L'Ascalier à Brou

Petite commune d'un peu plus de 3500 âmes, Brou est située à l'extrême sud-ouest de l'Eure-et-Loire à l'écart des principaux axes touristiques. Pourtant, avec cet Ascalier, millésimé Bib gourmand 2000, ce bourg mériterait que les utilisateurs de la N10 ou de l'A11 s'en échappe sur le coup de midi.

A ses commandes, un jeune couple, Laëtitia et Christophe Pineau. Si au premier abord, madame peut paraître un peu speed et réservée,  on comprend très vite que le fait d'être seule en salle pour assurer le service de 26 couverts, n'y est pas étranger. Mais avec quelques notes d'humour, le courant du dialogue passe.  

Le Bib gourmand, selon les critères du Michelin 2018, est une distinction accordée  pour un moment de gourmandise à moins de 33 € 00 aux restaurants de province. A l'Ascalier, ce menu est à 30 € 00 et à ce tarif, on bénéficie non pas de 3 plats, mais de quatre, avec un service fromager en plus. Son contenu est des plus intéressants comme en témoigne celui proposé ce 24 mai 2018. A son programme, un choix de 4 entrées, 2 poissons, 4 viandes et 4 desserts. J'aurais très bien pu, compte tenu de ses alléchantes propositions, me concocter le menu suivant : Ravioles d'andouille du Perche au coulis de Brie de Meaux, voire une Charlottine d'asperges, émulsion de magret fumé des Belvindières, suivie par une Infusion de coquillages, herbes fraîches et fondant de cabillaud ou pourquoi pas une Fricassée de ris d'agneau à l'ail des ours, choisir ensuite quelques fromages sur le plateau et enfin clore mes agapes par un Pain perdu et sa marmelade tiède aux pommes, cannelle et Calvados ou un Sablé aux fraises françaises, crème pistache. Et bien non ! J'ai préféré m'en remettre au contenu du menu Ascalier à 22 € 00 qui m'est apparu encore plus attractif, avec lui aussi un large choix (4 entrées, de 4 plats, fromage et 4 desserts !).

 

L'Ascalier

Laëtitia & Christophe PINEAU

9 place du Dauphin

28160 BROU

Tél. : 02 37 96 05 52

Email : lascalier@wanadoo.fr

Site web : www.lascalier.com

L'abbaye de Jumièges, une des plus admirables ruines de l'hexagone

Ses tours blanches s’élèvent à presque 50 mètres du sol. On les découvre au fond d’une boucle de la Seine et elles suscitent toujours la surprise et l’admiration du visiteur. Sa destruction, au XIXe siècle, lui a valu le nom de "plus belle ruine de France" ainsi que l’image d’un site à ciel ouvert fortement marqué de romantisme.

L’abbaye de Jumièges est un des plus anciens et des plus importants monastères bénédictins de Normandie. Si à ce jour aucun vestige de l’époque de sa fondation au VIIème siècle n’a pu être identifié, de récentes fouilles sur l’église Saint Pierre ont permis de dater sa construction de la fin du VIIIème, faisant de cet édifice un témoignage unique d’église chrétienne Carolingienne. Cet intérêt archéologique ne retire rien à l’émotion suscitée par la visite de l’abbatiale Notre-Dame, fleuron de l’architecture romane normande.

Dans le souci de garder toute son authenticité au monument, la reconstruction de Jumièges n’a pas été envisagée. Des travaux de consolidation et de protection des maçonneries sont toutefois régulièrement programmés pour préserver autant qu’il est possible ses structures et son décor, mais aussi pour assurer la sécurité de ses visiteurs

 

HISTOIRE

Fondée vers 654 par Saint Philibert, l’abbaye applique dès ses débuts la règle de saint Benoît et connaît un essor très rapide. Dès 841, elle est dévastée par les Vikings dont les raids obligent les moines à abandonner le site pendant presque 10 ans. Après la création du duché de Normandie, Guillaume Longue Epée, second duc, favorisera sa renaissance. Elle ne retrouve vraiment la prospérité de ses origines qu’au XIème siècle qui voit la reconstruction de l’abbatiale Notre-Dame inaugurée par Guillaume le Conquérant en 1067.

Charles VII y loge en 1450 et y reçoit Agnès Sorel, morte à Jumièges cette même année. Charles IX y vient en 1563. Les mauristes engageront des travaux significatifs aux XVIIème et XVIIIème siècles. Après le départ des derniers moines en 1790, les bâtiments seront vendus comme bien national et serviront de carrière de pierre de 1796 à 1824. Les ruines seront ensuite entretenues grâce au rachat en 1853 par la famille Lepel-Cointet, puis par l’Etat en 1946.

L’abbaye de Jumièges est devenue propriété du Département de Seine-Maritime en 2007.

Abbaye de Jumièges

24 rue Guillaume le Conquérant

76480 JUMIÈGES

Tél. : 02 35 37 24 02

Fax : 02 35 37 34 24

 

Email : abbaye-de-jumieges@seinemaritime.fr

 

Site web : www.abbayedejumieges.fr

Ouverte tous les jours :

- de 9 h 30 à 13 h 00 et de 14 h 30 à 17 h 3 0 du 16 septembre au 14 avril

- de 9 h 30 à 18 h 30 du 15 avril au 15 septembre

Tourisme curieux à Rouen

"Amis ! c’est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,

Aux vieilles tours, débris des races disparues

La ville aux cent clochers carillonnant dans l’air

Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles

Dont le front hérissé de flèches et d’aiguilles

Déchire incessamment les brumes de la mer"

 

C'est ce poème de Victor Hugo qui a contribué à la légende des 100 clochers de Rouen. Info ou intox ? Il semblerait malgré tout que le prolixe écrivain ne soit pas si loin de ça de la vérité. En effet avant la Révolution, Rouen comptabilisait 36 paroisses intra-muros et 27 couvents et donc le chiffre de 150 clochers pourrait même être avancé. Reste qu'après les épisodes de la Révolution, des bombardements de 1944 et les méfaits de l'évolution urbaine, on soit plus proches aujourd'hui de 29 édifices religieux restant. En tout cas, ce n'est pas l'Office de Tourisme de Rouen qui nous contredira, puisque questionné à ce propos par mézigue, deux des hôtesses et hôtes d'accueil ont séché et m'ont renvoyé vers Wikipédia !

L'édifice immanquable, c'est bien sûr la cathédrale Notre-Dame située naturellement sur la place de la Cathédrale ! Quand on visualise l'exposition photos située près de son entrée et qu'on prend connaissance du livre , on se demande comment certains pans de sa structure ont pu rester debout, malgré le déluge de bombes déversées durant la semaine rouge du 30 mai au 5 juin 1944.

Trois autres méritent également votre attention. Tout d'abord l'église Saint-Maclou très représentative du style gothique flamboyant, avec son grand porche à 5 arcades disposées en éventail, ensuite l'église Saint-Ouen, pour son style gothique et son imposant buffet d'orgues datant de 1630, et pour finir l'église Saint-Romain et ses vitraux renaissance. Attention toutefois aux horaires d'ouvertures, ceux-ci n'étant pas coordonnées.

Le Canard à la rouennaise de la Couronne

Un parchemin consigne des paiements de rente de Raoul Leprévost (le propriétaire d'alors) remontant à 1345, ce qui ferait de La Couronne la plus vieille auberge de France. Et si au lieu d'y être assis ce 23 mai 2018 pour découvrir le spectacle de la rituelle préparation du Canard à la rouennaise nous y avions été le 30 mai 1431, nous aurions assisté au supplice de Jeanne d'Arc. En effet, la "pucelle de Domrémy" est morte brûlée vive ce jour-là sur cette place du Vieux Marché de Rouen !

Si ces références historiques ont largement contribué à la renommée de La Couronne, sa réputation gastronomique par contre s'est forgée au début des années 1920 grâce aux frères Dorin, Marcel en cuisine et Lucien en salle. Cette table fera d'ailleurs parti de la première fournée des 23 restaurants ayant obtenu trois étoiles Michelin, distinction créée en 1933, que La Couronne ne gardera hélas qu'une seule année. Il faut aussi avouer que Marcel Dorin entre temps s'était installé à Paris dans les cuisines du Bœuf à la mode (un restaurant dont l'histoire culinaire s'est arrêté en 1936) et ensuite à la Truite, près du faubourg Saint-Honoré. La carrière étoilée de La Couronne s'est éteinte en 1983 avec la perte de la dernière qui restait encore accrochée à son passé culinaire. Dixit les guides rouges de l'époque, l'une de ses trois spécialités est le Caneton à la rouennaise servi dans un "Beau décor normand". C'est cette spécialité qui m'a été chaudement recommandé par un ami cuisinier, dont le rituel de sa préparation 

Aujourd'hui, le cadre est toujours dans son jus, avec sur les murs de l'escalier qui mène au 1er étage ainsi que sur les murs du palier de celui-ci, des photos dédicacées de célébrités nationales et internationales.  Par contre, il a perdu de son lustre avec une moquette panthère vieillissante et à notre table, une nappe trouée en trois endroits dont l'un d'entre eux était masqué par un décor de table. Mais on vient ici non pas pour le luxe surannée de son décor, mais pour son Canard à la rouennaise qui, selon un bon ami gastronomade, serait le meilleur de Rouen (il y aurait encore 3 ou 4 établissements à Rouen à le proposer).

Lors de ma réservation, j'avais précisé que je prendrais le Canard à la rouennaise. Ainsi, Laurent Bachelet, un des serveurs qui a succédé pour cet office aux maîtres canardiers emblématiques de la maison, Jean-François Koeberlé et Dominique Baucour, a pu nous présenter à table le palmipède préalablement  coloré en cuisine et commencer la délicate opération de sa découpe. Pour nous faire patienter avant le premier service des filets, on nous sert en guise de patience, 

Vincent Taillefer et Prudence Cauvin

Le canard sacrifié ce 23 mai 2018 pour ce rite culinaire n'est pas un duclair mort étouffé comme le voulait la tradition ayant donné naissance à cette recette mais résulte d'un croisement entre un colvert et un pékin. Avant de nous être présenté à table par Laurent Bachelet, le palmipède a subit un passage sous la salamandre, histoire de bien le "marquer". Ensuite, il est découpé consciencieusement pour mettre d'abord  les filets et les cuisses de côté. A la fin de cet exercice particulièrement habile et compétent, et adoubé par l'Ordre des  canardiers, il ne reste plus que la carcasse. Celle-ci est alors partagée en plusieurs morceaux qui sont installés dans la presse.  garder 

La carte des vins est à la mesure de la Couronne, grandiloquente et surannée. On y trouve des vins présentés sous des dénominations d'un autre siècle  comme celle de "Grands Champagnes" illustré par la présence de flacons de chez Moët et Chandon. 

La Couronne

Propriétaires : Darwin, Jean-Dominique & Prudence CAUVIN - Chef : Vincent TAILLEFER

Maîtres canardiers : Laurent BACHELET et Thomas MARGUERITTE

31 place du Vieux Marché

76000 ROUEN

Tél. : 02 35 71 40 90

Email : contact@lacouronne.com.fr

Site web : www.lacouronne.com.fr

Ouvert tous les jours

Dormir au Cardinal

Cet hôtel est situé dans un quartier piétonnier du Rouen historique et touristique. Heureusement, il est possible d'y accéder avec son véhicule pour décharger ses bagages. Par contre, pour stationner, il vous faudra parcourir un peu plus de 200 mètres et trouver une place parmi les 427 disponibles au parking de la place de la Haute Vieille Tour, soit à l'air libre, soit en sous-sol. Il vous en coûtera 15 € 00 pour 24 heures. Il est abrité dans un bâtiment reconstruit après les intenses bombardements de 1944 et dispose de 15 chambres, qui offrent toutes une vue sur la Cathédrale Notre-Dame. Elles ont toutes récemment bénéficié des travaux de restructuration, notamment au niveau phonique. Toutes sont équipées d'un lit 160 X 200. Nous étions logé dans la chambre N°15 implantée au 3ème étage avec ascenseur. 

 

et son accès est pratiquement impossible avec un véhicule, sauf, comme votre serviteur de bénéficier d'une ouverture imprévue de la borne. Installé dans un des bâtiments reconstruits après les intenses bombardements de 1944, cet hôtel a fait l'objet  a subit une restructuration et ses 15 chambres sur 4 niveaux offrent toutes une vue sur la Cathédrale, directe ou indirecte. Selon la pub de cet hôtel, le Cardinal le seul de Rouen Pour qui veut avoir une vue sur la cathédrale Notre-Dame de Rouen, le soir au coucher et le matin au réveil, cet hôtel est idéalement situé. En effet, ses 15 chambres disposent de ce privilège. Le centre ville touristique de Rouen n'est pratiquement pas accessible 

Hôtel Le Cardinal

Propriétaire : Hervé WAROQUET

1 place de la Cathédrale

76000 ROUEN

Tél. : 02 35 70 24 42

Email : info@cardinal-hotel.fr

Site web : www.cardinal-hotel.fr

bières, elles sont à la Boîte à Bières

C'est l'un des endroits branchés de Rouen bières, c'est à la Boîte à Bières

La Boîte à Bières

35 rue Cauchoise

76000 ROUEN

Tél. : 02 35 07 76 47

Gill, le deux étoiles tranquille

Cette table était inscrite dans un périple culinaire prévu en décembre 2008, plus précisément le vendredi 18 ! Hélas, les conditions climatiques de ce week-end hivernal, avec des chutes de neige particulièrement abondantes, en ont décidé autrement. Comme tout vient à point à qui sait sait attendre, elle s'est rappelée à mon bon souvenir quand il m'a fallu trouver un restaurant deux étoiles digne de fêter l'anniversaire de mon épouse et de surcroît ouvert le mardi suivant le week-end de la Pentecôte. Et comme sur son site, Gilles Tournadre déclare : "Dans notre métier, la seule star c’est le produit qu’on aime sublimer. Ma cuisine est une cuisine simple, sans sophistication inutile, juste agrémentée de mariages limpides et subtils". rendez-vous a été pris pour y déjeuner en ce 22 mai 2018.

Gill se situe sur les bords de la Seine, au pied d'un immeuble des années 50, pas de quoi , un peu comme l'Amphitryon à Lorient. Après une fermeture du 24 février au 15 mars 2018, la salle propose un 

Gill

& Gilles TOURNADRE

8-9 quai de la Bourse

76000 ROUEN

Email : gill@gill.fr

Site web : 

Fermé dimanche et lundi

Cette photo est un hommage à mes parents et grands-parents dont la triple activité commerciale "coiffeur-bar-restaurant" constituait un univers de convivialité inégalé.

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