Bienvenue à vous sur ce site voué à la découverte des plaisirs gourmands solides et liquides, mitonnés par des artisans souvent talentueux et passionnés, sans oublier bien sûr quelques récréations touristiques et digestives

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Avril - Mai - Juin 2019

Le cap des 3000 abonnés à ma chaîne YouTube est franchi

En cette fin de soirée du 27 mai 2019, j'ai découvert avec satisfaction que le cap des 3000 abonnés à ma chaîne YouTube venait d'être franchi. Merci donc à toutes ces femmes et ces hommes que le monde de la gastronomie et ses à-côtés attirent d'encourager par le biais de ce média la passion qui est la mienne.

L'incontournable marché de La Boquería

Je pensais avoir tout vu en matière de marchés, notamment avec celui magnifique des Lices à Rennes, et bien non ! Avec celui couvert de La Boquería et ses 2853 m2 de surface commerciale situé dans le quartier El Raval, mais aussi juste en face celui du Barri Gotic en franchissant la Rambla, mes mirettes, mes narines et mes papilles ont été émerveillées et réinitialisées ! C’est le plus grand marché de Catalogne et le plus varié dans le domaine alimentaire mais aussi le plus visité par les touristes. Difficile d'en faire tout le tour et de s'arrêter à chacune des 200 boutiques réparties dans son espace. 

Ce marché existe depuis 1270 et sa structure faite de fer et de verre dans le style "Art nouveau" a fait l'objet de nombreuses modifications depuis 1913. Les produits de charcuteries et de la mer prédominent parmi toute cette luxuriante exposition alimentaire. De quoi donner le vertige à n’importe quel vegan, même vacciné ! J'ai aussi été particulièrement impressionné par les éventaires de fruits et de légumes qui proposent ces aliments sous différents conditionnements (entier, en jus, prédécoupé ...).

Bref, un marché ne rater  sous aucun prétexte si vous venez à Barcelone

Faute de disposer d'adresses charcutières recommandées ou recommandables installées dans ce marché, j'ai tilté visuellement sur le rayon de la maison MAS, une entreprise fondée en 1945 par Joan Mas. Je ne sais pas si elle fait partie des meilleures charcuteries de Barcelone, mais l'impeccable présentation de ses différents jambons m'a alléché.

Nous y avons fait les emplettes d'un trio charcutier composé d'Épaule Ibérique Atilano de 36 mois d'affinage, de Cebo Salamanca de 36 mois d'affinage et de Bellota Guijuelo de 48 mois d'affinage. Leur dégustation s'est concrétisée deux jours après en prenant soin de mettre en condition ces petites merveilles et en les sortant à l'avance pour qu'elles prennent la température de la pièce. Le Bellota s'est révélé à la hauteur de sa solide réputation et est donc arrivé en tête. Par contre j'ai été très agréablement surpris par la grande sapidité de l’Épaule Atilano, bien pourvue en "gras" noble et qui pour moi était bien meilleure et fondante que le Jambon Cebo, un peu sec, et pourtant plus de la moitié plus cher.

Marché de la Boquería

Rambla

91 08001 BARCELONE

Tél. : 93 318 25 84 ou 93 318 20 17

Email : pinfo@boqueria.barcelona

Site web : www.boqueria.barcelona

Ouvert du lundi au samedi de 8 h 00 à 20 h 00

Déjeuner chez Cañete

A défaut que la Bodega del Poblet soit ouverte (à priori ce restaurant conseillé par le Routard 2019 est définitivement fermé !), nous avons finalement fait le choix de cette Cañete située dans le quartier El Raval. Elle reçoit sa clientèle à partir de 13 heures. L'accueil n'est pas son point fort avec un maître d'hôtel distant dont le téléphone semble "greffé" à son oreille droite. Une fois tous ses appels honorés, il s'occupe de nous et nous installe dans une petite salle au fond de l'établissement. Si le personnel, avec veste blanche et épaulettes, ne parle pas français, par contre, la carte remise à notre sagacité est rédigée, ou plutôt traduite, dans notre langue, ce qui va d'ailleurs occasionner quelques quiproquos.

Après l'avoir parcourue, compte tenu de sa tarification musclée nous commandons finalement avec mon épouse seulement 2 plats chacun (les mêmes) : une Classique hure de porc ibérique aux harengs fumés et du Poulpe tendre accompagné d'une sauce tomate légèrement épicée. Mais comme nos amis prennent plusieurs entrées, soit des Anchois de Santona à l'huile d'olive, des Aubergines cordouanes frites au miel (très très copieux), un Coca de vidre et un Pimientos de padron, nous attendrons une demi-heure pour disposer de notre Hure ! Si notre entrée était sympathique, avec tout de même beaucoup de pomme de terre, par contre, son appellation ne correspond pas du tout à l'idée qu'on peut s'en faire dans notre hexagone (Cf. photo N°9 du diaporama). Une fois de plus, la traduction nous a trahi. Notre Poulpe suivra 20 minutes plus tard, en même temps que les très bons Couteaux de Galice à la plancha choisis par nos amis. Les tentacules de notre céphalopode sont très tendres. Heureusement que sa sauce tomate d'escorte était annoncée comme légèrement épicée. Je n'ose imaginer le résultat si elle l'avait été fortement ! 

Pour le vin, ce sera un verre chacun d'un honnête Torre la Morera 2017 à 4 € 10 (contenance non précisée). Le montant de notre note pour 4 s'est élevée à 136 € 45, soit un tarif plus que conséquent pour un déjeuner sans dessert, sans coup de cœur et avec un seul verre de vin.

Cañete

17 Carrer de la Unió

08001 BARCELONE

Tél. : 93 270 34 58

Site web : www.barcanete.com

Visites de la Sagrada Familia, du parc Güelle et plus ...

Notre venue à Barcelone était principalement motivé par la visite de la basilique de la Sagrada Familia. Ce monument est l'œuvre d'Antoni Gaudi i Cornet, un architecte catalan né à priori en 1852 et mort le 10 juin 1926 renversé par un tramway alors qu'il effectuait, comme chaque soir, le trajet entre l’église de Sant Felip Neri et la Sagrada Familia. Alors qu'il n'a que 26 ans, sa première réalisation architecturale est la Casa Vicens, une construction destinée à être la seconde résidence de Manuel Vicens Montaner. C'est en 1883 que Joan Martorell lui présente Eusebi Güell (qui deviendra son principal mécène) et lui propose de reprendre les travaux en cours de la Sagrada Familia.

Cinq générations de Barcelonais ont assisté à l'évolution cette construction très atypique. À l’heure actuelle, soit plus de 135 ans après la pose de la première pierre, cette basilique est toujours en travaux ... qui devraient prendre fin en 2026 !

Pour visiter ce monument, il vaut mieux réserver cette démarche à l'avance (20 € 00 avec un audioguide). Autrement, surtout quand il pleut, le temps d'attente risque d'être un peu longuet. D'autant qu'ensuite, une fouille type aéroport,  sans ôter toutefois ses chaussures, vous attend. Nous avons passé une bonne heure et demi à admirer l'intérieur de cette basilique sans toutefois à réussir à voir la soi-disant maquette dont l'audioguide fait pourtant mention !  

Quant au parc Güell, lui aussi est l'oeuvre d'Antoni Gaudi i Cornet.  Fruit d'un ambitieux projet né en octobre 1900 et financé par le richissime industriel Eusebi Güell, il avait comme objectif de créer dans Barcelone une immense ville-jardin modèle enclavée au sein d'un parc à l'anglaise. Hélas, l'argent a cruellement manqué pour le mener ce projet à son terme. L'ensemble fut donc transformé en 1926 en parc municipal. Classé au patrimoine de l'UNESCO, il occupe une superficie de 19 hectares répartie en 3 zones. Une "zone forestal" de 7 ha d'accès libre, une "zone monumental" de 12 ha, elle aussi en accès libre et une "zone regulada" de 1,7 hectare d'accès payant (7 € 00 pour les plus de 65 ans). Cette dernière est considérée comme la partie la plus vulnérable du parc Güell. Aussi, un règlement a du être édicté en 2013 pour la protéger en régulant l'afflux des touristes (maximum de 800 par heure). Compte tenu des contraintes très strictes imposées pour accéder à cette zone réglementée, notamment au niveau des horaires, nous nous sommes limités à la zone "gratuite".

Nous avons également exploré une partie du Barri Gòtic, dont sa Cathédrale est un authentique joyau gothique ... à l'exception de sa façade principale, de sa flèche et de sa lanterne, édifiées au début du 20ème siècle ! Cet endroit est très fréquenté par les touristes mais aussi, en cette fin d'après-midi du 17 mai 2019, par une photographe et son modèle, ce qui m'a permis de faire quelques clichés intéressants !

Sagrada Familia

401 carrer Mallorca

08013 BARCELONE

Tél. : 93 208 04 14

Email : informacio@sagradafamilia.org

Site web : sagradafamilia.org

Horaires d'ouverture :

- de novembre à février : de 9 h 00 à 18 h 00

- de mars à octobre : de 9 h 00 à 19 h 00

- d'avril à septembre : de 9 h 00  à 20 h 00

- les 25 et 26 décembre et les 1er et 6 janvier : de 9 h 00  à 14 h 00

Parc Güell

9 carrer d'Olot

08024 BARCELONE

Tél. : 34 934 09 18 31

 

Email : bsmsa@bsmsa.cat 

Site web : parkguell.barcelona

Horaires d'ouverture :

- basse saison :  8 h 30 à 18 h 15

- moyenne saison : de 8 h 00 à 20 h 30

- haute saison : de 8 h 00 à 21 h 30

- dernier accès 1 heure avant la fermeture


Dîner "familial" à La Cassola

C'est un petit restaurant familial niché dans une rue étroite du quartier Barri Gòtic. La salle au cadre "rustique local" n'est en effet pas très grande mais une autre installée en mezzanine vient compléter l'offre d'assise. L'accueil de la patronne est courtois et chaleureux, d'autant qu'elle parle français, un atout majeur dans cette ville où habituellement on ne parle que Catalan et Espagnol, ou au mieux Anglais.

L'offre de la carte est très bien étoffée avec pas moins de 18 entrées, 7 poissons, 7 viandes et 7 desserts, de quoi trouver son bonheur. Le mien a commencé par d'insolites mais excellentes Petites fèves sautées avec jambon, suivi par une impeccable Morue en papillote (que j'ai oublié de prendre en photo !) et conclu sur une plus traditionnelle mais très bonne Crème catalane, meilleure en tout cas que celle prise le midi même chez Paco Meralgo.

Côté agape vineuse, nous avons voulu connaitre et faire honneur au Jaume Serra brut, un vin à bulles issu d'un assemblage de Macabeo, Parellada et Xarel, vanté par le Routard. Je n'en garderais pas un souvenir impérissable. Nous le compléterons par un honnête vin blanc en pichet

La Cassola

3 calle de Sant Sever

BARCELONE

Tél. : 93 318 15 80

Email : rosadelgorico@hotmail.com

Quelques tapas et plus au Paco Meralgo

Ce restaurant est sélectionné dans le guide du Routard 2019 et présenté comme une figure de la nouvelle vague des tapas gastronomiques. Il se trouve dans le quartier de l'Eixample, tout proche de notre hôtel. Nous n'avons pas réserver et l'enjoué serveur qui nous accueille nous trouve des places au comptoir, ce qui nous permet de disposer d'une vue sur les cuisines. La carte des félicités gourmandes est rédigée à priori en Catalan, ce qui ne nous facilite pas la tâche pour effectuer nos choix, notamment parmi les nombreux tapas. Une autre est rédigée dans la langue de Shakespeare et nous conviendra mieux. Malgré tout, il nous faut quand même traduire et notre serveur fera preuve de patience pour prendre notre commande.

Avec mon épouse et notre couple d'amis nous décidons de faire cause commune et d'explorer plusieurs préparations que nous nous partagerons. Au programme, vont se succéder, une tuerie de Tartine à la tomate, une très bonne Burratina with tomato and pesto, d'excellentes et pas trop épicées "Patatas bravas" potatoes in a hot sauce, des renversants et succulents Beignets de seiche, des Petits calamars frits à tomber et des remarquables Couteaux. Pour le dessert, j'ai voulu essayer la basique Crème catalane et elle est effectivement basique. Dommage, car notre déjeuner autrement aurait été parfait. 

Pour le vin, c'est un Baluarte D.O. Rueda 2018 blanc issu du raisin Verdejo, élaboré par la cave Gran Feudo. Le breuvage se révèle agréable, frais et doté d'une belle acidité. Facturé 18 € 50, et certainement acheté aux environs de 6 € 00 ht, on voit que les professionnels espagnols ont adopté maintenant les coefficients multiplicateurs pratiqués par ceux de chez nous !

Paco Meralgo

171 calle de Montaner

08029 BARCELONE

Tél. : 93 430 90 27

Email : info@restaurantpacomeralgoq.com

Site web : restaurantpacomeralgo.com

Métro : Hospital Clinic

Une nuit à Barcelone au Sunotel Junior

Quand j'ai regardé la carte Michelin , j'ai constaté que Barcelone était à un peu moins de 200 km de notre lieu de villégiature situé à Saint-Cyprien. La visite de la cité catalane s’imposait dès lors comme une évidence !

Ce matin du 16 mai 2019, cap donc sur la capitale de la communauté indépendante de Catalogne. Notre point de chute est l'hôtel Sunotel Junoir, un hôtel fort bien situé dans le quartier central et réputé de l'Eixample (à 2,8 km de la Sagrada Familia). Il dispose de 34 chambres classées 2 étoiles. Il ne fallait pas s'attendre à des miracles, même si au niveau de la tarification on atteint 133 € 00, petits déjeuners compris. Effectivement, notre chambre et ses commodités sont un peu vieillottes mais la literie est propre et très confortable, et . Cerise sur le gâteau, l'établissement dispose d'un parking privé souterrain payant (18 € 00 la journée).

Le petit déjeuner se présente sous la forme d'un buffet très bien pourvu et complet. On y trouve effectivement l'essentiel pour bien se restaurer avant d'entamer une journée chargée !

Sunotel Junior

9 avenida de Sarrià

08029 BARCELONE

Tél. : 93.363.35.01

Fax : 93.410.94.50

Email : reservas@hotel-junior.com

Site web : www.sunotel.es

Olivier Bajard : champion du monde 95 des Métiers du Dessert et MOF Pâtissier 93

Compte tenu du curriculum annoncé, cette maison mère d'Olivier Bajard constituait une halte incontournable. Située bien à l'écart de l'agglomération de Perpignan et implantée dans une zone artisanale, elle n'est pas facile à trouver, même avec un GPS , surtout le RLink 2 de Renault !

La façade de la boutique est dans le style "Zone artisanale", c'est à dire froid et neutre. Comme d'ailleurs l'intérieur de la boutique, sorte d'écrin trop grand pour son contenu. Dans les vitrines réfrigérées, pas de pâtisseries individuelles mais des gâteaux taillés pour un minimum de 4 personnes, mais pas tous ... La plupart sont emballés dans des boîtes en rhodoïd transparent. Il faut faire attention à leur souplesse latérale quand on les saisit. Pour en connaitre leur composition, la vendeuse m'a remis un ensemble de deux feuilles A4  toutes simples imprimées recto-verso et pliées en 2. Ça sent l’amateurisme, comme me le confirme d'ailleurs la description du Délice, répétée deux fois de suite !

Après réflexion, nous prenons un Saint-Honoré (Pâte feuilletée caramélisée, biscuit macaron, choux vanille caramélisé, crème légère Chiboust à la vanille de Tahiti grand cru de Bora-Bora, crème Chantilly) et un Délice (Chantilly légère, coulis d’agrumes, biscuit pain de Gênes pistache orange, nougatine, clémentines confites, fond de pâte sablée au beurre AOP des Charentes). Juste après avoir acquitté mes 44 euros, comme j'aperçois des emballages parallélépipédiques contenant 5 Guimauves pour 10 euros, des sucreries auxquelles je ne peux pas résister, j'en prend une !

La dégustation du Délice (428 g) s'est faite le jour même et cette pâtisserie a fait l'unanimité pour sa délicatesse, son équilibre de textures et de saveurs, bref de l'excellence sucrée comme je l'aime. Dans la foulée, les Guimauves ont emboîté le pas. Et c'est là que nous nous sommes dit qu'une seconde boîte n'aurait pas été de trop, tant ces petites merveilles étaient légères, moelleuses et bien parfumées !    

Pour le Saint-Honoré (344 g), c'est le 19 mai 2019 que nous l'avons goûté. Sa pâte feuilletée, contrairement à nos craintes, était toujours croustillante. Sa chantilly était légère en texture mais également en goût de vanille malgré l'annonce en fanfare de son origine. Quant aux choux, leur caramel d'enrobage n'était pas assez cuit et donc légèrement collant.

Dans l'ensemble, notre expérience chez Olivier Bajard a été très satisfaisante mais nous nous attendions, peut-être à tort, à un niveau d'excellence. D'autant que quelques jours plus tard, elle s'est trouvée amoindrie à cause de l'achat d'un Fraisier détrempé et sans beaucoup de saveurs ...

Pâtisserie Olivier Bajard

Responsable : Olivier BAJARD
355 rue Docteur Parcé – Agrosud

66000 PERPIGNAN
Tél. : 04 68 38 78 85
Fax. : 04 68 21 57 61
Email : contact@olivier-bajard.com

Site web : https://olivier-bajard.com

Les viandes "maturées" de la maison Paré : mes très chères chairs !

Je me faisais une grande joie de découvrir cette entreprise qui dispose de 5 points de vente sur Perpignan (La Fauceille et les Halles) et ses environs (Argelès, Fourques et Llupia). Après discussion au téléphone avec un de ses responsables, c'est finalement celle située à La Fauceille, mieux achalandée à priori en côtes de bœuf "maturées", que nous avons choisi d'explorer ce samedi 18 mai 2019. On y trouve en effet de la Simental, de l'Aubrac, de la Salers, de l'Angus, de la Rubia, de la Black pearl, de l'Hereford, de la Tomawak et même, et oui, de l'Holstein. Les prix de vente au kg sont conséquents oscillant entre 54 € 95 et 82 € 00 pour des viandes "maturées", en trains de côtes et non en carcasses ou demi-carcasses, jusqu'à 40 jours. Le magasin est impeccablement tenu et tout ce qui est exposé dans les vitrines réfrigérées suscite l'envie, que ce soit la partie traiteur, la charcuterie ou la boucherie. Le personnel est accueillant, souriant et disponible, n'hésitant pas à vous renseigner à la moindre interrogation de votre part. C'est ainsi qu'après un échange courtois et enjoué avec Sylvie notre vendeuse, et sur ses conseils, nous avons décidé d'acheter une Côte de bœuf "Rubia de Gallega" (un bovin espagnol), vendue 72 € 00 le kg. La notre pèse 1 kilo 065 et nous coûte 76 € 68. A ce tarif, notre Côte de bœuf "Rubia" est emballée dans une belle boîte cartonnée avec fenêtre transparente (Cf. photo diaporama). La classe !

Nous avons décidé de la déguster le jour même. La viande a donc été mise à température ambiante pendant une heure avant de la cuisiner. Nous l'avons cuite saignante sur une "plaque grill" en fonte. Si la viande s'est révélée très goûteuse, par contre, au niveau de sa tendreté le compte n'y est pas. Nous l'espérions, à ce tarif, très fondante en bouche, ce qui n'était pas le cas. Notre déception a été à la hauteur de notre effort financier, d'autant que deux semaines plus tard, soit le 2 juin 2019, nous avons eu l'occasion de goûter une Côte de bœuf "bazadaise" de chez Lafon, rassise 3 semaines et à 31 € 95 le kilo. Certes, elle était moins goûtue mais par contre elle était beaucoup plus tendre et en plus, plus de deux fois moins chère !

Si vous voulez tenter l'aventure vous êtes prévenus ...

Maison Paré

Lotissement La Fauceille

4 rue de Vernet les Bains

66100 PERPIGNAN

Tél. : 04 68 82 00 00

Email : contact@maison-pare.com

Site web : www.maison-pare.com

Les chocolats en "tablettes à la casse" et plus, de Jean-Michel Oster

C'est grâce à Lucas Gerber, le responsable du caveau du Mas Amiel, que nous avons découvert cette sympathique et talentueuse maison tenue par Jean-Michel Oster et son épouse Christine. Située dans l'emblématique village de Rivesaltes, dont le patronyme est lié au célèbre vin doux naturel éponyme, leur boutique est accueillante et bien achalandée. Trop peut-être, tant on voudrait repartir d'ici avec un maximum des productions maison !

En effet, tout dans cette pâtisserie fait saliver. Que ce soient les petits gâteaux, comme les Éclairs au café et au chocolat, Salambo, ReligieuseMillefeuille, Baba au rhum (plutôt un Savarin !), Saint-Honoré, Tartelette citron, Paris-Brest, Éclair vanille/tonka et Duchesse, ou bien les gros gâteaux comme les Fougasse (Cf. sa photo dans le diaporama), Tarte aux pommes, Tarte aux fraises, Croustade, Cake de voyages aux différents parfums sans oublier bien sûr, les Chocolats.  Qu'ils soient en plaquettes à la casse ou à l'unité ! Il vous reste encore une dernière envie de bec sucré ? Succombez alors aux Orangettes, Citronnettes, Mendiants, Florentins et Rousquilles (petits biscuits anisés et citronnés enrobés d'un glaçage meringué)!

Pour notre part, nous avons fait provision de 4 petits gâteaux, à savoir un Saint-Honoré (145 g), un Chocolat praliné (73 g), un Paris-Brest (70 g) et une Tarte au citron (109 g), complétés par des Orangettes, des Citronnettes et 6 Rousquilles pour une dépense totale de 29 € 80 !

Le bilan gustatif de ces modiques achats pâtissiers est des plus satisfaisant, surtout si on tient compte de notre investissement financier ! Nos deux désappointements concernent les Rousquilles, un peu trop "bourratives" par rapport à celles, pourtant plus industrielles de la Confiserie du Tech, et dans une moindre mesure, le Paris-Brest, garni ici de chantilly et non d'une crème mousseline pralinée.

Bref, une adresse parfaitement adaptée aux becs sucrés et à fréquenter sans retenue, surtout si vous habitez le coin ou si vous passez du côté de Perpignan et ses environs !

Pâtisserie Oster

Christine & Jean-Michel OSTER

13 bis place de la République

66600 RIVESALTES

Tél. : 04 68 38 53 60

Site web : https://www.facebook.com/pg/Patisserie-Oster

Les Maury du Mas Amiel

Mon unique visite dans ce temple des Maury VDN remontait au 11 avril 1990. Reçu par Jean-Marc Raynal, le régisseur du domaine, la dégustation m'avait fait découvrir 5 Maury VDN (Réserve 83 - Cuvée spéciale 79 -15 ans d'âge - 86 - 89) et surtout l'impressionnant parc de plus de 2000 Dames-Jeannes dans lesquelles passaient tous les Maury oxydatifs pendant une année. Toutes ces Dames-Jeannes sont obturées par des bouchons de liège, pour favoriser les échanges de leur contenu avec le milieu extérieur. Ils sont bizarrement coiffés par une boîte de conserve … afin d'empêcher leur altération par la pluie. Si seulement la personne chargée de la visite de la vinaigrerie de la Guinelle connaissait ce principe d'échange entre le contenu et l'air extérieur à travers le liège !  

En séjour chez des amis à Saint-Cyprien, l'occasion était trop belle pour m'inciter à pousser jusqu'au Mas Amiel, d’autant que des changements de structure sont intervenus entre temps (reprise du domaine en 1999 par Olivier Decelle, l'ancien patron de Picard surgelés) et que la gamme des flacons proposés s'est considérablement élargie (désormais 23 vins) !

Rendez-vous a donc été pris par téléphone pour une visite le 15 mai 2019 des installations  mais aussi pour une dégustation associant chocolats et Maury (une autre conjuguant fromages et Maury est également possible). Si chez certains professionnels "haut de gamme", notamment en Bourgogne (Dugat-Py par exemple), l’accueil est à minima, ce n'est pas le cas ici. Que ce soit au téléphone ou sur place, les personnes chargées de cette mission sont amènes et disponibles et vous proposent de tout déguster ! Notre "guide des papilles" pour cette aventure sera Lucas Gerber, le responsable du caveau.

Nous commençons notre dégustation par les "vins secs" (production avoisinant les 200 000 cols), c'est à dire ceux ne subissant pas de mutage en cours de vinification. Les vignes qui les produisent ont un âge moyen de 30/40 ans avec des ceps centenaires et plus pour le carignan et les grenaches. Elles sont taillées est en gobelet.

Dans l'ordre vont se succéder : 

- Côtes du Roussillon rosé 2018 bio (60% grenache noir minimum, le reste en carignan et syrah) : plus habitué au rosé Noble-Joué, je ne lui trouve pas le nez et la bouche fruités que j'attend d'un tel breuvage. 

- Maury rouge Initial 2016 (70% grenache noir 20% carignan et 10% syrah) : je ressens une acidité prononcée en première bouche, un peu moins présente en seconde. Puissant sans excès, il se laisse avaler avec plaisir.

Côtes du Roussillon Altaïr 2016 (assemblage de vieilles vignes de grenache blanc et gris, et de macabeu) : vin d'une parcelle de 2 ha (Las Fredes) au nez très aromatique. La bouche est bien fruité grâce à l'apport du grenache gris, avec une agréable fraîcheur liée à une légère vivacité. Belle réussite.

- Maury rouge 2016 Légende (90% grenache et 10% carignan alors que la plaquette annonce des pourcentages différents) : c'est aussi un vin de parcelle de 2 ha (Caibou) et qui est le premier vin du domaine a avoir décroché l'AOC Maury sec. Son nez part sur le Maury vintage pour finir sur des fruits rouges. Puissant et riche, il devrait faire merveille sur des gibiers à plumes.

- Maury rouge 2015 Vol de nuit (100% carignan) : c'est encore un vin de parcelle, plus précisément de trois (Ste Eugénie et ses 5 280 pieds de 1900, Mas Raphaël et ses 3 300 pieds de 1925 et Coll del Beou et ses 6 500 pieds de 1925, sur un terroir de schistes et micaschistes). Autant dire que ce vin est monstrueux ! Robe grenat foncé, nez de cuir, bouche puissante et enveloppante, je le vois très bien sur le Lièvre à la royale d'Eric Rialland.

- Maury rouge 2016 Alt. 433M (92% grenache et 8% lladener pelut*). Ces deux cépages, plantés sur un sol granitique et micaschisteux, sont vinifiés ensemble dans des cuves inox. La robe est plus claire que les rouges dégustés jusqu'ici. L'altitude plus élevée (433 mètres) lui confère 12°5 d’alcool, ce qui le rend plus léger. Je ne le trouve pas à la hauteur des autres vins rouges dégustés. 

 

Le lladoner pelut, ou lledener pelut, est un cépage catalan. C'est une mutation naturelle du Grenache noir qui porte en particulier sur sa villosité. C'est pour cette raison qu'on l'appelle aussi "grenache poilu"Son débourrement et sa maturité sont assez tardifs. Il est en outre très sensible aux acariens, à la pourriture grise et à l’érinose. Il produit des vins dont la qualité finale est fortement dépendante des conditions de sa culture et qui n'ont pas la même couleur que les vins issus du grenache noir. Ils sont plutôt généreux, puissants, amples et aromatiques, avec des toucheréglissées et poivréesIl fit longtemps partie des cépages oubliés et décriés, comme le Carignan.

Nous passons maintenant à la visite des chais. Ils datent de 1890 et ont été construits par la famille Amiel. Auparavant, le domaine des Goudous, c'était son nom, appartenait à l’évêque de Perpignan (son vin de messe devait être très intéressant !) qui l'a cédé en 1816, suite à un pari hasardeux à une table de jeux, à Raymond Etienne Amiel, un ingénieur des Ponts et Chaussées. Sa superficie n'est alors que de 10 ha. Aujourd'hui, elle est passée à 150 ha et est composée de 130 parcelles. En 1907, le Mas Amiel est racheté par le banquier Charles Dupuy qui développe son activité jusqu’à sa mort en 1916. Son fils Jean continue son oeuvre en s'attachant plus particulièrement à la production d'un vin doux naturel sous la marque "Mas Amiel". Son fils Charles marche dans les pas tracés par son père jusqu'à sa mort survenue en 1997. Après deux années de flottement, Olivier Decelle, ancien patron de Picard surgelés, acquiert le Mas Amiel en 1999. Ses objectifs sont simples :redonner toute son aura à ce domaine et élargir la gamme de ses vins. Depuis 2017, tout le vignoble du Mas Amiel est en bio.

Le chais principal abrite 30 foudres en chêne d'Autriche d'une contenance chacun de 350 hl. D'autres chais hébergent différents types de contenants. Traditionnels, comme ces cuves inox de 50 hl et ces 6 cuves en béton de 10 hl chacune affectées aux vinifications parcellaires. Plus spécifiques, comme cet œuf en béton, destiné à l'élevage de la cuvée Altaïr, ces amphores et ces jarres.

Après cette visite très instructive, il est temps désormais de prendre place à la table de dégustation préparée à notre attention avec soin par Lucas Gerber. Elle accueille 5 chocolats différents de la maison Oster à Rivesaltes ainsi que 4 Maury épaulés par un Côtes du Roussillon.

Nous commençons par du Chocolat noir 85% aux noisettes accordé à un Côtes du Roussillon rouge 2016 "Origine". Je trouve que le chocolat étouffe le breuvage. Je ne suis pas emballé par ce mariage.

Nous poursuivons avec du Chocolat blanc dans lequel Jean-Michel Oster a habilement incorporé du praliné. Il est associé à un Maury vintage blanc bio 2018. L'accord est étonnant et fonctionne sans heurts, tout en douceur.

Nous continuons avec un Chocolat noir 85% aux amandes et un Maury vintage 2016 100% grenache noir. Le vin domine le chocolat noir aux amandes mais sans l'écraser. L'accord se révèle harmonieux et circulaire.

Pour le quatrième mariage, nous abandonnons le chocolat en plaquettes cassées pour passer aux carrés de chocolat. Le premier proposé est fourré aux agrumes. Le Maury d'escorte est un Vintage 2012 Charles Dupuy. Issu du cépage grenache planté en 1914, et élevé en barriques neuves pour 20% de son contenu, son nez est puissant et épicé. L'union avec le carré de chocolat aux agrumes est tip top.

Pour conclure notre séance initiatrice, Lucas Gerber a misé sur l'association d'un carré de chocolat praliné et d'un Maury 20 ans d'âge ! Ce VDN est à dominante de grenache noir et comporte des Maury ayant au minimum 20 ans de vieillissement, certains atteignant même 30 ans. On entre dans une autre dimension sensorielle, avec un bouquet d'arômes intenses de fruits secs qui envahissent les narines quand on plonge son nez dans le verre. La bouche révèle une longueur exceptionnelle qui permet d'alterner en bouche chocolat et vin sans fatigue papillaire.

Il nous restait encore à tester, mais au comptoir de la salle d'accueil, les Maury 30 et 40 ans d'âge (amples et longs en bouche) ainsi que ceux millésimés 85 (cacao et noix) et 80 (un peu trop astringent), avant de finir en fanfare par un 69, un VDN d'une rare amplitude et très très long en bouche, pratiquement à savourer juste pour lui-même !

En résumé, cette dégustation associative a parfaitement répondu à nos attentes (la prochaine fois nous tenterons l'association Maury/Fromages). Je remercie tout particulièrement Lucas Gerber pour la patience dont il a su faire preuve pour supporter notre petit groupe dissipé durant un peu plus de 2 heures mais aussi pour le cadeau qu'il nous a fait en nous offrant une bouteille de Muscat de Rivesaltes 2015. Nous l'avons grandement apprécié même si je ne l'ai pas trouvé aussi floral que le 1988 de chez Cazes dégusté ... le 12 avril 1990. Le 1989 de cette même maison m'avait scotché avec une amplitude incroyable et une bouche d'agrumes envahissante. 

Enfin, je voudrais développer une dernière remarque à propos des Maury millésimés : pourquoi la date de leur mise en bouteille ne figure t'elle pas sur leurs étiquettes ou ailleurs, comme c'est le cas par exemple pour les Armagnacs ? Une idée à creuser ... 

Mas Amiel

Propriétaire : Olivier DECELLE

Responsable du caveau : Lucas GERBER

66460 MAURY

Tél. : 04 68 29 01 02

Email : caveau@lvod.fr

Site web : www.masamiel.fr

Ouvert toute l'année du lundi au samedi de 9 h 00 à 19 h 00 et du 1er juillet au 31 août 7/7 de 10 h 00 à 19 h 00

Le nectar d'abricots "Rouge du Roussillon" du Mas Illiberis

Que vous soyez ou non locavores, cette adresse est à noter sur vos tablettes, surtout si vous êtes amateurs de fruits et légumes sainement cultivés et qui ont du goût ! Et si en plus, vous adorez le nectar d'abricots, vous êtes au bon endroit. Certes les prix sont en conséquence, mais au niveau gustatif y'a pas photo ! Effectivement, plusieurs produits maison à base d'abricots comme la Confiture et le Nectar se dégustent. Et c'est bien là le drame ! Impossible dès lors de repartir sans quelques pots de Confitures et des bouteilles, voir des bibs de Nectar d'abricots rouge du Roussillon. D'ailleurs, les abricots rouges du Roussillon sont tellement bons qu'ils ont décroché le 2 février 2016, leur AOP ! Par contre, je dois avouer à ce sujet que l’étiquetage du Mas Illeberis pour son nectar d'abricot est plutôt bizarre, écrivant "rouge" sans "s" et ne faisant pas mention de l'AOP.

Nous avons également fait des emplettes de fèves (affichées à 1 € 90 le kilo et comptées 2 € 90 !), des tomates, un citron des 4 saisons et nous n'avons pas eu à le regretter ... gustativement, mis à part les cerises de Céret qui étaient certes bonnes mais n'avaient rien d'exceptionnel !

En saison, on trouvera bien sûr les abricots "rouges du Roussillon", des figues et différents vinaigres maison (Cf. diaporama).

Mas Illiberis

Rémy LOPEZ

Route de Latour - Face au camping Le Florida

66 ELNE

Tél. : 06 99 57 57 94 et 04 68 22 23 61

Email : masilliberis@gmail.com

Les anchois de Collioure

Il est bien loin le temps où Collioure comptait plus de 140 barques Catalanes partant à la pêche à l'anchois local. Loin le temps où Collioure répertoriait 21 ateliers de salaisons et 15 expéditeurs, soit de l'emploi pour 350 personnes qui travaillaient grâce à l'anchois. Globalement, cette activité occupait 2000 personnes allant du charpentier au tonnelier, en passant par les cordiers, les bouchonniers, les verriers, les papetiers, les sauniers, les négociants, les transporteurs, les usines d'emballage les métalliques et les ravaudeuses (réparatrices de filets de pêche).

A la libération Collioure comptera même jusqu'à 30 ateliers de salaisons. Mais à partir de cette époque, ce sera le déclin de cette activité, pour ne compter que 3 saleurs en 1996. En 1998 l'un d'entre eux l'arrêtera. L'activité traditionnelle ne pouvant plus être exercée dans les anciens ateliers, normes européennes obligent, les saleurs vont déménager dans de nouvelles usines toujours situées à Collioure.

Désormais il ne subsiste plus que deux entreprises travaillant ce petit poisson. La plus ancienne, la Maison Roque, a été créée en 1870; la plus jeune,  la Maison Desclaux, s'est ouverte en 1903. Aucune d'entre elles n'utilise des poissons pêchés sur place, les anchois de Méditerranée étant beaucoup trop petit pour être travaillés au sel. La Maison Roque s'approvisionne principalement dans Espagne (Golfe de Gascogne), mais aussi en Argentine. La Maison Desclaux, quant à elle, les fait tous venir, pour l'instant, d’Argentine (dans les années à venir, ce sera de l'Algérie). Selon François Desclaux, la qualité argentine serait la meilleure !

Une 'IGP "Anchois de Collioure" a été sollicitée en 2003 et décrochée en 2004. Elle concerne la seule espèce "Engraulis encrassicholus" à condition qu'elle soit pêchée dans les golfes de Gascogne et du Lion, et en Bretagne. Ultime critère, les anchois doivent être transformés à Collioure. Et bizarrerie de l'histoire, cette appellation n'est utilisée par aucune de ces 2 maisons ! Pourquoi ? Malou Roque-Salguero m'a précisé par mél que compte tenu des critères restrictifs de l'IGP, la durée de transport des anchois frais jusqu’à Collioure ne lui permet pas de les respecter. Elle attend donc la révision (en cours) de cette IGP. Quant à Desclaux, je suppose que la source d’approvisionnement en Argentine de sa matière première, est à l'origine de sa position. 

Pour plus de précisions sur l'IGP, cliquer ici.

Nous avons fait l'acquisition dans chacun de ces deux magasins, de verre d'Anchois à l'huile ainsi que de soupe de poissons. Chez Roque, les filets (6 € 30 les 150 g) sont à l'huile de tournesol, et chez Desclaux (5 € 90 les 160 g), ils sont à l'huile végétale ... Mystère donc chez ce dernier qui pourtant sur son site les présente comme "allongés à l'huile de tournesol" !

La dégustation des filets d'anchois s'est faite le 13 mai 2019 au soir par notre petit groupe de 4 gastronomadesLes anchois de chez Roque sont plus petits et plus difficiles à extraire de leur verre. Ceux de Desclaux sont beaucoup plus gros et se détachent bien de leur contenant. A l'unanimité, nous avons trouvé ceux de chez Roque Roque, certes bon, mais trop salés. Par contre, les Anchois de chez Desclaux sont salés juste ce qu'il faut et bien tendres. Ce sont nos préférés.

Pour les soupes de poissons, la dégustation s'est déroulée sur 2 soirs. Le premier nous permet de tester celle de chez Roque. Sa composition met l'eau comme premier ingrédient suivi par les poissons à concurrence de 25 %. Elle est très goûteuse mais avec trop d'épaississant (gomme de xanthane), ce qui lui donne une structure gélatineuse. Le second soir, c'est au tour de celle de Desclaux. Les poissons arrivent en tête de sa composition avec 52 %, suivis par l'eau. Elle est étonnamment un peu moins goûteuse mais par contre elle est plus fluide et donc plus agréable en bouche. Là encore, c'est le produit Desclaux que nous avons préféré, d'une courte tête.

Maison Roque

Responsable : Malou ROQUE-SALGUERO

2 rue Berthelot 

66190 COLLIOURE

Tél. : 04 68 82 04 99

Email : contact@anchois-roque.fr

Site web : www.anchois-roque.com

 

Les coordonnées des quatre autres magasins sont disponibles en cliquant sur ce lien

Maison Desclaux

Responsable : François DESCLAUX

Carrefour du Christ

66190 COLLIOURE

Tél. : 04 68 82 05 25

Site web : www.anchoisdesclaux.com

Ouvert 7/7 de 9 h 00 à 19 h 00

 

Autres magasins, cliquez ici


La Table d'à Côté a la cote et c'est mérité !

Christophe Hay a longuement cherché plusieurs locaux pour s'installer sur Orléans ou à proximité. Finalement, c'est à Ardon qu'il a trouvé son bonheur dans un bâtiment hébergeant les salles de réunion d'un hôtel tout proche. Le 19 juin 2018après deux mois de travaux, La Table d'à Côté ouvrait ses portes dévoilant une décoration soignée et signée par l'architecte et designer d'intérieur Caroline Tissier, qui a également conçu celles des 3 autres établissements de Montlivault.

Côté cuisine, Christophe Hay a confié les fourneaux du troisième volet de son tryptique gourmand à son second Aurélien Largeau. Ce cuisinier de 27 ans dispose d'un solide cursus, avec notamment un passage à l'Hôtel du Palais de Biarritz sous la coupe de Jean-Marie Gautier, Compagnon du Tour de France et MOF 1991, où il a développé et peaufiné sa maîtrise saucière. Ensuite il remonte à La Rochelle chez le double étoilé Christopher Coutanceau puis passe 4 ans à l'île de Ré au Richelieu avant de se poser en 2016 à La Maison d'à Côté à Montlivault.

Et le 21 janvier 2019, le verdict tombe : La Table d'à Côté, après seulement 7 mois d'activités, décroche l'étoile Michelin quand la "maison mère" du Loir-et-Cher double son capital ! Désormais, Emmanuelle Hay pourra dire, sans craindre mes acides remarques, que son mari Christophe est le chef le plus étoilé de la région Centre !

Après avoir fait escale au début de l'année 2019 à Côté Bistro puis à La Maison d'à Côté, il ne nous restait plus, pour boucler la boucle, qu'à tenter l'aventure à La Table d'à Côté, surtout qu'à son menu "Les blancs bouleaux" était inscrite de la lamproie de Loire !

La façade du restaurant est discrète, tellement que je suis passé devant sans la voir (mon GPS le R-Link 2 la situait un peu plus loin). La découverte  de la salle et de sa décoration est une surprise, et une agréable surprise. L'atmosphère est sobre et distinguée, mais sans aucune esbroufe. On retrouve tout à fait l'état d'esprit qui préside à la maison mère de Montlivault. Ce n'est pas étonnant puisque c'est Caroline Tissier qui s'en est occupée. Les tables des deux salles situées sur la gauche rappellent d'ailleurs ce lien de parenté ... elles en proviennent. Faute d'une "table du chef" en immersion directe avec la cuisine, on nous a réservé une table toute proche. Ce sont les mêmes tables que celles de l'Allium à Quimper, faites de bois et de métal. Elles sont très stables, ne "branlent" pas et on ne risque pas de les déplacer en se levant, avec tout ce que cela peut entraîner pour tout qui se trouve dessus.

La carte proposée ce 2 mai 2019 est toute nouvelle et la lamproie y a disparu ! Heureusement, j'avais pris mes précautions et Aurélien Largeau m'en avait réservé une part. Ce seront donc les propositions du menu "Les blancs bouleaux" (adapté !) en 5 services avec accord mets et vins pour 92 € 00 qui vont stimuler nos papilles.

Aurélien Largeau nous offrant l'apéritif, nous optons comme souvent dans ce cas, pour une coupe de Champagne rosé. Il provient de la maison Collet et est composé, selon les infos transmises par leur chef de produit Eléna Leroy, de 40% de Chardonnay, de 50% de Pinot Noir et de 10% de Pinot Meunier. Il est bien fruité mais se révèle beaucoup trop dosé pour un Champagne d'apéritif. Si j'avais été plus attentif, j'aurais dû remarquer la mention "dry" sur son étiquette, autrement dit "sec" en français. Ceci implique un dosage entre 17 et 32 g ! Et ce Rosé bénéficie effectivement d'un dosage à 26 g/l. Je dois avouer que je ne comprends pas qu'en 2019 une maison de Champagne aussi réputée mette un tel produit sur le marché, sauf à vouloir masquer des défauts de maturité de ses raisins par l'ajout de sucre. Mauvaise pioche Sébastien pour avoir sélectionné ce breuvage en apéritif ! Un vrai Champagne rosé brut, de macération ou de saignée de surcroît, serait le bienvenu.

Pour lui tenir compagnie, un premier amuse-bouche, un traditionnel de la "maison Hay", avec des Petites brioches parfumées à la fleur de sureau. Le côté doucereux de cette préparation s’accommode bien du dosage de ces bulles. Trois autres arrivent avec pour commencer, une parfaite Mouclade à la Charentaise, suivi d'un excellent et fondant Baba (plutôt un savarin) parfumé au céleri et conclu par une fine et délicate Tartelette de lieu jaune et crémeux au fenouil.

Le pain qui va nous accompagner tout au long de ce déjeuner est élaboré avec une farine traditionnelle. Il est pétri par la boulangerie "Le four à bois" de Franck Collas à Beaugency. Très bien cuit, il s'est avéré savoureux, certes avec le Beurre à la tanaisie, mais surtout avec toutes les sauces qui ont ponctué notre repas. Désormais, nous sommes  fin prêt pour affronter la suite !

Cette première entrée met en avant de l'alose, un poisson migrateur qu'on trouve notamment dans la Loire entre avril et juin, où il remonte ce fleuve sauvage pour pondre. Un conseil, oubliez le débile conseil de vouloir faire fondre ses arêtes avec de l'oseille. J'ai essayé à plusieurs reprises quand je suis arrivé à Blois à la fin des années 70 et ça ne marche pas ! D'ailleurs, Aurélien Largeau me l'a confirmé et expliqué pendant qu'il menait sa cuisson à l'unilatéral, ce clupeidae nécessite une technique toute particulière pour le désarêter. Son légume d'équipage fait appel à de l'artichaut poivrade cultivé et récolté dans le potager de Montlivault, ainsi que des segments d'orange pelés à vif. La dégustation de cette préparation fluviale se révèle des plus succulente d'autant que la sauce barigoule versée en appoint est une véritable tuerie ! Le vin choisi par la sommelière Mathilde Fesneau, qui d'habitude officie à Côté Bistro, est un Rully 1er cru "Grésigny" 2017 de chez Jacqueson (à ne pas confondre avec la maison Jacquesson en Champagne) dont la finesse et la minéralité s'accordent bien avec cette préparation. 

A peine le temps de disserter sur ce premier opus qu'il nous faut déjà accueillir la seconde entrée, une Noix de joue de cochon "Roi rose" braisée, chartreuse de légumes (pomme, carotte et navet), vinaigrette au cidre de Mézières-les-Cléry. La taille et la présentation des légumes est finement bien exécutée et agencée. Elles participent grandement aux plaisirs gustatifs de sa dégustation. Une opportune note de croquant est apportée par de l'épeautre soufflé et des graines de moutarde de l'orléanais. Si l'acidité communiquée par le confit d'échalote et la vinaigrette au cidre est bien présente dans cette préparation, elle est par contre beaucoup mieux maîtrisée que celle de la Friture de maquereau inspirée de Venise servie chez Michel Troisgros le 8 septembre 2013. Pour le vin, si le cochon appelle traditionnellement un vin rouge, la présence de la vinaigrette risquait d'exacerber ses tanins. Mathilde a donc fait le choix pour la contrecarrer d'un vin blanc 100 % sauvignon, un Touraine "Lizzy" 2017, "le" vin de maison Hay. Pari réussi.

Le plat qui suit n'était pas prévu au programme. C'est un "cadeau" d'Aurélien Largeau et je l'en remercie ici très chaleureusement. Il apprête un Homard de casier fumé aux pommes de pins présenté dans une sorte de bol cylindrique muni d'un couvercle, en 2 étapes. On commence par la pince accompagnée d'une moutarde au corail de homard et une betterave cuite au sel (légèrement terreuse). On poursuit en soulevant le couvercle pour découvrir un tronçon de homard, une bisque de homard relevée au Cognac, et de la betterave et des œufs de homard en aigre-doux. Nous ne sommes pas loin de l'orgasme hédoniste ! L'ensemble est effectivement jouissif grâce notamment à une merveilleuse bisque de homard que le pain de Franck Collas va une fois de plus contribuer à ne pas en perdre une goutte. Cela faisait un bail que je n'avais pas dégusté des vins de Damien Delecheneau, devenus hors budget pour moi. Son Montlouis-sur-Loire 2017 est bien sec, fin, racé et minéral, et se conjugue très bien avec le homard et sa bisque.

Je l'attendais avec impatience et elle est arrivée cette "Lamproie*" tant convoitée et désirée. Elle est présentée par le second de cuisine Gautier Blandin, breton d'origine, ayant notamment engrangé son savoir-faire professionnel au lycée hôtelier de Dinard et passé par plusieurs maisons étoilées, dont celle d'Alexandre Couillon. Cette lamproie est apprêtée à la royale avec carotte, céleri et navet, champignon tourné (celui qui devrait à tout prix escorter la Carpe à la Chambord de Christophe Hay), biscuit soufflé et fumet de lamproie au vin rouge de l'orléanais. Sa préparation n'est pas simple et nécessite beaucoup de temps à lui consacrer pour sa cuisson (plus de 10 heures !). Cette version d'Aurélien Largeau est différente de celle que distille Jean Cousseau à Magescq mais elle ne manque aucunement d'intérêts. L'ensemble est particulièrement savoureux et le plaisir de sa dégustation a largement été au rendez-vous, même si j'aurais souhaité une portion de sa chair un tout petit peu plus conséquente. Le vin choisi par Mathilde est un Hautes Côtes de Nuit rouge 2016. Impeccable !

Mon épouse n'aimant pas la lamproie, l'ouverture la veille de la pêche aux carnassiers tombait bien avec la présence au menu d'un Sandre de Loire en vapeur de sous-bois (je vous invite à suivre son exécution en cliquant ici), auquel se joignent des petits pois du jardin de Montlivault, du sarrasin torréfié, une huile de thym/citron et un fumet de sandre aux arêtes torréfiées et au vin de pissenlit ! La chair du poisson est bien blanche et ferme, avec en bouche un subtil parfum boisé. Cette saveur particulière n'a pas séduit mon épouse (elle l'aurait préféré nature), mais comme le fumet était mirifique, elle s'est faite une raison ! Il y a un énorme et joli travail créatif dans la conception de ce plat, notamment avec cette écorce de chêne qui sert d'étuve. Mais c'est vrai qu'il ne sera pas forcément courtisé par tout le monde. Pascale s'est vue servir sur ce sandre un VDF Sauvignon 2016 de Noëlla Morantin (Encore une vigneronne qui fait en zone d'appellation Touraine un VDF Sauvignon, certainement pour échapper aux contraintes de production de l'AOC mais surtout aux cotisations. Et ça m'énerve !)

 

* La lamproie est une sorte d'hybride de poisson et d'anguille, un vertébré qui n'a pas de colonne vertébrale osseuse, pas de mâchoires, pas d'écailles, pas de nageoires latérales. Par contre, elle possède une bouche circulaire garnie de dents qui fonctionne comme une ventouse qui lui permet de se fixer sur un poisson support (saumon, morue, alose ...) dont il suce le sang et la chair. Elle s'accouple en mai/juin dans un "nid" qu'elle installe dans un banc de graviers peu profond. Après cet acte reproducteur, elle meurt. Ses œufs vont éclore environ 5 jours après. Les larves s'enfouissent alors dans les sédiments et il leur faudra attendre l'été de la cinquième année pour qu''elles se transforment en petites lamproies. Celles-ci se laisseront porter par les cours d'eau pour atteindre  en automne/hiver de la même année la mer. Après 2 années passées dans l'océan à grossir, la lamproie revient vers l'estuaire du fleuve qui l'a vu naître à partir de décembre, histoire de boucler son cycle de vie et de trépas.

La Table d'à Côté

Propriétaire : Christophe HAY - Chef : Aurélien LARGEAU - Second : Gautier BLANDIN

Pâtissier : Bastien AMIARD - Sommelier : Mathilde FESNEAU puis Etienne RUET

Responsable de salle : Jean-Charles RILLARDON

200 allée des 4 Vents

45160 ARDON

Tél. : 02 38 61 48 07

Email : contact@latabledacote.fr

Site web : www.latabledacote.fr

Cette photo est un hommage à mes parents et grands-parents dont la triple activité commerciale de "coiffeur-bar-restaurant" constituait un univers de convivialité inégalable et inégalé.

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