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Juillet-Août 2018

Joël Robuchon est parti rejoindre d'autres étoiles

Deux dîners chez Joël Robuchon et deux souvenirs inoubliables, dont celui de la fameuse Purée de pommes de terre élaborée avec un minimum de 250 g de beurre par kilo de tubercules ... beurre pour lequel la brigade du Jamin s'employait à déployer des trésors d’ingéniosité afin d'en trouver la quantité nécessaire ...

Ce soir du 14 mars 1983 était celui de ma première visite au Jamin, ma seconde se situant le 2 novembre 1984. Mon dîner s'est composé au travers des propositions de la carte, à savoir : Ragoût d’huîtres et de noix de Saint-Jacques au caviar - Fameuse tête de cochon mijotée  "Monsieur Lucien Vannier" - Crêpes soufflées au citron vert et leur coulis (framboises ce soir-là), un dessert qui ne m'avait pas convaincu dans son association citron vert/framboises - Sorbet ananas et glace noix de coco - Mignardises - 1/2 Savigny "Lavières" 1979 de chez Tollot-Beau, le tout pour 404 francs.

Joël Robuchon, qui ne sortait jamais de ses cuisines, m'avait dédicacé ce menu ainsi que Christian Millau, présent ce 14 mars 1983. Il avait demandé à son maître d'hôtel que je lui prête l'édition du Guide Michelin 1983 qui était en ma possession, et posée sur la table, car il ne l'avait encore, ni vu, ni lu. En effet, à cette époque, la célèbre maison du pneumatique gonflé en envoyait un exemplaire à ses fidèles contributeurs et ce avant qu'il ne soit mis sur la marché !

Avec ce millésime 1983 du GM, Joël Robuchon décrochait sa deuxième étoile, juste un an après la première obtenue en 1982. La troisième arrivera en 1984, une performance qu'aucun autre chef n'avait réalisé auparavant mais aussi depuis !

Les poissons de Loire de Julie & Sylvain Arnoult

Recevant des amis fines gueules à la mi juillet, j'ai eu l'idée de leur cuisiner des poissons de Loire. Le seul pêcheur de Loire en amont du pont de Blois que je connaisse, grâce à Christophe Hay, est Sylvain Arnoult à Muides-sur-Loire. J'ai donc pris contact avec Julie Arnoult, l'épouse de Sylvain, pour savoir ceux disponibles en cette saison. C'est ainsi que je lui ai passé la commande d'un bon demi kilo d'Anguilles préparées et d'un beau Mulet. J'en ai pris livraison le vendredi 20 juillet en fin d'après-midi. J'ai découvert à cette occasion les locaux de vente, pas faciles à trouver, même avec un GPS, surtout celui de l'usine à gaz RLink de Renault ! Ils sont installés au sous-sol d'un pavillon situé dans une impasse, juste après le garage quand on vient de Blois. S'y côtoient un atelier de découpe et une conserverie créée à la mi 2016. Cette nouvelle activité permet notamment à Julie et Sylvain Arnoult de mettre autrement en valeur des poissons moins nobles (brèmes, chevesnes, gardons ...). S'agissant des poissons frais entiers, ce couple propose tout au long de l'année, suivant la pêche et les saisons, du Brochet, du Sandre, de la Perche, de l'Alose, de la Lamproie (pas facile à préparer !), de la Friture et bien sûr de l'Anguille et du Mulet. Si vous laissez à Julie Arnoult vos coordonnées de portable, elle pourra même vous prévenir des disponibilités !

Arnoult pêcheur de Loire

Julie & Sylvain ARNOULT

41250 MUIDES-SUR-LOIRE

Tél. : 06 78 43 44 33 ou 06 49 60 05 14

Site web :  www.arnoult-pecheur-de-loire.com

Vente de poissons sur place le vendredi de 17 h 30 à 19 h 00 et le samedi de 9 h 00 à 12 h 30

Chaud retour au salon des vins 2018 du Petit-Pressigny  !

L'événement est annuel et se tient chaque premier dimanche de Juillet. Sur le chemin de notre retour depuis la Bretagne, le petit crochet nécessaire à sa participation, mais aussi au dîner champêtre qui s'en suit, n'était pas insurmontable. Je l'ai donc programmé.

Les exposants étaient à priori moins nombreux que l'année dernière, avec seulement 8 stands de dégustation. Mais la présence des vins de Patrice Colin, dont son fameux Gris Bodin ainsi que ceux du Domaine de la Bonnelière ont suffi à retenir mon attention et me motiver à être présent ce 1er juillet 2018 au Petit-Pressigny.

Compte tenu des 35° à l'ombre et de l'heure tardive de notre arrivée, un peu plus de 18 heures 00, je me suis limité à faire une halte chez Patrice Colin, au Domaine de la Bonnelière et au Domaine Nemeyer.

- chez le premier, j'ai naturellement apprécié son Gris Bodin 2017 100% Pineau d'Aunis, frais et fruité, ample et gouleyant, légèrement poivré, bien sec avec moins de 2 g/l de sucres résiduels. Facturé 8 € 10, j'en prends 6 bouteilles

- chez le deuxième, son délicieux Saumur Rosé 2017 charnuau nez charmeur de rose est en rupture de stock après que mon fils Romain ait fait main basse sur les 5 dernières bouteilles. Je me suis contenté de compléter ma cave avec 3 unités de Saumur-Champigny 2015 "Les Poyeux", un vin rouge 100% cabernet-franc, étoffé, légèrement tannique, très fruits noirs en bouche et facturé 8 € 50.

- chez le troisième, aucun achat car j'ai été globalement déçu par le rapport qualité/prix de sa production. Certes le Sylvaner 2017 au rendement de 30/35 hl/ha est sec et ample, mais à 10 € 00, ça ne passe pas quand je le compare à celui d'Agapé. Idem pour le Gewurztraminer 2016 au nez intense de fruits exotiques et ses 14 g/l de SR, qui se négocie à 12 € 50. Rebelote pour le Pinot noir 2017, à la robe claire, au nez de pivoine, à l'astringence assez marquée et vendu 12 € 00.

Un autre exposant a suscité mon intérêt, en l'occurrence Patrick Liron, ostréiculteur à 50560 Gouville-sur-Mer. Quand je suis allé sur son site la tournure de la présentation de sa production m'a interpellé et je lui ai posé la question suivante :

Bonjour,

Je dois passer au salon du Petit-Pressigny dimanche prochain et je voudrais juste savoir si vos huîtres sont naturelles ou triploïdes.

Cordialement,

JP POULET

 

Et voici sa réponse :

Bonjour Monsieur Poulet,

Les huîtres étant laiteuses en période de reproduction, de mai à septembre.

Nous travaillons avec des Huîtres triploïdes pendant cette période.

Cordialement.

Patrick LIRON

 

Bien sûr, je m'en suis fait l'écho auprès de l'équipe de la Maison Dallais, à savoir Jacky & Fabrice Dallais et Xavier Fortin. J'ai été stupéfait par leur unanime réponse : "Mais si c'est bon !" Je comprends d'autant moins leur argument qu'il y a maintenant presque vingt ans, le "Caviar de hareng" envahissait les tables étoilées de l'hexagone, dont celle du Petit-Pressigny. Et ce produit lui aussi était bon ! Hélas, les résultats des prélèvements faits par la DGCCRF de Paris ont très vite révélé la face cachée de ce pur produit de l'industrie chimico-alimentaire espagnole. Le produit ne contenait pas d’œufs de hareng, pire même, il n'aurait pas contenu, toujours ce rapport d'analyses, l'once d'un produit marin, ou si peu, que le traitement de la cuisson l'aurait dénaturé ! Et je passe sur les additifs interdits ! Après cette intervention administrative du service cher à JP Coffe, la formule de fabrication a été changée pour s'adapter à la réglementation européenne en vigueur. Hélas, le nouveau produit qui en a résulté, et qui n'avait plus le droit d'utiliser le mot "Caviar", n'était pas aussi bon ! La comparaison avec l’huître triploïde est certes quelque peu hasardeuse et gonflée, mais c'est pour moi la même philosophie. On ne peut pas d'un côté, prôner de suivre les saisons et ses produits, et de l'autre, succomber aux triploïdes, tout ça parce qu'elles ne sont pas laiteuses durant 4/5 mois ! Méditez bien cela la Maison Dallais !

Nous avons attaquer ensuite notre participation au dîner champêtre, facturé 16 € 00, vers 20 h 30. Après avoir découvert et bien aimé fin mars dernier trois des Terrines que fabrique Fabrice Dallais, j'ai apprécié ce 1er juillet son dessert, inclus dans ces agapes, et baptisé Mon pot de crème de Verneuil au caramel. Quant au reste du plateau repas, il est toujours aussi bon et copieux, avec sa tranche de Terrine de lapin, son Faux-filet et sa purée, le fromage de Brebis, et le Valençay rouge de Delorme dégoté par Xavier, sans oublier l'ambiance conviviale qui a régné au cours de cette soirée.  

Salon des Vins

Fabrice DALLAIS

37250 LE PETIT-PRESSIGNY

Tél. : 02 47 94 53 05

Soirée galettes et crêpes à la Tour Trompette

Après un après-midi sportif et riche en sensations, une nouvelle soirée crêperie s'imposait. Dan Ewen étant fermé le samedi, Avel Vraz à Séné étant complet, et souhaitant explorer une autre crêperie sur Vannes, c'est finalement la Crêperie de la Tour Trompette qui a recueillie nos faveurs. Installée dans une tour des remparts, dont la construction a commencé vers 1380, cette maison propose trois salles disposant d'un cachet certain. Compte tenu de la chaleur ambiante, nous avons préféré la terrasse, juste au pied des remparts. Revers de la médaille de cette multiplicité de lieux d'accueil, c'est la possibilité d'y recevoir jusqu'à 200 personnes, autant dire que cette crêperie n'a rien .

Nous étions cinq, ce qui nous a permis de tester un panel étendu des spécialités proposés ici au travers d'une carte écrite en "Old English", ce qui lui offre certes un côté historique, mais par contre ne facilite pas sa lecture. Pour moi ce sera une Traditionnelle œuf et andouille de Guémené, copieuse et à la pâte bien craz. Mêmes compliments, pour la Complète (œuf, jambon 1er choix et emmental, mais 1 € 25 plus cher que Billig Breizh), la Super complète (fondue d'oignons et coulis en plus), la Vannetaise (andouille de Bretagne, fondue d'oignons, sauce moutarde à l'ancienne et salade) et la Poularde (œuf, poulet, cuisiné à la sauce curry,champignons mijotés et salade).

Pour la partie dessert les crêpes choisies sont les suivantes : Normande (pommes rissolées et sucre), Beurre/sucre (0 € 20 de plus que Billig Breizh) , Merveille (banane en lamelles, chocolat fondu et chantilly), Belle-Hélène (poire effilée sur chocolat fondu) et Banana coco (banane en lamelles, chocolat fondu, noix de coco râpée et chantilly). Si je n'ai rien à dire ai niveau quantitatif, par contre, au niveau cuisson, ce n'est pas ça, avec un seul côté de cuit, ce qui laisse un goût de farine dans la bouche. En ayant fait la remarque à notre serveuse, elle s’enquerra d'une explication auprès de sa patronne, c'est à dire que cette cuisson unilatérale laisse du moelleux à la crêpe. Je dois avouer que cette réponse me laisse plus que dubitatif, car nos crêpes maison (recette de Joël Robuchon, pour lui rendre hommage), Pascale les cuit des 2 côtés et elles restent bien moelleuses. Bref, je le saurais pour une prochaine escale en Bretagne et je me renseignerais donc sur le mode de cuisson utilisé avant de passer ma commande.

Pour la boisson, le cidre s'est imposé comme une évidence, même si la carte n'apporte aucune précision sur son "producteur artisanal de ferme", ce qui est mensonger, et dont le choix est plus que limité. C'était le même que la veille au soir, celui de Nicol (0 € 25 de plus que Billig Breizh), et ça tombait bien. Nous avons aussi testé le Cidre rosé de la Cidrerie du Rhuys à Surzur, autre nom de la Cidrerie Nicol. Je ne l'ai pas trouvé exceptionnel, manquant de fruité, comme celui de Bertrand Monnerie à Gaël dans le 35 en dégageait, et dont Baptiste Denieul m'avait donné une bouteille.

En résumé, cette crêperie, pour son cadre original, peut s'avérer une alternative sur Vannes, mais pas une priorité au niveau de son rapport qualité/prix ! Dan Ewen, Balade en Crêpanie, ou encore Billig Breizh restent des valeurs plus sûres à privilégier.

Crêperie de la Tour Trompette

Mme & M. DERUAZ

4 venelle de la Tour Trompette

56000 VANNES

Tél. : 02 97 47 15 12

Site web : creperie-tour-trompette-vannes.com

Baptême de saut en parachute à Meucon !

Il faut faire attention à ses déclarations, surtout quand votre fille vous demande négligemment, après que son copain ait expérimenté un saut en parachute, si cela vous plairait. Dans l'euphorie et la provoque, dans l'ambiance familiale et festive, sans trop réfléchir, j'ai acquiescé et très vite oublié cette suggestion. Quand le 1er avril 2018, pour fêter mes 70 printemps, ma fille m'a tendu une enveloppe et que je l'ai ouverte, j'ai lu rapidement son contenu, pensant à une simple promenade en avion. Ma fille voyant bien que je n'avais pas tilté, m'a demandé de bien relire le billet. Et là j'ai compris que ce n'était pas un poisson d'avril et qu'il faut parfois réfléchir avant de faire le fanfaron. Je vais sauté en parachute ! Mais tel est pris qui croyait prendre, ma fille Carole, se verra elle aussi offrir quelques semaines plus tard le même cadeau pour ses 40 ans !

Après avoir expérimenté un vol en montgolfière à Chenonceaux , un vol en ULM au-dessus du Mont Saint-Michel, une Plongée sous-marine du côté d'Ajaccio, un nouveau défi s'offre à moi, et malgré une petite appréhension, il n'est pas question que je me défile.

Confirmation de mon acceptation est donnée à Aero Tandem Celtic et le rendez-vous pour mon baptême est conclu le samedi 30 juin 2018 à 15 h 30.

Cet après-midi là, il y a du monde dans le hall d'accueil, même si le match France-Argentine de la coupe du monde de football aurait pu freiner sa fréquentation. Ayant choisi en plus, comme ma fille, l'option de la formule Vidéo VIP à 185 € 00, nous découvrirons, un peu tard, que notre saut s'effectuera en dernier, c'est à dire vers 18 heures !

Mais un saut en parachute ne s'improvise pas. Un briefing s'avère nécessaire. Il va durer une quinzaine de minutes et est assuré par Demba, l'instructeur qui va constituer notre tandem. Si le courant passe tout de suite avec lui, par contre, au fur et à mesure de ses explications et consignes, je comprends que ce saut ne va pas être simple !

Tous les participants ayant sauté, c'est à notre tour de nous diriger vers l'avion, un Cessna 206 Soloy. Il contient 6 places plus celle du pilote. Nous entrons dans la cabine dans l'ordre inverse de notre sortie pour le saut. Je n'ai pas beaucoup de place, comme d'ailleurs les cinq autres occupants, à savoir Carole et Didier son moniteur, Amaël son cameraman, Demba mon moniteur et enfin Geoffrey mon cameraman. L'ambiance est très bon enfant. Nous plaisantons et nous chantons même en reprenant en chœur un Joyeux anniversaire "Jean-Pierre et Carole". Mais voilà, pour monter à 3500 mètres d'altitude, il faut attendre 15 minutes. Et 15 minutes c'est long, très long ! Je n'en mène pas large. J'ai l'impression d'être livide, ce qui doit faire un joli contraste avec Demba ! Le temps est venu qu'il assure mon accrochage avec son harnais et que je chausse mes lunettes de protection. Quelques instants après, comme en témoigne l'altimètre au poignet de Demba, les 3500 mètres sont atteints. Amaël sort de l'avion et se cramponne à une attache. Carole et Didier se mettent en position assises, les pieds dans le vide.  Et c'est parti pour la bascule ! Geoffrey sort à son tour de l'avion et se cramponne lui aussi. Notre binôme se met en position assise. Je n'oublie pas de regarder la caméra placée à ma gauche sous l'aile de l'avion et je souris béatement. Et c'est parti pour notre roulé boulé avant ! Très impressionnante, cette pirouette. Mon tartare de lieu jaune tient le coup et reste bien en place ! D'ailleurs, Demba n'aurait pas apprécié qu'il en soit autrement ! Quelques secondes plus tard, il déclenche le RSE (ralentisseur, stabilisateur, extracteur), un petit parachute qui nous stabilise et qui permet l'ouverture ultérieure du vrai parachute. Et ma chute vertigineuse à 200 km/h se poursuit. J'ouvre bien ma bouche pour fixer sur la carte SD de la GoPro un maximum de déformations de mon visage. Ça fera rigoler les copains et amis mais aussi des souvenirs ! Parvenu à la hauteur de 1500 m, Demba actionne une poignée qui libère le RSE. Ce dernier extrait le parachute principal. La vitesse passe instantanément de 200 à 20/25 kmh. Le choc est particulièrement violent. J'ai comme l'impression de remonter vers le ciel, mais ce n'est qu'une impression. Et là, je me dis que j'ai eu bien raison de placer soigneusement les sangles latérales abdominales de mon harnais, sans quoi mes "bijoux de familles" explosaient en vol ! 

La descente vers le sol va durer cinq minutes. J'ai tout mon temps pour admirer le paysage et échanger avec Demba. Durant une vingtaine de secondes, je pilote même mon parachute, pas si évident que ça ! Arrive l'atterrissage et là je dois faire un gros effort musculaire de l'abdomen pour maintenir mes jambes bien levées, histoire qu'elles ne touchent surtout pas le sol avant celles de Demba. Autrement, ça peut être dangereux pour moi, avec les 100 kg dans mon dos qui me pousserait très très fort ! Ça y est déjà, je suis posé ... sur Demba, et de retour sur le plancher des vaches. Mais comme j'ai encore un peu de mal à réaliser, je reste allongé pendant presque une minute. Demba me détache, je me relève et je commente mon "petit exploit" avec ma fille Carole, arrivée depuis quelques minutes. Les deux parachutes sont maintenant repliés grosso modo, Amaël et Geoffrey continuent de nous filmer, et toute l'équipe se dirige vers le hangar où nous attend la "petite famille". Avant de nous quitter, Geoffrey nous montre ma sortie de l'avion, à priori pas très académique.

Aero Tandem Celtic a pleinement rempli son contrat. Ses membres ont fait preuve d'une  totale maîtrise du saut en tandem et d'un grand professionnalisme, comme me l'avait d'ailleurs dit Yvonnick Jégat le midi même. Il faut avouer que son dirigeant, Didier Germa, compte plus de 13 000 sauts à son actif, ce n'est donc pas étonnant. Si vous avez un baptême en parachute à faire ou à offrir, n'hésitez pas à accorder votre confiance à cette maison. Certes on peut trouver des prestations moins chères, mais les entreprises qui les proposent offrent elles le même contenu et le même sérieux, car il n'y a pas de droit à l'erreur !

Ah, j'allais oublié "ça" ! Si jamais vous allez sur Tripadvisor, qui sert trop souvent de déversoir à des frustrés du bulbe, il y a naturellement des mécontents ... qui racontent hélas n'importe quoi, notamment sur l'altitude de largage. Ces gens-là ne vivent à priori que pour nuire aux autres et il est très regrettable que cette plateforme d'avis ne fasse pas le ménage nécessaire plutôt que de chercher à créer le buzz.

Aero Tandem Celtic

Gérants : Karine & Didier GERMA

Aérodrome de Vannes Meucon

56250 MONTERBLANC

Tél. : 06 62 50 44 64

Site web : www.saut-parachute-bretagne.com

Désormais, les huîtres d'Yvonnick Jégat se dégustent aussi sur place

C'est en novembre 2014, que j'ai consacré un commentaire aux huîtres naturelles d'Yvonnick Jégat, un ostréiculteur authentiquement breton installé sur Arradon à une époque où le débat sur la "funeste triploïde" n'était pas encore sous les feux de l'actualité. Par cette chaude matinée du 30 juin 2018, à la recherche d'un coin de fraicheur, c'est le total hasard qui m'a conduit à la pointe d'Arradon. Et quand je suis arrivé devant le panneau annonçant la proximité des Ets d'Yvonnick Jégat, je me suis demandé comment j'allais bien pouvoir goûter à ses "huîtres nées en mer". C'est en abordant le point d'entrée de ses locaux, que j'ai découvert, avec une certaine jouissance, qu'on pouvait désormais aussi les déguster sur place !

Effectivement, une fois descendu le chemin d'accès, on découvre désormais un grand ponton sur pilotis dominant la mer, qui permet, depuis août 2017, de s'attabler ici les pieds dans l'eau, ou presque. Pas de nappe ni de serviettes en tissu, des simples tables en bois, et un accueil tout sourire de Carole Jégat, le décor est posé. Maintenant on passe à table avec en guise d'attente, une bière blonde Lancelot bio, la Morgane, toujours aussi bonne.

On passe aux choses sérieuses avec l'examen de la carte. Mon choix, et celui des 3 autres membres de la petite famille s'est porté sur un Tartare de lieu jaune, des Palourdes crues et bien sûr des Huîtres, tout juste sortie du bassin de stockage juste à côté. Seul le copain de notre fille, qui abhorre les huîtres, a préféré opter pour des Langoustines et sa mayonnaise minute. Pour accompagner tous ces fruits de mer, le Gros Plant du Pays Nantais 2017 de Vincent Caillé s'est imposé comme une évidence, d'autant qu'il était proposé à 17 € 50 les 75 cl. Au sujet de la carte des vins, celle-ci fait la part belle aux productions du voisin de Loir-Atlantique, avec notamment 7 Muscadets, dont 3 de Jo Landron dans une fourchette tarifaire allant de 22 € 50 à 34 € 00. Avec un Rosé et un Rouge du jour à 24 € 00, plus un Cidre d'Arradon, à 18 € 00 tout de même, et un Champagne Laherte à 39 € 50, l'offre est suffisante pour conclure d’honnêtes harmonies vineuses. Au niveau des desserts, le choix se trouve limité à deux propositions. D'un côté, un Mini Kouign-Aman et sa boule de glace à 4 € 00, de l'autre, des Glaces de chez Jampi à 2 € 50 pour une boule et 6 € 50 les 3. J'ai préféré le premier choix, option glace au caramel au beurre salé, un dessert correct, sans mauvaise surprise. 

Bref, une adresse sans chichis à retenir, surtout l'été et notamment en période de fortes chaleurs, plutôt que de s'aventurer à expérimenter le traditionnel plateau de fruits de mer sur la place Gambetta de Vannes, comme nous l'avons constaté la veille au soir. Au moins chez les Jégat on sait où se trouvait les huîtres et les coquillages avant de passer à table.

Huîtres et coquillages

Carole & Yvonnick JEGAT

18 allée de la Pointe

56610 ARRADON

Tél. : 02 97 44 02 45

Marchés : Yvonnick Jégat est présent tout au long de l'année sur celui d'Arradon le mardi et le vendredi, ainsi que sur celui de Saint-Avé le dimanche matin

Une crêpe, et même plusieurs, chez Billig Breizh

Pas de Bretagne sans crêpes, cela peut paraître un peu simpliste comme théorème culinaire, mais je ne me vois pas en déguster dans une autre région ! Pour dénicher la crêperie idéale, ou présumée comme telle, je me sers depuis quelques années, de la brochure éditée par l'association Crêperies Gourmandes. Inconvénient majeur, sa parution tardive (toujours rien de publier ce 29 juin 2018 !), n'est pas du tout adaptée pour appréhender la saison touristique.

Cette crêperie est située près du port de Vannes, dans un bâtiment ancien, ce qui lui confère un certain cachet et authenticité. La clientèle est accueillie dans deux salles d'une vingtaine de couverts chacune. Celle du rez-de-chaussée permet de suivre la confection des galettes et crêpes, celle du 1er étage offre à quelques tables une vue sur le port de Vannes et son atout non négligeable par période de forte chaleur, est d'être plus aérée.

Un bon point d'entrée avec une ardoise placée bien en vue qui décline l'origine des principaux produits utilisés. Côté affichage global, on retrouve l'erreur classique inhérente à beaucoup d'établissements de ce genre, et même chez des étoilés, avec le fameux jus de fruits d'abricots (en fait un nectar et donc une boisson où le sucre domine, et non le fruit) ! Pour les boissons, le panel des celles locales est plutôt restreint, avec par exemple un seul cidre artisanal de Nicol et une seule marque de bière bretonne, blonde et brune, de chez Lancelot. On peut bien sûr opter pour des vins au verre facturés modiquement à 2 € 60 les 16,5 cl.

Parmi les spécialités inscrites à la carte, nous avons exploré trois galettes et 3 crêpes, à savoir :  Galette 2 ingrédients (œuf miroir/andouille de Guémené) - Galette Hanter Dro (jambon, fromage, ananas) - Galette complète (jambon, œuf, fromage) - Crêpe beurre/sucre - Crêpe poire/chocolat - Crêpe pomme caramélisée maison.

Toutes ces préparations étaient suffisamment copieuses pour nous rassasier pleinement. Les Galettes procuraient ce "craz" que nous apprécions particulièrement et les Crêpes, cuites sur les 2 faces, étaient très bonnes et bien moelleuses. Avec une bouteille de cidre brut artisanal Nicol, à 9 € 10 , notre dépense s'est montée à 44 € 40 pour trois, soit un très honnête ratio unitaire de 14 € 80. Une adresse de crêperie à retenir, d'autant que le service se montre dynamique et agréable.

Crêperie Billig Breizh

Didier LERAY

4 place Théodore Decker

56000 VANNES

Tél. : 02 97 63 65 53

Email : creperie-vannes@orange.fr

Site web : www.billigbreizhvannes.sitew.fr

Ouvert 7 jours sur 7, midi et soir

Nouvelle escale au Saint-Benoît

Sur la route qui doit nous mèner à Vannes pour mon baptême en parachute du 30 juin 2018, il me fallait trouver une escale culinaire aussi qualitative que décontractée. Le Saint-Benoît, table découverte l'année dernière grâce aux Favre d'Anne, s'est tout de suite rappelé à mon bon souvenir. En plus, cela me donnait l'occasion de faire découvrir à mon fils Romain les trésors viandiers qu’elle recèle et propose.

Histoire de ne pas prendre trop de poids pour mon exploit aérien du lendemain, j'ai choisi comme plat principal, une Salade niçoise. En principe, ses ingrédients assemblent tomates, poivrons verts, ail, oignons rouges ou cébettes, févettes, céleri, petits artichauts violets, concombres, œufs durs, filets d'anchois (à l'huile d'olive ou salés) ou thon au naturel, olives noires niçoises et huile d'olive.

Frédéric Benoit a décidé de la revisiter, un terme que j'appréhende. Souvent en effet, ceux qui l'utilisent, comme le dit Julien Perrodin, feraient mieux de la visiter avant. Ce n'est pas le cas ici, mais je pense qu'il vaudrait mieux personnaliser sa dénomination autrement. Le fait d'y mettre du thon frais fumé, par contre un peu trop salé, est très intéressant. Mais dans ce cas, il vaudrait mieux ne pas lui adjoindre des filets d'anchois. Selon les puristes, c'est l'un ou l'autre. Substituer au traditionnel œuf dur, un œuf mollet, se révèle une bonne et heureuse initiative, qui donne à ce plat un côté coulant intéressant. En résumé, mis à part également les pommes de terre qui n'ont pas leur place, cette version "Saint-Benoît" de la Salade Niçoise, m'a bien plu et m'a suffisamment rassasié.

Mon épouse et mon fils se sont intéressés à la spécialité maison, la viande maturée, et plus particulièrement à une Entrecôte de Galice de quatre mois et demi de rassissement. Avec le petit morceau qui m'a été accordé à la dégustation, je dois avouer que la viande était fondante et goûteuse. D'ailleurs, quand Frédéric Benoît l'a parée sur son magnifique billot d'époque, nous avons apprécier que ses petites chutes de viandes crues se mangent sans problèmes. Par contre, mais Fred nous avait prévenu, les frites d'accompagnement n'étaient pas dans leur meilleure forme, un peu molles.

Arrive ensuite l'instant des douceurs, une conclusion sucrée qui m'intéresse tout particulièrement. J'ai fait le choix d'un Cheesecake exotique. Son visuel est engageant et sa dégustation met en évidence une fort belle harmonie gustative. C'est très bon. Mon fils a opté pour le Baba au rhum, un dessert que j'avais pris l'année dernière, mais pour lequel j'avais émis quelques réserves. Celui servi ce 29 juin 2018 n'a certes plus la forme du savarin, mais ce n'est toujours pas non plus celle de sa création pour le roi de Pologne Stanislas Leszczynski, beau-père de Louis XV. En fait, sa pâte est cuite dans une gouttière est ensuite portionné. Elle est légère et moelleuse, pas du tout bourrative, et suffisamment alvéolée pour absorber un sirop de punchage bien dosé en rhum. Y'a pas photo gustativement parlant avec celui dégusté l'année dernière, il est nettement meilleur. Mais je reste inflexible au niveau de la forme, ce n'est toujours pas, pour moi, un vrai "Baba" ! Quant à mon épouse, c'est avec la spécialité locale qu'elle a conclu son déjeuner, un Crémet d'Anjou. Présenté dans une verrine, il est léger et savoureux, et surtout nettement meilleur que celui pris à l'occasion de notre déjeuner au Crêmet d'Anjou le 12 décembre 2017, et pourtant toujours distingué d'un Bib gourmand en 2018. Toutes ces prodigalités pâtissière sont l'œuvre d'Antoine Poulenec, un ancien cuisinier de la première heure du Saint-Benoît, qui a choisi de s'orienter et de s'engager sur la voie des desserts, avec au final la démonstration de son talent. Félicitations à lui !

Je n'ai pas pris de vin au cours de ce repas, mais j'ai par contre goûté celui que j'avais sélectionné pour mes deux coreligionnaires, un Anjou rouge 2016 "L'ardoise" de JY Lebreton. Avec sa robe grenat, sa bouche généreuse, onctueuse et fruitée, sa finale légèrement tannique, ce breuvage local s'accommode très bien de l'Entrecôte de Galice; seul reproche, sa température de service, un peu trop chaude pour Pascale. On ajoute un accueil  enthousiaste, une carte de vins au verre bien fournie, un service jeune et alerte, bref tout un ensemble d'atouts qui donnent l'envie de revenir.

Au final, nous avons déboursé 91 € 50 à trois, ce qui constitue un très honnête rapport qualité/prix pour cette brasserie chic de la périphérie angevine.

Le Saint-Benoît

Patricia & Frédéric BENOÎT

8 avenue Paul Prosper Guilhem

ZAC de l'Hoirie

49070 BEAUCOUZÉ

Tél. : 02 41 43 88 69

Email : contact@brasserie-lesaintbenoit.fr

Site web :  brasserie-lesainbenoit.fr 

Domaine de Versailles : troisième et dernier volet de sa visite, en principe ...

Fin septembre dernier, nous n'avions pas eu le temps de visiter le Palais des Glaces et la Galerie des Carrosses, le Domaine de Versailles ouvrant les portes de ses différents sites à des heures incompatibles entre elles pour tout voir en une seule journée. Ce 9 juin 2018, grâce au passeport avec réservation horaire, facturé 27 € 00 par personne, nous comptions bien combler cette lacune et pourquoi pas en plus, puisque c'est écrit sur le site, photo aérienne à l'appui, avoir accès au Hameau de la Reine et voir la Maison de la Reine de plus près, tout juste rouverte après sa restauration financée par la maison Dior.

Nous commençons notre visite par l'intérieur du château, avec le Salon d'Hercule, le Salon de la Guerre, le Grand appartement du Roi, la Galerie des Glaces, le Salon de l'Œil de bœuf et la Chambre du Roi. Par contre, le Salon de la Paix, la Chambre de la Reine, le Salon des Nobles, l'Antichambre de la Reine et la Salle des gardes de la Reine étaient fermés pour cause de restauration en cours.

Le Grand appartement du Roi a été plusieurs fois transformé et son décor définitif a été mis au point par Charles Le Brun entre 1671 et 1681. Il est composé de 7 salons en enfilade qui donnent sur le parterre Nord. A partir de 1684, il sert uniquement aux audiences et aux divertissements de la Cour, Louis XIV habitant les pièces qui donnent sur la cour de Marbre.

Les dimensions de la Galerie des Glaces ont de quoi impressionner ses visiteurs, avec ses 73 mètres de longueur, ses 10 mètres 50 de largeur et ses 12 mètres 30 de hauteur, soit un volume d'à peu près 9400 m3 ! C'est le lieu le plus emblématique du Château. Elle a  remplace une vaste terrasse ouverte sur le jardin conçue par l’architecte Louis Le Vau. Malcommode et surtout exposée aux intempéries, cette terrasse séparait l’appartement du roi, au nord et celui de la reine, au sud, et fut rapidement condamnée. Sa réalisation a duré 8 années de 1678 à 1686. Elle est l'oeuvre de l'architecte Jules-Hardouin Mansart et du peintre Charles Le BrunLa galerie des Glaces servait quotidiennement de lieu de passage, d’attente et de rencontres, fréquentée par les courtisans et le public des visiteurs. Elle ne servit qu’exceptionnellement de cadre à des cérémonies, lorsque les souverains voulurent donner le plus grand éclat à des divertissements (bals ou jeux) offerts à l’occasion de mariages princiers ou à des réceptions diplomatiques. Dans ces dernières occasions, le trône était alors installé sur une estrade tout au bout de la galerie, du côté du salon de la Paix dont l’arcade était fermée. La mise en scène du pouvoir a rarement atteint un tel degré d’ostentation ... jusqu'en 2017 ! C’est ainsi que le doge de Gênes en 1685, les ambassadeurs de Siam en 1686, de Perse en 1715 et de l’Empire ottoman en 1742 durent traverser toute la galerie, sous les yeux de la Cour massée de chaque côté sur des gradins pour parvenir jusqu’au roi.

Enfin, c’est également dans ses "murs" que fut signé le 28 juin 1919 le traité de Versailles qui mettait fin à la Première Guerre Mondiale.

Si vous voulez l'admirer sans ses nombreux visiteurs, cliquez ici.

C’est à partir de 1678 qu’Hardouin‑Mansart entreprit la construction du Salon de la Guerre. Sa décorationachevée par Le Brun en 1686, exalte les victoires militaires qui aboutirent à la paix de Nimègue. Les murs sont revêtus de panneaux de marbre ornés de six trophées et de chutes d’armes en bronze doré. Le mur du côté du salon d’Apollon est occupé par un bas-relief ovale en stuc représentant Louis XIV à cheval foulant aux pieds ses ennemis. Ce chef-d’œuvre de Coysevox est surmonté de deux Renommées dorées et soutenu par deux captifs enchaînés. Le plafond en coupole représente en son centre La France armée, assise sur un nuage et entourée de Victoires. Un portrait de Louis XIV orne son bouclier. Dans les voussures sont représentés ses trois ennemis vaincus : l’Allemagne à genoux, avec un aigle; l’Espagne menaçante, avec un lion rugissant et la Hollande renversée sur un autre lion. La quatrième voussure représente Bellone, déesse de la guerre, en fureur entre la Rébellion et la Discorde.

Le Salon de la Paix présente le même décor de panneaux de marbre et de trophées d’armes de bronzes dorés et ciselés que le salon de la Guerre qui lui est symétrique. Toutefois, Le Brun a orné la coupole et les voussures des bienfaits de la paix donnée par la France à l’Europe. Ce salon fut, dès la fin du règne de Louis XIV, séparé de la galerie par une cloison mobile et considéré comme faisant partie de l’appartement de la reine dont il constitua dès lors la dernière pièce après la chambre. C’est là que Marie Leszczynska, sous Louis XV, donna chaque dimanche des concerts de musique profane ou religieuse qui jouèrent un rôle important dans la vie musicale de Versailles, et que Marie-Antoinette, sous le règne suivant, tint son jeu. Lorsqu’il le fallait, la cloison séparant la pièce de la galerie était démontée et le salon faisait de nouveau partie du Grand Appartement.

 

Source du commentaire : brochure et site du château de Versailles

La galerie des Carrosses du château de Versailles est installée dans la Grande Écurie du roi, un lieu édifié par Jules-Hardouin Mansart. C'est vers 1665, sous le règne de Louis XIV, que les premiers carrosses modernes apparaissent en France. Auparavant, les déplacements s'effectuaient à pied ou à cheval. La collection est exposée sur un espace de 1000 m2, en face du château Versailles et sa visite journalière de 12 h 30 à 18 h 30, sauf le lundi est gratuite. C'est la collection la plus importante d'Europe. Les carrosses exposés ne sont pas destinés aux voyages mais sont plutôt des voitures de gala, très richement décorées, pour montrer le pouvoir du Roi ou de l'Empereur, à l'occasion des grandes cérémonies de l'histoire de France : baptêmes, mariages, sacres ou funérailles. Certains sont de véritables chefs d'oeuvre, comme celui du sacre de Charles X, long de 6 mètres 70, large de 2 m 60, haut de 4 m 48 et pesant 4 tonnes. Ils ont tous été réalisés par les plus grands artistes de la Cour. La plupart d'entre eux ont été détruits à la Révolution avant de connaitre un nouvel engouement sous l'Empire et la Restauration. En 1871, avec le retour de la République, les carrosses cèdent la place aux voitures de la Présidence, des véhicules hippomobiles plus sobres mais toujours aussi élégants. Un film de 6' 33" retrace l'histoire de ces carrosses. Cette visite est incontournable et pratiquement obligatoire !

La Maison de la Reine fait partie du Hameau de la Reine, lui-même intégré dans le Domaine de Trianon. C'était le dernier lieu que nous voulions parcourir en cette fin d'après-midi. L'année dernière, nous l'avions approché au maximum des possibilités, mais les échafaudages installés tout autour pour les travaux de sa restauration, nous avait empêchés d'accéder au plus près. Nous nous faisions donc un grand plaisir de découvrir cette maison et ses abords grâce au petit chemin qui en fait le tour comme le laisse d'ailleurs supposer une animation 3D. Hélas, il nous a fallu très vite déchanter quand nous avons constaté que des barrières en châtaignier nous interdisaient ses deux accès possibles (côté pont et côté Boudoir). Nous avons alors demandé à une guide présente sur les lieux la raison de cette impossibilité. Elle nous a simplement informé qu'il fallait désormais s'acquitter de 10 € 00 supplémentaire que ce soit pour voir de très près l'ensemble de la Maison de la Reine et du Réchauffoir ou en faire le tour. Par contre, ce tarif inclut une visite de son intérieur entièrement remeublé. Ce remeublement a consisté à rassembler les objets d’origine commandés pour la Maison de la Reine. Les meubles choisis par Marie-Antoinette ont été dispersés pendant la Révolution et ce sont donc ceux commandés pour l’Impératrice Marie-Louise en 1810 qui ont repris aujourd’hui leur place dans la Maison de la Reine. Le style des meubles et des décors de Marie-Louise reste assez proche de celui de Marie-Antoinette

Compte tenu de cette déception, et après réflexion, je me suis fendu le 19 juin 2018 d'une petite missive adressée aux services administratifs du Château de Versailles, qui promettent une réponse rapide. N'ayant rien reçu 3 semaines plus tard, j'ai déposé une plainte étayée à la DDCCRF des Yvelines le 6 juillet 2018. J'attends avec impatience leur réponse ! Qui sait, on aura peut-être droit à une visite supplémentaire !

Epilogue : le service communication du château de Versailles m'a informé que la Maison de la Reine n'était pas accessible à cause de l'engazonnement récent de son entourage. Il m'a proposé de pouvoir revenir gratuitement au site du Trianon et notamment faire le tour de la Maison de la Reine.

Quant à la DDCCRF de Versailles, elle m'a fait savoir qu'un contrôle avait été effectué par un enquêteur de son service et que les constats effectués en matière d'information du consommateur recevraient les suites appropriées.

Etablissement public du Musée et du Domaine National de Versailles

Place d'Armes

RP 834

78008 VERSAILLES

Information et réservation au 01 30 83 78 00

Site web : www.chateauversailles.fr

Les fromages de la Doudou

En prévision d'un week-end à rallonge en région parisienne, j'ai feuilleté les pages du Guide 2018 des fromages au lait cru et j'ai découvert cette adresse laitière (il y en a deux, mais dans l'autre, il n'y avait personne de disponible). L'Essonne étant plutôt un département urbanisé et industrialisé, il m'est apparu intéressant de découvrir les productions fermières de cette Doudou, dit donc, ce 6 juin 2018.

L'extérieur des linstallations, que ce soit celui du lieu de vente, de l'accueil pour la visite du site ou du musée, mériterait une bonne rénovation. A l'intérieur, une armoire et une vitrine réfrigérées exposent les différents produits laitiers caprins et bovins disponibles à la vente. La plupart sont fabriqués sur place, mais on trouve également du Comté et du Saint-Nectaire, bien sûr au lait cru. A quelques semaines près, j'aurais pu acheter un gigot  de chevreau frais, mais le jour de notre visite, il ne restait plus que de l'épaule congelée. On vous propose aussi des "colis de bœuf" en fonction des dates d’abattage (celui-ci est opéré à Vendôme).

Nous avons acheté des fromages affinés de chèvre et de vache (mais pas aux fines herbes comme indiqué sur le ticket, un fromage que je ne supporte pas, car il me rappelle le Boursin !), du fromage blanc en faisselle, un litre de lait cru, 6 œufs frais et un paquet de saucisses de bœuf. Tous ces produits ont été dégustés dans les 3 jours qui ont suivi et nous ont donné entière satisfaction. Bien sûr, pour un palais aseptisé par les produits de la grande distribution, il y a du goût ... qui rappelle bien le lieu de leur fabrication et leur côté fermier.

Ferme de la Doudou

8 chemin du Cimetière

91630 CHEPTAINVILLE

Tél. : 01 64 56 969 96

Email : contact@la-doudou.com

Site web : www.la-doudou.com

Ouvert : Mardi & Jeudi de 14 h 00 à 19 h 30 - Mercredi & Dimanche de 10 h 00 à 12 h 00 et de 14 h 00 à 19 h 30 - Journée continu le vendredi & samedi de 10 h 00 à 19 h 30

Cette photo est un hommage à mes parents et grands-parents dont la triple activité commerciale "coiffeur-bar-restaurant" constituait un univers de convivialité inégalé.

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