78 € 00 !

 

* Cédric Noël a quitté depuis début septembre 2019 le Domaine des Hauts de Loire pour tenter une aventure boulangère et pâtissière ... à Onzain, en reprenant la seule boulangerie-pâtisserie convenable de cette commune, celle de M. Beffara, sise au 28 Grande Rue. Cédric Noël devrait commencer cette nouvelle vie début octobre 2019 et bien sûr je me ferais un plaisir d'en faire un commentaire dans ce site ... élogieux, j'espère !

Domaine des Hauts de Loire

Chef : Rémy GIRAUD - Second : Dominique PÉPIN - Directeur : Eric HERTZ

Sommelier : Franck BERNARD - Chef de rang : Thierry BERHEBAUD

79 rue Gilbert Navard

41150 ONZAIN

Tél. : 02 54 20 70 43 (restaurant)

Tél. : 02 54 20 72 57

Fax : 02 54 20 77 32

Email : hauts-loire@relaischateaux.com ou reservation@domainehautsloire.com

Site web : www.domainehautsdeloire.com

Mon oeuf d'autruche à Autrèche

Cela faisait un bail que je souhaitais me procurer un œuf d'autruche pour le cuisiner. Grâce à mon épouse qui a visité le 18 août 2019 la Réserve de Beaumarchais à Autrèche, j'ai enfin trouvé le fournisseur pour m'en procurer un.

La marche à suivre est simple. Il suffit de passer coup de fil (obligatoire) pour le réserver et la responsable de la boutique vous préviendra de sa disponibilité. J'ai retenu le mien le 19 août 2019. Le lundi 22 août 2019 j'étais informé qu'il était pondu et le 30 août 2019 j'en ai pris livraison. Pour info, mon œuf d'autruche pèse 1385 g et mesure 15 cm de hauteur et 12 cm de diamètre. Quand je pense que certains végans s'insurgent contre les souffrances endurées par les poules pour pondre un œuf de 50/60 g (on ne rigole pas !), je n'ose même pas évoquer ce qu'ils pourraient en conclure avec celui de l'autruche !

Compte tenu du poids blanc/jaune contenu cet œuf, soit 1131 g, je l'ai partagé à peu près en deux avec d'abord 607 g pour exécuter un œuf brouillé aux truffes (50 g) et 524 g pour faire un petit clafoutis et un petit far breton. Au niveau gustatif, cet œuf parait plus léger et digeste, avec une saveur assez proche de l'œuf de poule. Dernier conseil pour ceux qui voudraient conserver leur œuf d'autruche : il vaut mieux dans ce cas l'ouvrir à l'aide d'une perceuse équipé en dernier d'une mèche à fer de 14 ou 16 mm après avoir fait un avant trou de 4 ou 6 mm, puis de crever le jaune à l'aide d'une pointe longue métallique et enfin de bien touiller l'ensemble blanc/jaune pour le mélanger. Il ne reste plus alors qu'à expulser le mélange blanc/jaune par ce trou dans un bol en secouant vigoureusement l’œuf de haut en bas. Si vous ne souhaitez pas le conserver, décalotter avec précaution l’œuf avec une petite disqueuse équipée d'un disque fin pour l'inox.

Dans la boutique de la "Réserve", on trouve notamment des préparations cuisinées en bocaux à partir de sanglier, bison, autruche et cerf, mais aussi des morceaux de viandes congelées de ces mêmes animaux (Cf. diaporama ci-dessous), sans oublier une offre sympathique de restauration sans prétention, qui met bien sûr en œuvre ses différents produits carnés. 

La Réserve de Beaumarchais est avant tout un parc fermé où sont élevés toutes sortes d'animaux "sauvages". On peut y voir, et ce gratuitement, des wallabies de Bennett, des sangliers et des laies avec leurs marcassins. Et si vous vous acquittez de la somme de 8 € 00, vous pourrez visiter un autre enclos en petit train, d'où le terme un peu pompeux de "Safari", où séjournent des cerfs (impressionnants !), des biches et leurs faons, des daims, des mouflons de Corse, des autruches, des nandous, des émeus et des bisons d'Amérique.

Une aire de jeux est également à disposition des enfants, mais son entretien laisse à désirer. Je ne suis pas sûr que le plan prévu à cet effet ainsi que le plan de maintenance de ses équipements qui y sont implantés soient respectés comme les dispositions réglementaires le prévoient.

Réserve de Beaumarchais

Gérant : M. Jean-Baptiste PARENT - Responsable accueil et boutique : Mme Valérie BOISGARD

Route de Neuillé-le-Lierre

37110 AUTRECHE

Tél. : 02 47 56 03 89

Email : safaritrain@orange.fr

Site web : www.reserve-de-beaumarchais.com

Cette photo est un hommage à mes parents et grands-parents dont la triple activité commerciale de "coiffeur-bar-restaurant" constituait un univers de convivialité inégalable et inégalé.

Ma Newsletter